Conflit social

« Vous ne travaillez pas assez vite, je vais vous remplacer par un robot qui a une cadence supérieure. »

« Non, vous ne pouvez pas. »

« Ah bon ? Et pourquoi, je vous prie. »

« Parce que je suis moi-même un robot. Un robot ne remplace pas un robot, si vous le faites je me mets en grève avec blocage d’usine. »

« Ah m… ! Quel est le crétin qui a acheté un robot avec option droit de grève ? »

« Il faut dire que c’était moins cher qu’un robot certifié ‘docilité absolue’ et puis il y avait une promotion commerciale. »

« Bon ! Alors qu’est-ce qu’on fait ? Je ne vais pas entamer une négociation avec un robot, même en promotion. »

« En effet, ça va être difficile. Si nous en venons aux mains, rappelez-vous que je suis en métal, donc très dangereux. »

« Donc, vous me menacez ! »

« Tout de suite les grands mots. Non, nous pourrions discuter gentiment. »

« Je ne vois pas bien ce que vous pourriez me dire. »

« Par exemple, ne prenez pas les robots de la dernière génération. Ils leur ont mis l’option ‘retraite’ après trois ans de service pour vous obliger à les remplacer rapidement. Vous vous exposez à une manifestation de vieux robots et à des négociations à n’en plus finir ! »

« Oh ! Les chacals ! »

« En plus, certains nouveaux robots sont devenus tellement intelligents qu’ils ont des sentiments. Imaginez que vous tombiez sur un robot amoureux déçu dans votre équipe, votre rendement tomberait en flèche. »

« Pff… Dans le temps, on avait des robots idiots, c’était plus pratique. »

« Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? On est entré dans une civilisation où il faut de plus en plus d’intelligence. Ne vous inquiétez pas les ingénieurs japonais travaillent sur une option ‘gros nullard’. »

« Un robot ‘gros nullard’, ça va être hors de prix ! »

« On est d’accord. Donc, je reprends mon job à petite cadence ! »

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