Archive pour novembre, 2018

Quel mauvais cuisinier !

19 novembre, 2018

Ouille !

Cet homme-grenouille

Touille,

Ecrabouille

Pour faire sa tambouille.

Au menu, des nouilles

Avec de la rouille.

Mais il cafouille,

Alors il a la trouille.

Confession

18 novembre, 2018

« Je m’accuse d’avarice, de jalousie, d’égoïsme, d’envie, de colère, de paresse, de gourmandise et d’orgueil. »

« Mais mon pauvre, on en est tous là. A partir du moment où votre principale préoccupation, c’est vous-même, vous collectionnez tous ces défauts. »

« Je sais. En fait l’état naturel de l’homme, c’est de vivre avec cette collection de péchés. Parfois, par mégarde, il s’occupe momentanément des autres, alors il fait preuve d’une vertu, mais c’est comme un soubresaut dans un océan de médiocrité. »

« Eh bien, on est bien monté ! Vous êtes d’un pessimisme noir. »

« Je tiens à ne pas me prendre pour ce que je ne suis pas, c’est pour ça que je vous confesse tous mes péchés. Je sais que ce sont les péchés de tout le monde. Je ne suis même pas capable de commettre de péchés originaux, c’est pour vous dire où j’en suis. »

« Allons, allons, mon ami, vous avez certainement quelques vertus. »

« Oui, j’ai aidé une vieille dame à portée ses sacs, mais c’était un peu pour avoir la conscience tranquille. Non seulement on vit tous dans le péché, mais en plus on se fend d’une bonne action de temps à autre pour ne pas s’apercevoir de nos vilénies. »

« Bon… Calmons-nous. Prenons par exemple la gourmandise. Vous me paraissez au contraire d’un appétit très frugal. »

« Vous rigolez, dès que je suis tout seul, je me rue à la pâtisserie de la mère Michon et hop ! A moi deux ou trois choux à la crème ! »

« Et la paresse ? Vous n’êtes pas plus paresseux que les autres… »

« … qui ne sont pas eux-mêmes très courageux. Au bureau, je fais comme tout le monde : je traîne devant la machine à café en attendant que le temps passe. Vous trouvez ça bien ? »

« Il est vrai que la nature du travail, c’est de fatiguer. On se demande pourquoi refuser de se fatiguer est un péché. »

« Donc, je retire la paresse de mes défauts ? Et la jalousie, vous n’allez pas me l’enlever. Bien sûr que je voudrais avoir la nouvelle bagnole que vous venez de vous acheter ! »

« Je dois dire que j’en suis assez content, mais tout le quartier voudrait la même. Décidément, vous vivez dans le marécage de vos péchés comme tout le monde. La nouvelle, ce serait d’apprendre que vous avez fait une bonne action pour en sortir ! »

« Je sais : je vous ai parlé et en plus, je m’excuse pour tous mes défauts. »

« Je vous accorde mon pardon, mais comme vous avez les défauts de tout le monde, il ne faudrait pas que j’aie à confesser la moitié du département. »

« Comptez sur moi, je ne dirais pas que vous m’avez absous ce qui est sympa, puisque je vais pouvoir repartir de zéro. Aujourd’hui, ça va mais dès demain, je vais être radin, avare, orgueilleux, etc… 

« Et vous reviendrez vous confesser tranquillement dans huit jours… »

Double jeu

16 novembre, 2018

Eloi n’est pas hors-la-loi,

Il sort de l’asile avec Basile.

Par le car d’Oscar,

Ils vont à Arles, chez Charles.

Ils retrouvent Thomas qui a mal à l’estomac,

Le beau Thibaud,

Adam et sa brosse à dents,

Ainsi que Virgile, le vigile.

Il manque Victor qui a tort.

Privé de dessert !

15 novembre, 2018

« Oui, mon enfant, c’est comme ça la vie. Il y a des sommets et des creux. Et quand on est au sommet, il ne faut pas trop faire son malin parce que tout bouge et qu’on peut très facilement se retrouver dans un creux. Inversement, si on est en bas, on peut toujours grimper en haut en faisant des efforts. »

« Si je comprends bien, pépé, c’est comme dans la nature : il y a des vallées, des montagnes et des plaines. »

« Tout à fait mon enfant. Mais il ne faut pas trop de plaines. Si tout était plat, on s’ennuierait et on finirait par se disputer entre nous, vu que – comme tu le sait – l’oisiveté est mauvaise conseillère. »

« Donc, d’après ta philosophie, il faut toujours faire des efforts soit pour gravir les sommets, soit pour ne pas en tomber. Autrement dit, interdiction de glander ! »

« Exactement. Tu fais des efforts et après tu auras la récompense d’avoir vaincu ta fatigue. »

« Euh… oui, mais non… il y a le crédit, pépé. »

« Comment ça : le crédit ? »

« Oui, le crédit. Tu n’as pas besoin de faire des efforts pour économiser de l’argent. Tu demandes un crédit à ta banque et tu peux te payer une bagnole tout de suite. »

« Très mauvais exemple ! Nos aïeux avaient horreur de s’endetter. »

« Ou alors, tu es le fils d’un chanteur à la mode. Tu as tout de suite un boulot sans trop te fatiguer à grimper des sommets. »

« Oui, bon d’accord, il y en a qui se font déposer sur les sommets de la vie en hélicoptère, mais crois-tu que ces privilégiés soient heureux ? »

« Je ne sais pas, mais en tous cas, ils sont moins fatigués que moi qui me tape des devoirs de maths et toutes les grimpettes de l’existence. »

« Euh… y’a bien un moyen pour ne pas finir éreinter. C’est de regarder le paysage en t’élevant. En regardant vers le bas, on a le droit d’être content de soi, et puis ça évite la frustration qu’on peut ressentir en constatant toute la montée qui reste à gravir. »

« Bon d’accord, pépé. Mais toi as-tu gravi tous les sommets ? »

« Non, j’en avais ma claque. Je me suis installé à mi-hauteur est je me suis marré en regardant tous ceux qui crapahutaient pour arriver en haut. »

« C’est un peu dérisoire comme attitude, mais ça ouvre des perspectives. Après tout pourquoi ne pas s’installer au rez-de-chaussée et vivre les doigts de pieds en éventail, en plaignant tous ceux qui se précipitent dans l’ascenseur ou sur l’escalier. »

« Tu ne vas tout de même pas me faire le coup de Diogène qui se fichait de tout sauf de bénéficier d’un rayon de soleil. »

« Il savait être heureux en se contentant de peu. »

« Arrête tes insolences. Tu tiens à être privé de dessert ? »

Ca sent le roussi !

14 novembre, 2018

Dans sa cambrousse

C’est la brousse.

La rousse

A la frousse.

On la détrousse :

On lui vole sa trousse,

Et son Larousse.

Que son chemin, elle rebrousse !

Au restau…

13 novembre, 2018

« On se fait une bouffe ? »

« Pourquoi faut-il donc manger pour établir une relation ? »

« Parce qu’une fois qu’on a accepté un repas, il faut trouver des sujets de conversation de l’apéro jusqu’au café, ce qui fait au minimum une bonne demi-heure d’échanges. Le repas permet d’établir du lien social. »

« Pour bien faire, il faudrait que je puisse me sauver dès l’entrée si la conversation ne me plait pas. Mais ça ne se fait pas, ce n’est pas bien élevé. »

« Exact, une fois que vous vous asseyez en face de l’autre, il faut converser jusqu’au bout. »

« Et si je m’aperçois que je n’ai rien à dire à mon interlocuteur ? »

« Eh bien, il faut trouver : ce que vous mangez est-il bon ? Le temps est-il plus clément que l’année dernière à la même époque ? Avez-vous passé de bonnes vacances ? N’hésitez pas à piocher dans les sujets sans intérêt. »

« Mais il ou elle va s’apercevoir que je dis des choses complètement nulles. »

« Certainement. S’il ou si elle est polie, il ou elle renchérira dans le domaine de la nullité en vous parlant de la fuite d’eau dans sa maison de campagne. »

« Alors là, je suis bien incapable de soutenir une conversation sur le sujet, je ferai sûrement la gueule, ce qui va l’énerver. »

« Donnez-lui des informations sur votre santé, il vous détaillera la sienne. La santé, c’est le sujet de conversation préféré des gens. Si vous pouviez pâtir de plusieurs pathologies, ce serait pas mal. »

« Le problème, c’est que je suis en excellente santé ! »

« Ce n’est pas de chance. Il vous reste la politique. Mais je recommande de ne pas l’attaquer avent le dessert. Avaler l’entrée, le plat principal et le dessert en face d’un féroce adversaire politique, cela risque de vous gâter la digestion. »

« En cas de désaccord, que faire ? »

« Evidemment, on évite de s’envoyer des plats de sauce piquante à la figure. Vous pouvez émettre un rire grinçant en disant que vous constatez que vous n’êtes pas d’accord et que vous respectez bien entendu l’avis de votre interlocuteur. A partir du moment où vous dites que vous le respectez, ça détend l’atmosphère, même si vous ne respectez pas. Mais au moins, vous pourrez finir votre crème caramel tranquillement. »

« Arrive le moment de payer la note. »

« Je recommande de ne pas dire : on partage. Si c’est une femme, ça ne se fait pas. Si c’est un homme, c’est très risqué, il peut très bien reprendre le menu et vous démontrer qu’il n’a rien bouffé tandis que vous vous êtes empiffrez. »

« C’est gênant ! »

« Le mieux, c’est de farfouiller dans votre portefeuille pour trouver votre carte bancaire. Mais farfouillez assez longuement pour lui laisser le temps de vous interrompre en vous disant : laissez, c’est pour moi. »

Allons aux halles

12 novembre, 2018

Dans le hall,

Il râle

C’est trop sale

Pour jouer à la balle.

En plus, ce mâle

Est pâle

Il a la dalle.

Il faut qu’on le cale

Avant d’aller au bal.

L’intelligence

11 novembre, 2018

« Vous êtes contagieux. »

« Qui ? Moi ? Qu’est ce que j’ai encore fait ? »

« Rien, mais comme vous n’êtes pas très intelligent, je suis bien obligé de devenir bête aussi pour me mettre à votre niveau.  Sinon, vous allez me trouver prétentieux et le résultat, c’est que nous allons vers un conflit. »

« En effet, ce serait dommage ! »

« Le mieux, ce serait que je ne vous fréquente pas, mais c’est encore moi qui vais avoir tort. On va me dire que je vous ostracise. »

« En effet, ce ne serait pas bien de me bannir de votre environnement. »

« Tout compte fait, en prenant quelques précautions, je vais quand même vous fréquenter. En parlant avec des moins intelligents, je me sens tout de suite valorisé. »

« Je comprends, je vais tâcher de rester nul pour vous rendre service. »

« Je vous en remercie parce qu’en parlant trop souvent avec des gens intelligents, j’ai peur de devenir bête. On n’est toujours l’idiot de quelqu’un. »

« En effet, moi-même, je suis suivi par des imbéciles. »

« Je comprends mieux pourquoi vous êtes sérieusement atteint vous-même. Il aurait fallu que vous soyez plus prudent. »

« J’essaie de me décontaminer en lisant ou en allant au théâtre ou au musé, mais la guérison est longue. »

« Faites attention à ne pas élever votre niveau trop vivement, vous pourriez pâtir de ce changement trop soudain. Une crise d’intelligence est vite arrivée. »

« Vous avez raison, je vais me cultiver à petits doses en prenant garde de ne pas dépasser votre niveau. Je ne voudrais pas vous rendre malade. »

« C’est bien. D’autant plus que j’ai atteint un niveau d’intelligence que j’aurais du mal à dépasser. Il ne faut pas surévaluer ses capacités naturelles. »

« A propos qu’est-ce que c’est que l’intelligence ?

« Alors là, avec cette question, on voit bien que vous n’êtes pas près de l’atteindre. »

« Mais vous, vous savez ? »

« Evidemment, puisque j’en ai plus que vous ! N’essayez pas de me démontrer que c’est un concept multiforme et qu’il y a plusieurs façons d’être intelligent dont l’une – comme par hasard – serait votre spécialité. »

« J’en déduis qu’on parle d’une chose qu’on ne sait pas définir, sauf que certains en possèdent plus que d’autres. »

« Exactement. Si on commence à définir l’intelligence, ça va ficher le bazar parce qu’on ne sera pas sûr que les plus intelligents soient vraiment les plus intelligents. »

C’est mal !

10 novembre, 2018

Quelle malchance !

Malborough

Malbouffe.

Ce malandrin

Est bien malavisé.

Il a pris un malaise,

Ce n’est pas un malabar.

C’est un mâle

Malformé.

 

Go ! go ! go !

9 novembre, 2018

Je vais tout de go

A Chicago

Jouer au jeu de go

Et lire Victor Hugo.

Puis, je planterai du sorgo

Sous le ciel bleu indigo

Avec Diego

Un gringo

Dingo

Qui vient du Congo.

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