Du balai !
8 juillet, 2022C’est l’histoire d’un Anglais qui vendait des balais. Anna, l’ignoble sorcière bien connue dans le milieu des balais, toqua à sa porte…. Ou plutôt l’appela au téléphone.
— Holà, messire britannique, mon balai se fait bien vieux. J’aimerais acheter un balai connecté comme celui de ma jeune consœur Charlotte qui sévit dans le Lot.
L’Anglais fut très embarrassé de cette requête. Depuis le Brexit, il existait en effet des taxes sur les balais de sorcières et Anna l’ignoble sorcière n’entendait pas la payer.
— Holà, messire de l’outre-manche, vos balais me semblent coûter la peau du dos (Notons l’élégance du discours !). S’il en est ainsi, messire de la vieille Albion, je vais me tourner vers les balais malais.
L’Anglais en appela à la conscience universelle d’Anna, l’ignoble sorcière :
— Ecoute, ignoble sorcière, ne sais-tu pas qu’en Malaisie, les balais sont fabriqués par des petites mains de 7 ou 8 ans pour un salaire de misère ?
La sorcière, figée dans son ignominie, se fichait des conditions de travail chez les fabricants de balais malais. Il est bien connu que chez les sorcières, c’est l’idéologie de l’économie libérale qui domine. C’est la loi du plus fort, donc du prix le plus bas, qui doit l’emporter. Anna était donc prête à se transporter en Malaisie sur son vieux balai pour procéder à l’échange de véhicules.
Mais l’Anglais perfide avait encore un argument :
— Holà, ignoble sorcière ! As-tu lu les journaux ? Une de tes consœurs vient de se crasher en Méditerranée : elle planait sur un balai malais. On n’a pas encore retrouvé la boite noire.
En effet, se dit in petto l’ignoble sorcière qui avait lu les journaux, les balais malais sont peut-être de piètre qualité. Attendons le rapport du bureau international des accidents de balais, ce sera plus sûr.
Moralité : il conviendrait que l’Organisation Mondiale du Commerce adopte des normes pour la fabrication des balais de sorcières.





