Archive pour la catégorie 'Non classé'

Le coin de l’arboriculteur

2 octobre, 2022

C’est l’histoire d’un coing qui discutait avec une mirabelle.

— Vous êtes bien belle mirabelle, dit le coing.

— Et vous, pourquoi restez-vous toujours dans votre coin, coing ? Répondit la mirabelle.

Le coing se trouvait bien entre ami coings. Ils étaient tous de bonnes pâtes. La mirabelle s’ennuyait un peu au milieu de ses congénères.

— Vous avez vu, dit-elle, nous sommes de la même couleur. D’un jaune très appétissant.

— Absolument, dit le coing. Nous aussi pour point commun de faire d’excellentes confitures. Ceci dit, ajouta-t-il, je me demande ce que vous faites ici. Je vous rappelle qu’une mirabelle ne pousse pas sur un cognassier. Est-ce que je vais m’accrocher sur un prunier, moi.

La mirabelle convint qu’elle s’était un peu aventurée :

— Mais tout de même, si les arbres fruitiers échangeaient davantage entre eux, ce serait plus sympa, dit-elle.

—Euh… je n’ai pas trop envie d’être pris pour une poire, répondit le coin, avec un solide sens de la répartie.

— C’est dommage, trouver plein de cerises sur un prunier, ce serait une belle surprise. Vous ne croyez pas, coing ?

— Remarquez que s’il y a beaucoup de cerises sur un prunier, il y a un moment où l’on peut parler de cerisiers.

— Vous manquez de poésie, dit la prune.

Concluons que l’idée de la mirabelle n’était pas mure. Ne nous étonnons pas que des arbres différents donnent des fruits qui peinent à se mélanger.

Joe, le cannibale végétarien

27 septembre, 2022

C’est l’histoire de Joe, le cannibale végétarien. Joe se nourrissait seulement de fruits et légumes, ce qui n’était pas sans lui poser de problèmes au sein d’une tribu de cannibales.

Le père de Joe l’avait traîné plusieurs fois chez le médecin des cannibales, mais Joe n’en démordait pas (si nous pouvons utiliser ce verbe dans une histoire nutritionnelle).

Compte-tenu de son régime alimentaire, Joe était en pleine forme et vivait depuis très longtemps. Ses camarades de jeu étaient constamment malades. Le médecin des cannibales prétendait que c’était normal : un bon cannibale doit être atteint de toutes sortes de pathologies. Nous nous demandons avec compassion quelle est la faculté qui lui a délivré son diplôme.

Bref, passons … Bientôt les cannibales malades périrent comme des mouches, y compris le médecin douteux. Joe resta le seul cannibale végétarien. Un tel cas intéressa fortement la communauté scientifique. Les chaines de télé débarquèrent en force pour examiner sa situation.

Invité, à la tribune des Nations-Unies, Joe dit qu’il suffisait de donner des fruits et légumes aux cannibales pour qu’ils ne mangent plus personne. Les chefs d’Etat lui répondirent :

— Ah oui, c’est vrai ! On n’y avait pas pensé.

Puis, ils rentrèrent chez eux.

L’origine d’un décret

25 septembre, 2022

Le Chaperon rouge a porté plainte contre le loup. Elle n’a plus de nouvelles de sa grand-mère depuis un mois. Elle s’est rendue chez elle, au milieu des bois, mais elle a dû fuir les avances empressées du loup qui a déjà trois condamnations à son passif pour agression sexiste, voire sexuelle.

Devant le policier de service, le Chaperon dit qu’il ne faut pas exclure le pire : il est possible que sa grand-mère ait été dévorée par le loup. Le fonctionnaire dit qu’il comprend : ça fait longtemps qu’il a demandé qu’on ne remette pas les loups en liberté pour repeupler le troupeau. Mais actuellement, les écologistes ont toujours raison.

Le Chaperon apprend que plusieurs jeunes filles n‘ont plus de nouvelles de leurs mamies qui vivaient dans les bois. Soit-dit en passant, on demande pourquoi les grand-mères se regroupent dans les bois. Y aurait-il une conjuration de anciens qui se prépare à l’ombre des chênes et des sapins ?

Bref, le Chaperon rouge crée un collectif de chaperons appelé : « où sont nos grand-mères ?». Elles organisent un énorme tapage médiatique pour mettre en cause les pratiques du loup. Celui-ci, invité au journal télévisé de 20 heures, s’indigne : son honneur est foulé aux pieds.

— Mais enfin, loup, dit la présentatrice interloquée, qu’avez-vous fait des grand-mères ?

Le loup ne l’entend pas de cette oreille, il tente une habile diversion :

— Ha ! Ha ! Je m’en doutais, madame Voiture ! Les Français sont témoins :  vous êtes du côté du grand patronat !

Peine perdue : les téléspectateurs ont parfaitement compris que le loup mange les grands-mères et agresse les Chaperons.

C’est depuis cet interviews qu’un décret royal est sorti pour interdire aux grands-mères de bâtir leur maison dans les bois, aux Chaperons d’aller leur porter leurs commissions et au loup de manger ou d’agresser sexuellement les dits-Chaperons.

Pierre et la cartomancienne

23 septembre, 2022

C’est l’histoire de Pierre qui cherchait son âme sœur. Peu de femmes l’intéressaient et il s’intéressait à peu de femmes. Très déçu par ses rencontres, il s’adressa à Charlotte, une vieille harpie qui jouait de la harpe dans sa roulotte. Ses copains avaient recommandé ses services à Pierre, mais la vérité nous oblige à dire qu’ils avaient l’air de rire sous cape.

Charlotte était une ancienne cartomancienne qui n’avait eu aucun succès dans son métier puisque toutes ses prémonitions ne s’étaient pas réalisées. Avec sagesse, Charlotte s’était retirée du circuit. Pour Pierre, qu’elle trouva charmant, elle accepta de remettre son ouvrage sur le métier et ses cartes sur la table.

Charlotte aimait bien la silhouette de Pierre. Ses longs cheveux dans le dos, sa barbe qui débaroulait sur sa poitrine avantageuse, ses oncles crasseux et ses manières d’un homme sans manière.

De son côté Pierre n’était pas insensible au doigts crochus, au long nez, aux bosses dans le dos de Charlotte.

Lorsque la vieille tira les cartes devant Pierre, son visage s’illumina. C’était sûr : Pierre allait tomber amoureux d’une vieille cartomancienne qui mâchouillait du cachou toute la journée !

— Ça alors ! s’exclama Charlotte, je suis justement une vieille cartomancienne qui adore les cachous.

Pierre fut pris un peu de court. Il faut dire qu’il ne trouvait pas la vieille Charlotte à son goût. Il dit qu’il aurait préféré être repéré par la belle Anabelle qui était jeune et fraîche.  Charlotte, un peu contrariée tout de même, lui fit savoir qu’elle allait tirer les cartes pour la belle en question.

Patatras ! Dans les cartes tirées, apparut le Dragon. Celui qui réduisait en miettes ceux qui s’approchait de la belle Isabelle. Quel manque de chance pour Pierre qui blêmit lorsque Charlotte se mit à l’observer d’un air libidineux.

—Qui c’est qui va tomber dans les bras de la vieille Charlotte ? S’exclama-t-elle sur un ton que nous préférons ne pas qualifier.

La fin de cette histoire s’est perdue dans les méandres du Temps. Que s’est-il passé ensuite ? pierre s’est-il enfui en hurlant son désarroi ? La vieille s’est-elle jetée sur lui avec une érotique voracité ? Les copains de Pierre sont-ils sorti de la coulisse en rigolant comme des tordus ?

A chacun sa vérité !

 

 

Le changement, ce n’est pas maintenant.

21 septembre, 2022

C’est l’histoire de Charlot qui était matelot. Malheureusement Charlot vivait à Chamonix où la mer n’était pas. C’est aussi le triste destin de Lucile qui était guide de haute montagne à Palavas-les-Flots où n’existait aucun pic le long duquel elle aurait pu guider un client.

Harry de Paris qui aimait la province convoqua Charlot et Lucile :

— Holà, citoyens ! dit-il d’une manière un peu brusque. N’auriez-vous pas intérêt à échanger vos domiciles de manière à disposer d’un outil de travail à votre porte ?

Les deux intéressés restèrent coi car ils n’avaient pas pensé à cette solution. Mais Charlot n’était pas favorable à abandonner tous ses amis chamoniards. Quant à Lucile, l’idée de laisser ses commères de Palavas-les-Flots la traumatisait.

— Holà, citoyen Harry, toi qui as des amis proches du roi, ne pourrais-tu pas amener les flots de la mer à Chamonix, dit Charlot.

—Et les pics montagneux jusqu’à Palavas-les-Flots ? renchérit Lucile.

Charlot dont le métier était d’étudier la Constitution convint que le Texte Suprême interdisait de diviser le pays, mais absolument pas d’intervertir les places de la mer et de la montagne.

Informé, le Roi opina. Il fit remarquer qu’il avait depuis longtemps proposé d’amener la Méditerranée aux portes de Paris ce qui aurait l’avantage d’éviter les bouchons au moment des départs en vacances.

Un grand charivari s’en suivit dans le pays. Tout changea de place. Les Bretons héritèrent des Pyrénées, les Alsaciens se baignèrent dans l’Atlantique et les Normands se promenèrent au sommet du Puy-de-Dôme. Mais ces dispositions ne contentèrent personne. On changea donc encore une fois. Les Basques héritèrent des plaines du Nord, les Savoyards se retrouvèrent au pied du Mont-Saint-Michel et les Toulonnais durent apprendre le Biniou dans le Finistère.

Allez donc organiser le Tour de France dans ces conditions ! Quand le Roi se déplaçait en province, il ne savait plus qui il visitait. Il pestait contre ces vieux Gaulois, peu disciplinés, qui changeaient tout le temps de place et quand ce n’étaient pas eux qui bougeaient, c’étaient leurs environnements qui se mouvaient.

Moralité : quand on y réfléchit bien, le progrès ne consiste pas toujours à tout changer ! Se dit le Roi en prenant un bain de mer à Clermont-Ferrand.

Le guéridon de Victor

18 septembre, 2022

C’est l’histoire de Victor qui possédait un guéridon, dis donc ! Le petit meuble aimait beaucoup voyager. Lorsque Victor le plaçait dans le salon, il le retrouvait sous la véranda. S’il le disposait dans la salle à manger, hop ! Le petit meuble malicieux se réfugiait dans la chambre.

Victor s’impatientait :

— Dis donc, guéridon ! Un meuble ne peut pas se déplacer tout seul !

Le guéridon rit. Il était atteint de la maladie de la bougeotte des meubles, et il n’en était pas encore guéri, le guéridon.

Victor soupçonna cette pathologie et s’en alla quérir le docteur Mouchalet. Le praticien se gratta le front. Il déclara ensuite que la plaisanterie était certes amusante, mais qu’il n’avait rencontré aucun cas, dans les annales de la médecine, d’une possible maladie de guéridon.

Victor se tourna vers le vétérinaire Hyppolite Delavache qui répondit ne pas savoir soigner les meubles.

— Ah ! La vache, ce Delavache ! Se dit Victor.

Le vendeur de meubles Touconfor fut également sollicité. Non, il ne vendait pas de guéridons qui se déplacent tout seul. En conséquence son service après-vente ne savait pas réparer un guéridon atteint de bougeotte. Il accepta néanmoins d’interroger son siège à la capitale, lequel pria le concessionnaire d’arrêter la boisson et la fumette.

Victor ne pouvait se résoudre à être suivi par son guéridon dans toute la maison. La situation s’aggrava lorsque le guéridon inaugura de sortir seul dans la rue. Le sergent de ville Jean Palluche du ramener le meuble à son propriétaire plusieurs fois, en le sermonnant :

— Victor ! Votre guéridon ne doit pas trainer dans la rue !

Un jour, le guéridon rencontra une desserte qui se déplaçait avec aisance, car elle était montée sur roulettes. Les deux tourtereaux se plurent et s’installèrent chez Victor. Ce dernier s’habitua au va-et-vient des meubles entre le salon et la salle de bains. (On se demande bien ce qu’ils faisaient dans la salle de bains).

Victor rencontra Léonce, la maman de la desserte qui fut tout heureuse de retrouver sa desserte voyageuse. Un mariage fut envisagé, non pas entre Victor et Léonce — ce qui était attendu — mais entre le guéridon et la desserte.

L’abbé Hubert Delamotte fut sollicité pour bénir l’union. Ce dernier, la soutane en bataille, se déplaça. Sa colère éclata lorsqu’il découvrit les deux jeunes mariés. Il déclara qu’on se foutait de lui, puisqu’un meuble ne pouvait pas passer l’alliance au doigt d’un autre meuble !

Charles et le charabia

16 septembre, 2022

C’est l’histoire de Charles qui s’exprimait dans une nouvelle langue qu’il était le seul à parler : le charabia. Evidemment, personne ne le comprenait, donc personne ne parlait avec lui, ce qui l’excluait de toute vie collective. On se moquait même de sa façon de parler.

Heureusement, dans la langue de Charles, les chiffres n’avaient pas été changé. Si bien que lorsqu’il achetait des produits, il en comprenait très bien le prix. Il savait aussi très bien lire son relevé de compte en banque ou le montant de ses impôts. Le problème, c’est qu’il était pauvre car personne ne pouvait l’employer puisque – rappelons-le — il ne parlait que le charabia.

Mais voici qu’arriva au village Rose, une vendeuse des fleurs du même nom. Rose s’indigna de l’exclusion de Charles. Ce n’est pas parce qu’un homme ne parle pas le même langage qu’il doit être mis de côté !  Heureusement, il se trouva qu’elle avait appris au lycée des rudiments de charabia qui lui permirent de parler avec Charles. Elle tint de longues conversations avec ce dernier auxquelles les autres ne comprenaient rien.

Un jour des hordes de barbares chevelus envahirent le village sur leurs chevaux fous. Ils ne parlaient que le charabia entre eux. Ils s’apprêtaient à piller et incendier la commune, quand Rose s’interposa courageusement. Elle fit comprendre aux barbares qu’ils n’avaient pas intérêt à être violents puisque Charles était l’un des leurs, envoyé par un dieu spécialisé en charabia, pour diffuser leur langue et leur culture au sein de la population.

Depuis ce jour, les villageois écoutent ce que dit Charles et prennent soin de lui, pour le cas où d’autres barbares chevelus viendraient à envahir la région.

Yvain, le devin

11 septembre, 2022

C’est l’histoire d’Yvain, le devin. A vrai dire, c’était un devin qui ne devinait pas grand-chose. Il prévoyait la pluie, et le soleil brillait. Il pressentait la chaleur et on grelottait de froid. Même le service de la météorologie nationale était plus précis.

Un jour, Yvain prédit que le baron Lerond allait faire fortune au jeu. Au petit matin suivant, le baron sortit du casino complètement ruiné. En rentrant chez lui à pied, puisqu’il n’avait plus un sou pour prendre un taxi, le baron Lerond croisa Hilaire. Il lui raconta sa mésaventure. Hilaire, hilare, le gourmanda gaiement :

— Il ne faut jamais croire les prédictions d’Yvain, baron.

Le baron jura, mais un peu tard qu’on ne l’y reprendrait plus. Cependant une idée lui vint. Il retourna chez Yvain, le devin, pour l’interroger sur son avenir amoureux. Yvain eut peine à se retenir de rire tant le baron, âgé et moche, n’avait aucune chance auprès des femmes. De manière diplomatique, il fit savoir au baron que son futur sentimental s’annonçait assez terne.

Le lendemain, que croyez-vous qu’il arriva ? Le baron rencontre la belle Hélène qui avait fait fortune en vendant des poires de grande qualité dont on parle encore aujourd’hui.

L’histoire s’arrête là. On souhaite simplement que le baron n’en vienne jamais à risquer au jeu la fortune de la belle Hélène.

Victor, ténor

9 septembre, 2022

C’est l’histoire de Victor, le ténor sonore dont la voix vibrait longuement dans la vallée. Même les coqs des fermiers s’inclinaient devant la puissance et l’harmonie de ses chants. Malheureusement, c’était un manant, un peu vagabond, du genre que les nobles n’aiment pas.

En son château, le noble décréta que Victor, le ténor sonore, n’était pas un artiste digne d’être écouté et qu’il convenait donc qu’il reste muet.

La bergère Bérangère ne l’entendit pas ainsi. Elle aimait écouter les airs du ténor sonore en gardant ses blancs moutons. Parfois, elle-même se distrayait en jouant du pipeau. Devant l’interdiction qui frappa injustement Victor, Bérangère s’indigna et appela le syndicat des troubadours. En guise de vengeance, elle obtint que le château du noble ignoble soit évité par toutes les tournées de ménestrels.

Le noble se déclara fâché. Il n’avait plus de distractions à offrir à la belle Isabelle qu’il courtisait assidûment. Les artistes avaient interdiction de se produire aussi bien sous les fenêtres de celle-ci qu’en concert à la fin des repas de prestige donnés au château.

On devine la fin de cette histoire (enfin, nous l’espérons) : le noble ignoble invita Victor le ténor se produire dans son château au grand contentement de ses convives. Du coup, Victor fut richement entretenu.

Moralité : méfions-nous des nobles ignobles qui ont des prétentions artistiques et également du syndicat des troubadours dont il ne faut pas sous-estimer la puissance.

L’histoire de l’Iroquois Narquois

4 septembre, 2022

Quoi ? C’est l’histoire d’un Iroquois qu’on appellera l’Iroquois Narquois puisqu’il avait coutume de se moquer de ses confrères avec malice. Il jouait de l’accordéon dans la fanfare de sa tribu. Chaque année, les Iroquois affrontaient l’orchestre des Apaches. Le vainqueur de cette bataille avait le droit d’envahir le territoire de l’autre et d’y jouer la musique qui lui plaisait.

Les Iroquois perdaient régulièrement ce combat. Il faut dire que celui-ci était arbitré par les Sioux et les Comanches très amis avec les Apaches. Si bien que les Iroquois étaient réveillés chaque matin par la musique des Apaches qui défilaient dès l’aube entre les teepees des vaincus, au son d’un air sautillant de leur répertoire.

Les Iroquois avait les nerfs. On les comprend : personne d’entre nous n’aimerait être tiré du lit, dès potron-minet, par une musique d’Apache.

Aussi, avant le prochain affrontement, les Iroquois approchèrent les Sioux avec des ruses du même nom. Pour être clair, ils proposèrent des sous aux Sioux pour qu’ils désignent l’orchestre Iroquois comme vainqueur. Les Comanches qui faisaient la manche étaient d’une grande pauvreté. Ils ne furent pas difficiles à convaincre de la même manière.

Mais cette lamentable entreprise de corruption ne servit à rien. L’Iroquois Narquois avait un autre atout dans la manche, bien qu’il vive torse nu comme ses confrères.

Le jour attendu vint enfin. L’Iroquois Narquois avait convaincu ses confrères de sa ruse avant le combat. A la suite d’un mercato d’enfer, il avait acheté la présence d’un orchestre Gallois.

Lorsque les Apaches, les Sioux et les Comanches virent les Gallois défiler en chantant à pleine poitrine « Old Land of my father », ils s’effondrèrent tous en larmes et jurèrent, mais un peu tard, qu’ils n’envahiraient plus jamais le territoire des Iroquois.

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