Moi…

14 février, 2009

Mon coté romantique

Ma part de féminité

Mon aspect viril

Mes quelques kilos en trop

Mon regard acéré sur la vie

Mes chaussettes trouées

Ma hauteur de vue

Mon sourire énigmatique

Ma façon de couper les spaghettis en deux

Mon charisme rayonnant….

Il y a une tendance au narcissisme sur ce blog qui commence à m’énerver un peu……..

L’île joyeuse

13 février, 2009

 Il était une île du Pacifique, peu connue des navigateurs, que ses habitants avaient nommée l’île du Paradis. Les mots pour la décrire ne respirent pas l’originalité : entourée de plages de sable blanc, dans un écrin de verdure et de soleil que les caprices de la météorologie ne venaient jamais troubler, ce bout de terre était habité d’un millier de paradisiaks, vêtus de simples pagnes ou paréos, qui vivaient dans un état de  jovialité et de décontraction inconnu des autres sociétés humaines. 

 En effet, la joie et la bonne humeur étaient érigées en règle. C’était même la loi puisque le principe du sourire avait été opportunément inscrit dans la Constitution de l’Etat, votée à l’unanimité de ses habitants. Jean-Baptiste, le seul policier de l’île, qu’on distinguait grâce à ses vêtements d’une ravissante couleur kaki, était chargé de verbaliser tout habitant qui, à une quelconque occasion, venait à manifester un mouvement de courroux en public. Il remplissait sa tâche dans la gaieté et l’allégresse pour ne pas avoir à se sanctionner lui-même. La vie quotidienne se déroulait dans un enchantement permanent. Lorsque les pêcheurs revenaient à terre leurs filets vides, ils éclataient de rire en se disant que les prises seraient d’autant plus riches le lendemain. Les employés étaient positivement ravis de venir au bureau et remerciaient chaleureusement leur chef de service lorsque celui-ci leur permettait exceptionnellement d’effectuer des heures supplémentaires imprévues. Dans la rue, on ne pouvait croiser quelqu’un sans le saluer civilement en montrant un visage avenant et joyeux. 

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L’Homme triste

12 février, 2009

Les premières feuilles de l’automne tombent. L’Homme,  d’un geste auguste, ratisse le gazon de son jardin. Il est triste et nostalgique. C’est désolant un arbre qui perd son fier feuillage !  Il était tout de même bien, en août dernier,  à l’ombre de ses grands chênes.

Voilà que survient l’hiver. L’Homme est encore plus  triste. Il fait froid, le départ du matin se déroule dans l’obscurité, le retour du soir ne vaut pas mieux. L’Homme se dit qu’il est encore plus affligé qu’en automne.

Au printemps, l’ambiance n’est pas au beau fixe. Les dépenses de Noël et du Jour de l’An grèvent les finances : il a fallu organiser deux réveillons pour faire plaisir à tout le monde et s’y ennuyer joyeusement. Il faut payer le premier tiers provisionnel qu’il ne faut pas oublier comme l’an dernier. Il faut organiser les prochaines vacances d’été, se demander où l’on ira en sachant que ce sera le Lavandou comme chaque année. Il va falloir faire réviser la voiture, il y aura surement des frais.  Bref, l’homme est accablé par les intempéries budgétaires.

L’été arrive. La situation s’aggrave. Il fait nettement trop chaud, les climatiseurs sont cassés au bureau. Comme d’habitude, il faut ouvrir les fenêtres et profiter du vacarme de la rue. Le soir dans les embouteillages et les gaz d’échappement, l’Homme au volant dilue sa morosité dans sa mélancolie. Bientôt, il va falloir qu’il aille s’entasser au Lavandou.

C’est dit, l’Homme va inventer une cinquième saison : ce sera la saison d’Encorelui !!!!

 

La C.O.N.C.

10 février, 2009

La Sitelle Torchepot , en compagnie de la Courvite Isabelle, se rend à l’assemblée Générale de la C.O.N.C. (Compagnie des Oiseaux au Nom Curieux).

Il ya là le Goéland Railleur qui se moque de tout le monde, le Bécasseau Variable dont on subit souvent les sautes d’humeur, le Canard Siffleur et son cri qui perce les oreilles de chacun.

Même les étrangers sont venus. Les Inséparables à Tête Rouge ont fait le voyage d’Afrique du Sud, ce couple de petits perroquets ne se sépare jamais. Monsieur est toujours du même avis que Madame qui est aux petits soins pour Monsieur. Le Héron Garde-Bœufs a laissé sa campagne et ses bovins qu’il passe son temps à débarrasser des parasites qui les indisposent.

C’est que l’affaire est grave. Un nouveau venu, le Shubukin de Bristol demande à faire son entrée au sein de la C.O.N.C. On réfléchit, on se concerte, on atermoie, on négocie, on parlemente, on atermoie encore…

Quand soudain arrive la Perruche Ondulée toute essoufflée. Elle va parler, c’est l’un des rares oiseaux à connaître jusqu’à 12 mots de la langue des humains ! Horreur ! La Perruche Ondulée s’est renseignée grâce au dictionnaire. Le Shubukin de Bristol n’est qu’un vulgaire poisson rouge ! La C.O.N.C. doit rester à l’ordre des volatiles! Dehors l’intrus ! Nous l’avons échappé belle !

Des trous, des petits trous, des grands trous…

9 février, 2009

Hiver comme été, entouré de ses quelques moutons, de deux vaches et de son chien, Fernand vivait seul dans sa cabane, en haut du col. Tout près de l’endroit où la route faisait basculer le voyageur d’une vallée à l’autre. Peu de voitures s’aventuraient à si haute altitude où l’air était si vif. Aux beaux jours cependant, quelques citadins aventureux s’arrêtaient pour pique-niquer au bord d’un chemin, mais dès le mois de septembre le silence se refermait. On disait de Fernand qu’il vivait dans un trou perdu. Personne au village n’avait jamais compris pourquoi, mais c’était ainsi et chacun s’y était habitué.

Le soir dans les veillées, certains déclaraient en riant qu’il était né sous le signe zodiacal du Trou. L’opinion la plus répandue était que Fernand avait connu dans sa vie une période particulière pendant laquelle des évènements mystérieux ou extraordinaires l’avaient profondément bouleversé et conduit à s’isoler du monde. Mais personne n’avaient la moindre idée de ce qui avait pu marquer à ce point le vieux berger pendant cet épisode. Les rumeurs les plus fantaisistes étaient colportées à ce sujet.

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Il est encore là!

8 février, 2009

Bloggeur disant qu’il va désormais parler de son actualité littéraire et artistique

            - Bon, bin moi je me tire… je crois que ça va aller comme ça!

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Un voyage désorganisé

8 février, 2009

L’horloge de la salle d’attente des voyageurs était un bijou de l’industrie des années trente, dans le style art déco, dotée d’un cadran où s’ordonnaient des chiffres romains soigneusement calligraphiés. Le seul problème était que les aiguilles avaient disparu comme si le temps s’était absenté de ce lieu où l’aurait pu croire que l’exactitude s’imposait comme une politesse élémentaire due aux nombreux prétendants au départ qui s’y pressaient.

Sur les murs, la peinture verdâtre s’écaillait piteusement en s’apprêtant à tomber par lambeaux à certains endroits. Quelques affiches déchirées tentaient encore de vanter une eau minérale gazeuse qui n’existait plus. Comme dans toutes les salles d’attente, l’odeur fétide piquait désagréablement les narines.

Le chef de gare s’appelait Fernand.  Il m’avait confié son prénom dès que je l’avais abordé comme si porter ce prénom était une évidence dans sa fonction. Il m’avait accompagné courtoisement jusqu’à cette salle où l’on se préparait au départ.

Les mains croisées dans le dos, en ayant l’air de s’interroger sur chacun des voyageurs qui patientaient, il avait entrepris de déambuler avec moi entre les rangées de sièges occupés. Sa moustache blanche cachait ses lèvres fines, tandis que son regard mouillé scrutait les lieux comme s’il les découvrait pour la première fois. Sur la visière de sa casquette réglementaire que la crasse avait figée dans la forme qui correspondait à son crâne, je pouvais lire, lorsque l’homme me regardait, « Compagnie des wagons-lits ».

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Lucien Grognasson et sa voisine

7 février, 2009

Monsieur Grognasson n’a jamais de chance. D’abord, parce qu’avec un patronyme comme le sien, tout le monde pense qu’il a une vision négative de l’existence, alors que Lucien Grognasson – on l’oublie trop souvent- était un joyeux luron. Enfin… autrefois. Ensuite, il est né un 29 février. Son anniversaire qu’il ne fête d’ailleurs pas revient tous les quatre ans seulement. Le pire, c’est que sa date de naissance ne sort jamais du tirage du loto tandis que celle de sa jeune voisine mademoiselle Dulampion s’est inscrit à trois reprises au palmarès!

L’an dernier à la fête du quartier, Lucien Grognasson a pris jusqu’à trois tickets de tombola ! Il espérait décrocher le gros lot : un voyage dans le Berry à la découverte de la cathédrale de Bourges. Eh bien, Lucien Grognasson s’en est retourné chez lui avec un magnifique panier à salade ! Le week-end suivant Mademoiselle Dulampion prenait tranquillement le train pour un splendide séjour dans la campagne berrichone ! Quelle injustice !

Parfois, lorsque Monsieur Grognasson sort chercher son pain, il croise Mademoiselle Dulampion sur le pas de la porte de son immeuble. Dorothée Dulampion, fraîche et rose, lui lance alors joyeusement :

-          Bien le bonjour Monsieur Grognasson ! Comment allez-vous aujourd’hui ?

Quelle arrogance !

Un arrêt du Tribunal qui fera, n’en doutons pas, jurisprudence!

6 février, 2009

Le tribunal note que Mademoiselle Indira Raminagrobis lèche consciencieusement son doux pelage blanc quatre fois par jour pour être agréable à son maître, Monsieur Dumontier.

Le Tribunal observe que cette activité est un sacré boulot et que le propriétaire de Mademoiselle Indira ne le mesure pas à sa  juste valeur.

A la décharge du sieur Dumontier, le Tribunal remarque qu’icelui achète volontiers le pâté au lapin cinq étoiles dont Mademoiselle Indira Raminagrobis raffole littéralement.

Mademoiselle Indira Raminagrobis fait néanmoins le reproche au sieur  Dumontier de ronfler comme une voiture de pompier après minuit ce qui gêne la plaignante qui ne peut se reposer dans le calme.

Mademoiselle Indira Raminagrobis porte plainte également à l’encontre de Monsieur Dumontier à propos de sa tendance à soliloquer comme un débile mental tous les matins dans sa salle de bains, et à terminer sa diatribe en regardant Mademoiselle Indira  Raminagrobis d’une manière hargneuse, tout en s’écriant agressivement :

-          Tu t’en fous, toi, hein !

Mademoiselle Raminagrobis est également obligée de constater que Monsieur Dumontier ne sait pas s’amuser puisque, lorsqu’elle monte sur le dos du fauteuil pour donner gaiement un léger coup de patte sur le crâne dégarni de Monsieur Dumontier, elle récolte une violente paire de claques en retour.

En conséquence, le Tribunal condamne Monsieur Dumontier à être plus agréable avec Mademoiselle Indira Raminagrobis et à lui faire des gouzis-gouzis entre les deux oreilles.

La création de l’ile flottante

5 février, 2009

Dieu organise le monde. Il construit cinq grands continents, chacun étant partagé en pays de tailles égales, entre lesquels les hommes se répartiront harmonieusement. Mais le projet ne séduit pas du tout le Saint-Esprit, mais alors pas du tout. Il qualifie même le dessein divin de soviétique.

Le Saint-Esprit pense que la Divinité n’a pas encore compris que les hommes sont des êtres essentiellement irrationnels. Au lieu de se disperser uniformément dans l’espace, ils se feront un plaisir de s’agglomérer dans des endroits qu’ils appelleront Villes.

- Je parie même qu’ils vivront les uns sur les autres dans des espèces de constructions bâties en hauteur !

Le Saint-Esprit en déduit que la Planète doit être à l’image de la Création Humaine : anarchique. Il verrait bien qu’on répartisse au hasard des petits morceaux de terre dans les océans. Il estime que les hommes qui habiteront dans ces endroits isolés auront à cœur de développer leurs propres cultures.

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