Archive pour la catégorie 'Billets'

L’histoire d’Odile

27 septembre, 2021

Odile et son crocodile

Est en courroux contre le roux

Qui dort dans le corridor.

Son corps se fond dans le décor.

C’est un comique cosmique.

Il se dépêche de manger une pêche

Avec le cordonnier qui compte ses deniers,

Tandis que sa harpie joue de la harpe

A Cagnes, dans son pagne.

L’histoire d’un trio

15 septembre, 2021

Trois mecs,

Un Grec

Sec,

Un tchèque

Avec un chèque

Et un évêque

Sans un copeck

Dinent d’un bifteck

Et d’une pastèque.

L’histoire du lad et du laquais

11 septembre, 2021

Le lad

Laid

Et las

Était là,

Avec le laquais,

Sur les quais.

Ella

Les héla

Depuis la lagune

Où elle avait des lacunes.

Hardi Harry !

10 septembre, 2021

Harry

Est hardi.

Il vient d’Harvard.

Il joue de la harpe

Avec hargne

Et ardeur.

Dans ses hardes,

Il est au milieu du haras.

La harpie

Qui sent le hareng

Le harcèle.

Elle et Nicodème à Aime

8 septembre, 2021

A Aime

Elle aime

Sous son aile,

Nicodème,

Une crème,

Un peu bohème

Qui blasphème.

Lui adore les chrysanthèmes.

C’est son emblème.

Un problème ?

 

Est-ce toi Estéban ?

3 septembre, 2021

A l’est

De l’Estonie,

Dans un estaminet,

Sur une estrade,

Que voit Estéban ?

Est-ce toi

Esther ?

Ou Estelle

L’esthéticienne

Esthétique.

L’or de Laure

21 août, 2021

Dans l’Orne

Laure

Orne

Ses oripeaux

Avec l’or

De l’orfèvre.

Sous l’orage

Elle sort de l’ornière

Avec orgueil.

Le rendez-vous d’Oscar

20 août, 2021

Oscar

Vient de Madagascar

En autocar.

Ce lascar

Est un vieux briscard,

Pas un toquard.

Il a rancart

A l’écart,

A moins quart.

Robin et Odette sont pauvres

18 août, 2021

Robin est dans son bain.

Il n’a plus un radis ; ce n’est pas le paradis.

Odette à des dettes.

A leurs âges, ils sont dans le potage.

Ils n’ont plus que des oripeaux sur leurs peaux.

Plus une tune de leur fortune.

Dans leur hameau, il leur reste un chameau,

Acheté à un indigène dans la gêne.

Ah ! La mode !

17 août, 2021

« Des carreaux sur un pull marine, quel manque de goût, cher ami. »

« Et vous, votre robe, on dirait un arbre de Noël ambulant. »

« Hier vous aviez un pull jacquard, c’était à mourir de rire. Là on était dans les années 50 en mettant les choses au mieux ! Je parie que vous portez un tricot de peau comme vos ancêtres. »

« De quoi je me mêle ? Votre gilet gris était déjà dépassé avant le Première Guerre Mondiale. »

« Charmant ! Vous feriez mieux d’aller chez votre coiffeur de temps en temps. »

« Je vous demande pardon, je porte une coiffure dans le vent signé Mario. »

« C’est tellement dans le vent que ça part dans tous les sens et qu’on n’y comprend rien. »

« Et vous avec votre frange qui vous tombe sur les yeux, vous voyez quelque chose ? »

« Euh… pendant que j’y suis, vous devriez repasser vos chemises. Qui pensez-vous séduire avec le chiffon que vous portez ? »

« Pas vous, enfin j’espère. Votre manteau style « vieille rombière » des années 60 ne m’inspire rien qui puisse ressembler à une pensée libidineuse. »

« C’est possible, mais moi j’ai plus chaud que vous dans votre duffle-coat vintage. C’est celui de votre grand-père ? »

« Et votre écharpe qui traine parterre, il faudrait peut-être la passer en machine de temps en temps. Vous ne croyez pas ? »

« J’aime bien respirer son odeur si ça ne vous dérange pas. Occupez-vous plutôt de vos baskets. Même mon gamin en collège n’en voudrait pas. »

« C’est toujours mieux que les godillots de votre grand-mère. Les grosses chaussettes en laine, c’est indispensable ? »

« N’attaquez pas ma mémé. Sinon je parle de votre pelisse. D’où la tenez-vous ? Les vieux inuits vous ont fait un rabais ? »

« Bon, maintenant parlons de votre gamin. C’est bien un gamin que vous tenez à la main. Pourquoi a-t-il les yeux barbouillés de noir ? »

« D’abord c’est une gamine et elle a le look Gothic. Si vous vous intéressiez à la mode, vous le sauriez. »

« C’est peut-être à la mode, mais moi, ça me fait peur. »

« Et vôtre môme avec sa capuche et son jean taille basse. Vous êtes sur que c’est le vôtre ? Comme ils se ressemblent tous, une erreur est vite arrivée. »

« Il suit la mode skatteur. Le sport, ça ne risque pas de concerner votre autre gamine constellée de ferraillages autour du cou. »

« Ce n’est pas du ferraillage, ce sont des bijoux. »

« Vous pensez pouvoir la caser avec ses jupes à carreaux et ses chaussettes à pompons. A 18 ans, il faudrait avoir plus d’ambition ! »

« Vous feriez mieux de dire à votre Jah-Jah que les coiffures rasta sont du passé. »

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