Conjugaisons

28 décembre, 2008

Certains verbes ne se conjuguent pas à tous les temps, ils s’appellent des verbes défectifs. Et le comble c’est que certains verbes (défectifs ou pas, on n’est plus à ça près) ne se conjuguent pas à toutes les personnes. Eux, je ne sais pas comment ils se nomment.

Parmi les défectifs célèbres, il y a « paître ». « Paître »  a perdu son passé simple ou son passé composé. Vous n’avez donc pas à dire que votre mouton a « paissu » ou « a paitu » pour signifier qu’il s’est nourri dans votre pré hier. A la limite, vous devriez pouvoir dire que votre « mouton a pacagé dans le pré hier », à condition de ne rien avoir de plus intéressant à raconter d’une part, et d’avoir un mouton et un pré qui se prête au paturage d’autre part.

Avez-vous bien noter qu’il faut un chapeau sur le « i » de paître ? C’est un reste du « s » que l’on retrouve dans « pastorale ». Peu de gens le savent. Heureusement que je suis là.

Nous pourrions parler du verbe « pleuvoir » qui ne s’emploie qu’à la troisième personne du singulier ou du pluriel. Il vous est formellement interdit de dire « je pleus ». D’ailleurs, on se demande bien comment vous feriez.

 Quant au verbe « seoir », je ne vous raconte pas. Enfin plus tard, si vous insistez…

Tintin

Voyance

28 décembre, 2008

Vous avez perdu un  papier important. Je sais où il est.

Les papiers importants se glissent par ordre de préférence dans l’interstice qui existe entre les deux fauteuils avant de votre voiture, entre les coussins de votre sofa ou alors dans la poche interne de votre veston.

Non pas celui-là ! Celui que vous aviez hier ou alors avant-hier…si vous croyez que je me rappelle, moi ! Pour les dames, il est dans le sac que vous portiez mardi dernier. Il n’y est pas ? Et celui de mercredi ? Et puis si vous ne changiez pas tous les jours de sac, ce serait quand même plus facile !

Tintin

Campagne électorale

27 décembre, 2008

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Les aventures de la marquise

27 décembre, 2008

La marquise s’éveilla tard. Elle fit venir son confesseur qui l’entendit vers midi. Puis après une légère collation, elle s’enferma dans son boudoir pour bouder. Prise d’une forte indisposition, il y avait déjà trois jours qu’elle n’avait pas connu  d’aventures avec un galant.

Vers 17 heures, elle consulta son carnet pour choisir son amant de la nuit. Elle envoya Trissotin, son valet de pied, mander l’heureux élu.

Trissotin, attristé, revint vers 18 heures en disant que le Comte lui avait clairement laissé entendre qu’il avait trouvé nettement mieux pour les prochaines vingt quatre heures. La marquise se laissa atteindre par une profonde langueur, puis pour se défouler entreprit son ménage de printemps.

Tintin

Histoire méchante

26 décembre, 2008

                               Un partage équitable 

Je reconnais que nos premières vacances au Cap d’Agde restent un souvenir inoubliable. Tes longs cheveux au vent. Mon corps musclé. Ton petit deux pièces blanc sur ta peau chaude et bronzée. Nos longues parties de ballon en riant sur la plage. Nous n’avions pas beaucoup d’argent : les saucisses frites du Bar des Plongeurs étaient infectes. Mais tu étais superbe, moi aussi. En mémoire de ces moments, je te laisse le paysage que nous avions acheté pour quelques sous, à un peintre amateur sur la jetée. Si ! Tu sais bien, la maison provençale entourée d’un champ de lavande ! Comment ça, on voit le même partout ?

Après, il a fallu entrer dans ta famille. Non, je ne critique pas ta famille, mais ta mère est éreintante, ton père inexistant, ta sœur m’a dragué effrontément et ton frère me doit de l’argent. J’admets que belle-maman se distingue par sont talent de cuisinière – c’est pas comme toi – et que ses déjeuners du dimanche à midi constituent une grande épopée culinaire. Tu es sûre qu’elle ne veut plus que je revienne à sa table ? Allez ! En mémoire du poulet aux morilles de ta mère, je consens un effort : je te lègue la cocotte-minute. Tu devrais aussi lui demander ses livres de recettes. J’ajoute même le four à micro-ondes! Le vieux. Je garde le neuf, j’en ai une plus grande habitude.

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Les non-voeux de Tintin

26 décembre, 2008

Cette année, je ne souhaiterai la bonne année à personne. Peut-être à moi-même, et encore c’est pas sûr. J’ai tenté l’expérience l’an dernier, ça n’a pas été une réussite.

Durant l’année, j’ai appris que j’avais une jambe plus courte que l’autre de 13 millimètres. J’ai changé de marque de shampoings. Mon cerisier nain n’a rien produit. et pour couronner le tout, j’ai publié mon blog !

Au plan international, la crise va toucher comme d’habitude les plus démunis. C’est-à-dire pas moi, je ne pourrai même pas me plaindre. Les Américains ont élu Obama, on ne pourra même plus se moquer des Américains.

On est mal !

 Tintin

Les aventures de la marquise (par Tintin)

25 décembre, 2008

La marquise après le passage de son personnel aux 35 heures

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Les inutiles

25 décembre, 2008

 

A tous ceux qui ne servent à rien.

A tous ceux qui ne sont pas performants au boulot. A tous ceux qui font semblant de l’être.

Au philosophe qui n’a que des idées. Il ne produit jamais rien de concret. Je vous jure !…

Au puant qui ne prend pas de douche tous les matins. Il fait si froid en sortant de la tiédeur des couvertures !

Au flemmard qui n’a pas envie.

Au fossoyeur qui ne sait faire que des trous et les reboucher

Au géranium sur mon balcon, une vrai potiche !

Au centenaire qui n’a plus qu’à compter ses jours

A ceux qui font des blogs que personne ne lit

A ceux qui font des blagues que personne ne comprend

Aux chats qui regardent par les fenêtres

Aux cancres qui regardent par la fenêtre aussi

A la musique de Mozart qui s’élève dans le fond de l’Eglise et que personne n’écoute

A l’éclipse solaire qu’il ne faut pas regarder pour préserver sa rétine

Aux gazons des pelouses que l’on s’ingénie à faire pousser à coup d’engrais polluant pour mieux les tondre à l’aide d’un engin pétaradant.

Aux jouets de Noël des gosses

A moi!

Tintin

Les aventures de la marquise – Suite – (par Tintin)

24 décembre, 2008

La marquise se trouva fort inopinément dans le chambre de sa Majesté. Sa Majesté se conduisit comme un vrai fripon durant la nuit.

Le lendemain, se penchant sur la marquise, il interrogea d’une voix suave :

- Alors heureuse ?

La marquise pensait au marquis qui s’était embarqué récemment pour les States avec le projet de bouter les anglais hors des dits States. La marquise se dit qu’elle devait faire quelque chose en son honneur. La marquise inventa les Trois J des Galeries Lafayette.

Dialogue constructif

24 décembre, 2008

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