Les destins du clandestin
C’est l’histoire des destins d’un clandestin. Il arriva chez un tailleur batailleur. Celui-ci était laid comme un balai et violent comme on ne sait quoi. Venu d’ailleurs et un peu railleur, le clandestin se gaussa des costumes du tailleur.
Notre tailleur s’en prit au railleur. En une heure, il lui fit passer un mauvais quart d’heure. Le clandestin penaud alla porter ses quolibets chez la mégère qui gère le restaurant près du torrent.
— Holà, mégère, tu exagères ! Ton auberge sur la berge n’est guère accueillante !
Il ne fallait pas chercher querelle à cette femme un peu maquerelle.
— Holà ! Maudit bandit, passe ton chemin, cria-t-elle. Veux-tu que je te donne un coup de louche, louche individu !
Le clandestin s’enfuit vers d’autres destins. Il arriva chez l’archiduchesse qui était en train d’étendre ses chemises pour les faire sécher.
— Holà, majesté ! S’écria l’homme. Le tailleur et la maquerelle m’ont chassé. Quel manque d’humanité ! En plus le froid arrive ! Ce matin la bise est venue, et je suis bien dépourvu !
L’archiduchesse se trouva émue par le destin du clandestin. Elle rentra dans sa cuisine et resurgit :
— Clandestin, voilà une obole : un bol de riz. Ensuite, tu pourras aller voir le mage qui s’y connait en chômage.
En effet, grâce à sa magie, le mage sage et habile finança le chômage du clandestin.
Moralité : sauvegardons les archiduchesses et les mages.
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