Les aventures de la marquise – Suite – (par Tintin)

24 décembre, 2008

La marquise se trouva fort inopinément dans le chambre de sa Majesté. Sa Majesté se conduisit comme un vrai fripon durant la nuit.

Le lendemain, se penchant sur la marquise, il interrogea d’une voix suave :

- Alors heureuse ?

La marquise pensait au marquis qui s’était embarqué récemment pour les States avec le projet de bouter les anglais hors des dits States. La marquise se dit qu’elle devait faire quelque chose en son honneur. La marquise inventa les Trois J des Galeries Lafayette.

Dialogue constructif

24 décembre, 2008

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Les histoires de la marquise (par Tintin)

23 décembre, 2008

Ayant oublié son ombrelle, la marquise revint sur ses pas juste au moment où la comtesse la qualifiait de péronelle. Il était cinq heures. Elle entra dans une rage folle, fulmina et traita la comtesse de tourte.

Cette dernière, après avoir pris conseil de son entourage, rétorqua à la marquise qu’elle était une panouille. L’heure s’avançait.

La marquise chercha son portable et s’entretint avec son avocat avant de jeter à la face de la comtesse qu’elle se comportait comme une niquedouille. L’horloge indiquait cinq heures quarante cinq.

La Comtesse sortit à son tour, traversa la rue, consulta Internet dans un cybercafé et revint triomphante. Elle asséna à la marquise que le marquis n’était qu’un pauvre gourdiflot. Il était six heures moins cinq.

La marquise vacilla, mais l’une de ses courtisanes fut d’avis d’insinuer que le Comte avait la réputation d’un nicaise simple d’esprit. A six heures, les insultes volaient à hauteur de femmes quand la Reine entra et, malencontreusement, en reçut une en plein visage.

Nos ancêtres les zorglobs

22 décembre, 2008

Le 15 juin de l’an 64898 avant Jésus-Christ aurait pu être le lundi de Pentecôte si la religion avait été inventée à cette époque. Mais comme il n’en était rien, c’était un lundi comme un autre. Un début de semaine qui avait toutes les chances d’être semblable aux précédents. Ce fut précisément ce jour que la civilisation Zorglob choisit pour programmer l’arrivée du module interstellaire qu’elle avait lancé, de nombreuses années auparavant, pour explorerla Planète Terre.

Les Zorglobs constituaient une civilisation de robots nettement plus avancée que les autres peuples des différentes galaxies connues à cette période. Les robots de Zorglob étaient capables de se programmer les uns les autres. Ils avaient aussi découvert une manière d’agir par d’autres moyens que l’instruction logique donnée à un micro-processeur : ils éprouvaient des sentiments, des impressions ou des intuitions. En d’autres termes, ils accordaient une large part à l’irrationalité et au hasard dans leurs comportements. N’exagérons pas cependant la portée de leur intelligence, mais le peuple Zorglob était respecté et même craint des habitants des autres planètes du fait de ses connaissances en psychologie.

Pour revenir à l’aube de ce 15 juin 64898 avant la naissance du Christ, les quelques dinosaures qui étaient réveillés à cette heure matinale eurent la surprise d’assister à l’arrivée d’un engin silencieux et brillant de mille feux. En forme de soucoupe, il atterrit souplement au milieu d’une clairière.

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Pensées…

21 décembre, 2008

Si je mets de coté quelques guerres, plusieurs famines,  de nombreuses catastrophes naturelles dont le jour de ma naissance, je retiens deux grands moments du XXème siècle.

D’abord l’instant où Roger Marche marqua son seul but international durant le France-Espagne du 14 décembre 1959. Ce fut le début du football moderne : celui où les défenseurs attaquent et les attaquants défendent. Enfin, ça n’intéresse que les footeux évidemment! Mais tout de même en élargissant un peu le concept, on pourrait y voir le début d’une ère où les rôles sociaux de chacun ne sont plus très clairs, non ? Pensée à développer.

Puis le 15 août 1971. C’est le jour où le président des Etats-Unis décreta que le dollar était inconvertible en or. Depuis les Américains font ce qu’ils veulent dans le monde ou à peu près. Pour vaincre la pauvreté, on pourrait donner le droit aux pauvres de frapper leur monnaie. Pensée à améliorer aussi.

 Tintin.

La France d’avant

21 décembre, 2008

Autrefois,  lorsqu’il se trouvait enrhumé, le citoyen pouvait sortir de son pantalon informe un long mouchoir de tissu joliment décoré de motifs à l’allure douteuse, le triturer longuement en cherchant un endroit encore inutilisé, tout en faisant profiter son entourage de l’intérêt de son intimité nasale, puis s’y moucher longuement dans une sonorité élégante et discrète au terme de laquelle il marmonnait une excuse inutile en reniflant virilement.

Le mouchoir jetable a condamné cette scène pittoresque. Ce ne fut  que le début de la fin de la France d’avant.

Bientôt les enfants ne revinrent plus de classe, riants et joyeux, les mains et le tablier maculés d’une encre indélébile : le stylobille avait envahi les cartables. Désormais, ils rentrent propres et sombres.

Le Progrès s’attaqua ensuite au tri de la salade. Avant ce grand chambardement, la ménagère, pouvait, tout à loisir, laver la salade à la main, feuille après feuille, en préparant avec entrain et plaisir le repas des siens. Quelle n’était pas la joie du cercle familial applaudissant à tout rompre, lorsqu’un des enfants découvrait dans le saladier une limace oubliée par la mère de famille ! Eh bien, cette scène délicate n’aura plus lieu : la salade est désormais vendue en sachet, certifiée et labellisée, triée et saine.

Où va-t-on ?

Tintin

L’horloge infernale (par Tintin)

20 décembre, 2008

Chaque matin, les villageois pouvaient voir, sur la place de l’Eglise,  l’abbé Bouchu se tenir la tête à deux mains en implorant le ciel.  Il tournait en rond, allant de ci de là, en gesticulant de ses longs bras et en marmonnant on ne sait quel sermon désespéré. C’est qu’il s’en passait de belles dans le clocher de l’église. Chaque soir, il prenait le plus grand soin de faire monter le bedeau Alexandre pour remettre l’horloge en état de marche, laquelle prenait la plus malin des plaisirs à marquer une heure relevant de la plus haute fantaisie dès le lever du soleil suivant. Il y avait là un secret comme la nuit sombre aime à en créer qui dépassait l’entendement du pauvre ecclésiastique.

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