Archive pour la catégorie 'Non classé'

C’est tout faux !

7 octobre, 2019

Ce faussaire

Avec une voix de fausset

Est un faux-cul.

Il m’a fauché

Mon fauteuil

Dans la faune

Des faubourgs.

C’est un fauve.

Un vrai faucon.

Coquin de sort !

21 septembre, 2019

Le sponsor

Sort

Avec le prince consort

Au teint saur.

Ce sont des casseurs

Agresseurs

De ma sœur

Et de son masseur.

Triste sort !

Remerciements

12 septembre, 2019

« Je vous remercie. »

« Encore ? Mais je ne vous ai rien fait ! »

« Je remercie souvent pour être sûr d’avoir remercié. On ne sait jamais : vous auriez pu prendre mes premiers remerciements pour de la simple politesse. »

« Si je comprends bien, vous faites des tournées de remerciements. »

« Oui, tous les huit jours. Je remercie Dieu, la nature, les hommes, les animaux. »

« Et pourquoi plusieurs fois ? »

« Parce qu’une fois que j’ai remercié le Monde de son indulgence à mon égard, je ne sais plus quoi faire pour prouver ma reconnaissance. L’Humanité aurait très bien pu ne pas m’admettre en son sein ! »

« Vous pourriez arrêter de remercier. Une fois, ça fait déjà bizarre, mais tous les huit jours, je trouve ça inquiétant ! »

« Pour que les gens croient que je suis fâché ? Merci bien. Je ne veux pas passer pour un prétentieux. »

« Bon alors, juste moi … si vous pouviez éviter de me remercier toutes les semaines. »

« Vous êtes fâché ? »

« C’est-à-dire que c’est assez énervant. »

« D’accord, je vais vous remercier tous les mois. »

« Par mail si possible. »

« Euh… ce n’est guère chaleureux. J’aime bien remercier en serrant la main. C’est plus convivial. »

« Mais moi, je me contenterai d’un remerciement virtuel. »

« Bon, alors j’agrémenterai mon mail d’une belle musique. »

« Vous comptez remercier tous les habitants du quartier ? Je vous signale qu’ils n’en peuvent plus. »

« Ils sont tellement sympathiques avec moi. Vous avez vu… Ils me disent bonjour tous les matins. »

« C’est une coutume de notre peuple. On se salue poliment, lorsqu’on se croise, même si on ne se connait pas trop. »

« Nous sommes une très belle civilisation. »

« Pour ce qui me concerne, le plus simple ce serait que vous communiquiez vos horaires, j’éviterai de sortir. »

Les choses

8 septembre, 2019

« Je suis la serpillière, l’objet le plus sale et le plus déconsidéré de la maison, alors que je suis une vraie nécessité ». Ainsi, s’exprime la serpillière.

Le porte-manteau lui répond qu’il est navré, mais que dans toutes les sociétés, il faut des êtres dérisoires, dont on pourrait aisément se passer contrairement à lui. Que serait une maison où les vêtements ne pourraient se suspendre et traineraient partout, épars et malheureux ?

Le bac à linge sale affirme qu’il est aux cotés de la serpillière puisqu’il se charge de recueillir les vêtements usagés des gens de la maison. Lui aussi a une mission qui n’est pas respectée à sa juste mesure.

Dans le salon, les choses se prélassent. Quand on parle de la serpillière au fauteuil de monsieur. Il se gausse : « La quoi ? », dit-il avec l’air autosatisfait des choses qui tiennent tête au maître, lequel s’effondre tous les soirs dans son siège préféré avec un grand soupir de soulagement heureux.

Le lampadaire renchérit. Il n’exerce pas de tâches rebutantes, lui non plus. Au contraire, il apporte de la clarté aux problèmes des habitants de la maison. Ce n’est pas de la serpillière, ou du bac à linge que va naître la lumière !

Dans la chambre, la commode – celle dont le tiroir du haut est coincé – sort de son silence. Ce n’est pas très facile d’avoir à trier les sous-vêtements et les chaussettes de monsieur d’autant plus que ce dernier mélange tout. La commode voudrait donc qu’on ait un peu plus d’attention pour son travail.

Dans la cuisine, le four ouvre sa grande gueule. Il aimerait qu’on admette que c’est lui qui nourrit la collectivité. Sur le plan technologique, la sophistication de son système de cuisson, surpasse nettement le pauvre fonctionnement de la commode de la chambre.

Et le pommeau de la douche, alors ! On imagine mal tout ce que voit défiler un pommeau de salle de bains qui fait bien son boulot. Ce n’est pas toujours une partie de plaisir d’arroser copieusement des nudités dont l’harmonie des formes prête à discussion.

L’ordinateur se récrie. C’est lui qui est l’objet le plus utile de la maison. Il représente une ouverture sur le monde. Il connecte monsieur et madame à leur banque. Grâce à lui, ils peuvent commander le gigot du dimanche chez monsieur Bouricot, le boucher du quartier. Et, cerise sur le gâteau, il permet aux enfants de faire leurs devoirs sans se fatiguer.

Les volets roulants ne disent rien pour la bonne raison qu’ils sont encore détraqués et qu’on attend le réparateur.

Dans le ton

10 août, 2019

A Menton

Tonton

Gaston

Pêche le thon

Avec son rejeton

Qui a des boutons

Au menton

Et des bâtons

Pour les bastons.

Pas d’erreurs !

21 juillet, 2019

« Je fais des erreurs »

« Mais mon pauvre, on en fait tous ! »

« Oui, mais moi, je ne peux pas m’empêcher de les reconnaître. »

« Comment ? Reconnaitre vos erreurs ? Vous êtes fou ! Vous tenez à foutre en l’air votre carrière ! »

« Comment faut-il faire alors ? »

« Ecoutez-moi : vous ne faites jamais d’erreurs. S’il y en a une rejetez-en la responsabilité sur les autres. Ou alors sur l’informatique qui ne marche jamais. Mais n’acceptez jamais d’avoir fait une erreur ! »

« Mais je mens ! »

« Et alors ? Le mensonge peut être bénéfique. S’il y a eu une erreur dans votre service, vous pouvez aussi accuser le manque de moyens dont vous souffrez cruellement et dont vos patrons ne se rendent pas compte. »

« Les autres aussi font des erreurs ! »

« Oui et n’hésitez pas à les faire remarquer. Si vous pouviez corriger leurs erreurs se seraient encore mieux ! Votre position auprès de la direction en sortirait renforcée. »

« Et si je ne peux pas mettre mon erreur sur le dos des autres ? »

« Dans ce cas, reconnaissez-là en prenant un ait humble, ça vous donnera un coté humain. Après tout, nous ne sommes pas des machines, en général les patrons aiment faire valoir leur humanisme. »

« Vous êtes un vieux cynique. »

« Non, le cynisme serait une faute morale. Mettez-vous dans la tête que vous êtes du coté du BIEN. Le Mal, c’est les autres. »

« Mais le mensonge, c’est mal ! »

« Non, le mensonge est une compétence technique. C’est de l’ordre du savoir-faire professionnel. »

« Donc, je peux mentir à Josiane, ma compagne. »

« Pas du tout. Dans le ménage, on ne se ment pas. A la rigueur, on peut se livrer à une interprétation de la réalité. »

Encore lui !

15 juillet, 2019

blog2

Le pas laid au palais joue au palet

26 juin, 2019

Il n’est pas laid

Quand il joue au palet.

Il fait ce qui lui plaît,

Dans son palais.

La nuit, il est sous son plaid.

Un valet

Ferme ses volets

Violets.

C’est complet !

Il s’y complait !

L’histoire de la bergère du Pô

21 juin, 2019

Le long du Pô,

Le repos.

Des troupeaux

Dont la bergère joue du pipeau.

Sous ses oripeaux

Nue est sa peau.

Si elle est dispo

Pour écouter mes propos

J’aurai du pot.

Petite publicité pour l’auteur

18 juin, 2019

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