Archive pour février, 2019

C’est bientôt l’été en Corrèze !

18 février, 2019

A Tulles,

C’est la canicule.

Jules

A passé ses mules

Et un pull.

Il se dore la pilule,

Mais il brule.

C’est nul.

Ce bidule.

Tous bornés.

17 février, 2019

« Vous êtes un peu borné, vous ! »

« Je suis comme tout le monde. Vous aussi vous êtes plutôt limité. »

« C’est vrai, nous ne sommes ni très cultivés, ni très intelligents. »

« C’est bizarre que nous en soyons conscients. D’ordinaire, les gens limités ne sont pas conscients de leurs limites, c’est d’ailleurs pour ça qu’ils sont limités. »

« Ce n’est pas évident de connaître ses limites et encore moins de les reconnaître. Moi, par exemple, je me suis aperçu que je suis incapable de parler de littérature. »

« Et moi alors, je ne sais même pas faire cuire des spaghettis. »

« Pour se connaître mutuellement, le mieux c’est de se dire ce dont on n’est pas capable. »

« Oui, on pourrait imaginer que chacun se balade avec une pancarte autour du cou sur laquelle seraient listées ses limites. »

« Ce serait pratique. J’aurais tout de suite su que Georgette n’aimait pas faire le ménage ni tondre le gazon. Cela m’aurait évité une surprise. »

« Et moi, j’aurais été au courant que mon patron n’aime pas être contrarié par un avis différent du sien. »

« Bon, vous avez raison. Je propose qu’on réfléchisse à nos limites et qu’on se les échange par mail. »

« Parfait. Comme ça, si nos domaines d’action ne se recouvrent pas, nous éviterons de nous parler. »

« Attention, il y a toujours des bonnes âmes qui vous racontent qu’il faut savoir dépasser ses limites pour s’ouvrir aux autres. Il faut s’enrichir les uns les autres et patati et patata… »

« Moi, si je suis trop différent de mon voisin, je ne vois pas la nécessité de lui rendre visite dans son domaine. Dépasser mes limites, c’est déjà très pénible, alors vous pensez bien que je ne vais pas me fatiguer à connaître les vôtres. »

« Finalement, moi j’aime bien qu’on me dise que je suis limité, ça me rassure. »

« Moi aussi, j’aime bien être borné. Comme ça, je sais qui je suis et je ne suis pas un vagabond ! »

« On peut être cons, mais on est chez nous et on y est bien  ! »

On ne manque pas d’air !

16 février, 2019

La populaire

Claire

Erre

Sur l’aire

Circulaire.

Elle porte une polaire.

Elle est en colère

Car elle galère.

La, la, lère !

L’histoire du millepatte qui aimait les pâtes

15 février, 2019

Le millepatte

Se carapate

A pattes.

Pourtant, il aime les pâtes.

Qui l’appâtent

Mais qui l’empâtent

Ça t’épate ?

Ce n’est pas un croche-pattes.

Tout flatteur vit aux dépens…

14 février, 2019

« Si vous pouviez arrêter de me flatter. C’est extrêmement gênant. Je ne suis qu’un être humain, après tout. »

« Qu’y puis-je , monsieur le directeur? J’admire votre talent et votre intelligence. En plus, vous êtes d’une grande modestie. »

« Vous pourriez peut-être m’admirer en silence. »

« Qu’est-ce que je vais dire de vous quand on en parle ? Je ne peux tout de même pas dire que vous êtes un gros nullard. »

« Non, mais vous pourriez faire allusion à mes compétences de manière fine et discrète. Dites par exemple que je suis un homme de qualité. »

« Euh, je veux bien, mais ça ne veut rien dire. »

« C’est vrai, mais en langage codé, ça veut dire que j’ai beaucoup de qualités mais que, par dignité, on ne s’attarde pas trop sur tous mes talents. »

« Bon d’accord, mais je suis frustré. Comment pourrais-je faire savoir tout le bien que je pense de vous ?»

« Je vous autorise aussi à dire que je suis un homme de bon conseil en allumant une petite lueur admirative dans le coin de votre œil droit. Ça ira comme ça ? »

« Je préfère vous flatter, c’est quand même plus facile. Si on ne peut même plus parler des personnalités fascinantes quand on en rencontre une, le monde va devenir bien triste. »

« Ah bon ? Vous me trouvez fascinant ! Je n’avais pas vu ça comme ça, mais enfin pourquoi pas ? »

« Je peux même vous trouver charismatique, si ça vous arrange. »

« C’est peut-être un peu beaucoup. Dans le domaine de la flatterie, il y a des niveaux à respecter. Vous êtes déjà au niveau 7 sur 10. Sachez rester à votre place. A part le renard de la fable, personne n’a 10 sur 10. »

« Je vous signale quand même que Dugenou est passé au niveau 8 sur 10 sans votre autorisation. Il dit partout qu’un directeur de votre stature a un grand destin national. »

« Ah bon ? Dugenou dit ça ? »

« Oui, il se figure qu’il attire sur lui votre attention en vue d’une promotion. Mais je suis sûr qu’avec un homme intègre comme vous, ça ne marchera pas ! »

Mots comptent double

13 février, 2019

Ils sont trois à l’étroit.

Dans leur étable, une seule table.

Avec effroi, ils constatent qu’il fait froid.

Ce n’est pas un temps pour aller à l’étang.

Mais ils sont forts dans l’effort.

Au jour de l’an, ils prennent leur élan.

Ils font taire leur ego et se disent go.

Ils partent avec leur étalon sur leurs talons.

Texte surréaliste (très dur à comprendre)

12 février, 2019

Constance a participé à un concours de circonstances. C’étaient des circonstances exceptionnelles. Compte tenu des résultats, on peut dire que les circonstances ont été aussi tragiques.

La copine de Constance était aussi dans le coup. Mais pour Rose, la conjoncture était morose. Pour rentrer chez elle, Rose s’est retourné, la conjoncture aussi. Rose ne sera jamais internationale, contrairement à la conjoncture.

Quant à Tex, n’en parlons pas. Il est resté chez lui. Tex, il ne faut surtout pas le sortir de son contexte. Lorsqu’il sort, il faut vite le replacer dans son contexte culturel.

Constance examine sa situation. La situation présente une drôle de forme. Je suis trop tendue, dit la situation. C’est vrai, tout le monde trouve la situation préoccupante.

Quant à Rose, elle prend position. Mais celle-ci est mal assise. On peut même dire que la situation est inconfortable.

Tex, lui n’a plus d’argent. Son contexte aussi. Tex aimerait donc avoir un contexte économique.

Ça ne peut plus durer ainsi. Constance, les circonstances elle va les élucider avec l’aide de Lucie.

Rose a posé ses conditions sur son bureau avec son matériel. On peut dire que les conditions sont devenues matérielles. C’est bien triste pour la condition humaine, se dit Rose.

Revenons à Tex qui se trouvait donc devant un état de fait. Il en conclut que, compte-tenu de son état, il pouvait faire la fête.

Les circonstances de Constance n’étaient pas nettes. Nous pourrions dire que Constance se débattait dans des circonstances troubles.

La situation de Rose se déclencha jusqu’à réveiller tout le voisinage. En effet, la situation de Rose était alarmante.

Revenons à Tex, il a repris ses activités dans contexte qui lui-même suivait l’actualité. Texte était dans un contexte de l’époque.

On a du mal à tenir la situation de Constance, Rose et Tex. On peut dire que leur situation est intenable.

Dans ce climat froid, il vaut mieux rentrer chez soi pour profiter du réchauffement climatique.

Parlons un peu du H

11 février, 2019

Avec humeur,

Hauteur

Et sans humour,

Il sort de sa hutte

Humide,

Avec sa hache,

Sous les huées

Sans humanité,

Pour hurler.

L’éloge du rouleau de Scotch

10 février, 2019

« Quand j’étais gamin, couvrir mes livres scolaires était l’une des corvées les plus désagréables de la rentrée. »

« Pour moi aussi, d’autant plus que je faisais ça très mal. Le papier de couverture s’échappait dans tous les coins, se repliait là où il ne fallait pas. Bref, c’était extrêmement agaçant. »

« C’était un peu comme lorsque j’essayais d’emballer un colis avant que la Poste n’invente ses emballages standards. »

« On a beau dire, je trouve qu’avec les congés payés, le rouleau de scotch est la plus belle invention du 20-ème siècle. »

« Vous avez raison. Au supermarché, il y a deux choses que je n’oublie jamais, c’est mon rouleau de scotch et mon tube de dentifrice. »

« Dire qu’il y a des objets qui seront encore là dans deux siècles tandis que nous serons ailleurs ! Par exemple, le cintre. Je ne vois pas bien par quoi nous allons le remplacer puisque les hommes auront toujours des épaules. »

« Et le post-it ? Quelle belle invention ! Je bénis tous les matins l’inventeur du post-it. »

« Je me dis que celui qui a inventé le post-it est doté d’un esprit supérieur. A une époque où tout le monde ne jure que par les trucs électroniques, monsieur Post-it s’est rendu compte qu’il n’y avait rien de mieux que coller sur son frigo un bout de papier jaune pour ne pas oublier ce qu’on a à faire ! Chapeau ! »

« Dans le même style, nous avons un autre objet à vocation éternel : l’agrafeuse ! »

« Oui, mais il faudrait que l’on se décide à inventer l’agrafeuse qui ne se coince jamais à cause d’une agrafe mal embouchée. »

« On va y arriver. Les inventeurs bossent sur la question. Ils ont bien inventé les chaussettes qu’on peut enfiler sans se casser le dos. »

« S’ils pouvaient aussi trouver le système qui permet d’ouvrir les pots de confiture sans avoir à faire six mois de musculation, ça m’arrangerait… »

« Enfin bref…. Pour en revenir aux livres de classes, le mieux ce serait qu’on nous vende le livre déjà couvert, je m’étonne que les commerçants n’y aient pas encore pensé »

« A mon avis le lobby des fabricants de rouleaux de scotch s’y opposent. »

Les amis de maman

9 février, 2019

Maman

Aimant

Son roman,

Son amant

Flamand

Ou Ottoman

Va au Mans

En ramant

Depuis le Léman.

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