Archive pour octobre, 2018

Double jeu

10 octobre, 2018

Richard, le richard

A envoyé Sofia à Sofia.

Alice entre en lice,

Mais il va avec Maeva

Et Victoria jusqu’au lac Victoria.

Ce qui attriste Tristan

Et surtout Nathan qui n’a le temps

Que de parler russe avec Bruce

En regardant l’océan avec Océane.

Le misanthrope

9 octobre, 2018

« Monsieur, vous êtes un misanthrope ! »

« Oui, et alors ? D’abord, ne me parlez pas, je ne vous aime pas plus que les autres. »

« Mais enfin qu’est-ce que vous reprochez aux autres ? »

« Les gens sont menteurs, hypocrites, irascibles, insensibles, orgueilleux, avares, incultes, vicieux…ça vous convient ? »

« Effectivement, ça fait beaucoup… mais vous, vous êtes bien fier ! N’êtes-vous pas aussi affligés des mêmes défauts. »

« Bien sûr que non. Si j’avais tous ces défauts, je serais obligé de me détester moi-même. Vous voulez que je me suicide ou quoi ? »

« Pas du tout, mais j’en déduis que vous avez beaucoup de qualités, donc vous êtes exceptionnel. Vous pourriez en faire profiter les autres. »

« Il faudrait qu’ils s’intéressent à moi, ce qui n’est pas très fréquent. »

« Forcément puisque vous ne sortez pas de votre tonneau. »

« J’ai oublié de vous dire que je suis atteint d’agoraphobie. J’ai horreur de la foule ! »

« En plus ! Vous n’êtes pas verni. Remarquez, je vous comprends, moi je n’aime pas les araignées. »

« Bon, je vais essayer de m’en tirer. Allez-y : essayez d’avoir l’air de vous intéresser à moi pour voir comment ça fait ! »

« Comme ça ? »

« Vous plaisantez ! J’ai encore plus peur de vous que des autres ! »

« Puisque je vous pose des questions, c’est bien que je m’intéresse à vous. Sinon, je vous laisserais croupir dans votre tonneau. »

« Je n’embête personne dans mon tonneau. Je ne vois pas pourquoi vous tenez à m’en sortir. D’ailleurs, vous devriez essayer. Mettez-vous dans un tonneau, mais alors pas trop près du mien, ça pourrait m’indisposer. »

« C’est-à-dire que pour le moment, je me contente de mon petit pavillon entouré d’un petit jardinet où je peux inviter quelques amis pour le barbecue du dimanche. »

« Ceux qui vous critiquent dès qu’ils remontent dans le leur bagnole. Merci bien ! »

« Je pourrais vous les présenter, mais je vous préviens : eux non plus ne sont pas tellement tonneau. Ils préfèrent leur confort. »

« Heureusement : si tout le monde se mettait à descendre sur le trottoir pour vivre dans un tonneau, je ne pourrais plus vivre tranquillement. Vous me voyez, moi, me mettre à aimer mon voisin de tonneau ? »

« Ce serait dommage en effet. »

Le sort de Laure

8 octobre, 2018

Le corps

De Laure

Est couvert d’or.

Elle ne perd pas le nord.

Elle n’a pas tort

Quand elle sort

Avec Hector

Qui joue du cor

Fort.

Reportage sportif

7 octobre, 2018

Et voici que monsieur se lance dans une vraie descente de l’escalier ! 

La foulée est ensommeillée, mais déterminée néanmoins. Hop ! Un magnifique crochet lui permet d’éviter la gamelle du chat.

Patatras ! A quelques mètres du but, il s’aperçoit que le paquet de café est vide. Vite, il se déporte dans la réserve pour dénicher un nouveau paquet.

Pendant que le café passe, monsieur attaque les biscottes. Madame les aime bien beurrés, il s’agit donc pour monsieur d’assurer ses arrières. 

La confiture ne tient pas en place, elle s’est échappée sur l’aile gauche. Monsieur doit la centrer sur les biscottes. 

Cette fois, c’est prêt. Monsieur est peut lancer sa contre-attaque. La montée d’escalier révèle un très joli coup de rein.

Madame se redresse, elle est indiscutablement surprise par le déboulé de monsieur, petit déjeuner dans les mains. 

Madame est néanmoins légèrement inquiète. N’y aurait-il pas un changement de tactique de Monsieur. Prendre l’offensive pour mieux se défendre !

Monsieur sourit, prend un air agréable. Il dit qu’il fait beau et qu’ils pourraient aller se promener. Madame pense qu’il égare son attention d’un côté pour libérer l’autre côté du terrain. 

Madame risque un tacle glissé en demandant à Monsieur ce qu’il lui cache pour être aussi aimable.

Monsieur se récrie et déclare qu’il y a là un coup pas très franc. Monsieur se dit blessé. On appelle les soigneurs.

Madame dit qu’elle n’est pas habituée à jouer dans cette nouvelle configuration puisque d’habitude c’est elle qui se coltine le petit déjeuner.

Monsieur se sent débordé sur son aile gauche. Il se dit qu’il lui faudrait une tactique plus subtile. La défense de Madame est très hermétique.

Madame ne lâche rien. Elle rappelle à monsieur qu’il l’a trompé en jouant les prolongations avec Louisette.

Monsieur feinte. Il botte en touche.

Madame dit à Monsieur qu’il ne faut pas la prendre pour une cloche. Sa copine a aperçu Monsieur avec Louisette par la lucarne.

Monsieur s’indigne. Il affirme que Madame plonge dans n’importe quelle rumeur malveillante.

Peut-être, dit Madame, mais elle trouve que monsieur est un boulet. 

Un hurlement s’élève dans la maison. Le chien Rox siffle la fin de la partie. Il veut sortir.

Voilà qui ne manque pas d’air

6 octobre, 2018

C’est clair,

Claire

A des glaires

Et mal aux molaires.

Pour Valère,

C’est galère.

Il est en colère.

Il ne veut plus lui plaire

Ni lui réciter du Baudelaire.

Han ! Han !

5 octobre, 2018

Le lent

Jean

Ment

A propos du temps

Sur le banc

De Caen

Où il rend

Son van,

Son faon

Et ses gants.

Les moyens de locomotion

4 octobre, 2018

« Monsieur voudrait essayer de monter dans mon side-car ? »

« Euh… c’est très vintage comme mode de déplacement. »

« Peut-être, mais c’est très excitant. Dans le panier, vous avez des sensations incroyables. »

« Mais je n’aime pas les sensations trop fortes. Vous n’avez pas autre chose. »

« Je peux vous proposer un voyage en tandem comme en 1936. »

« C’est-à-dire qu’il me faudrait un tandem pour un puisque je suis seul. »

« C’est vrai que si monsieur n’a pas de madame, c’est compliqué. Le mono-tandem, ça n’existe pas. Pourquoi ne pas essayer une draisienne ? Ça avançait avec les pieds. Avec le mollet que vous avez, vous êtes certain de ne pas aller trop vite. »

« Dans ces conditions, je préfèrerais une trottinette. »

« Non, c’est pour les moins de 10 ans. Je pourrais proposer à monsieur un Solex comme dans les années 60, sauf que maintenant, il faut mettre un casque. »

« Allez en Solex avec un casque intégral sur la tête, c’est complètement anachronique. Il faut que je conserve une certaine allure lorsque je circule dans le quartier. »

« J’ai une idée :  je vais procurer à monsieur une très belle chaise à porteur style Louis XlV. Là, monsieur devrait faire un malheur auprès de ses voisins. »

« Vous fournissez les porteurs ? »

« En option, ça peut se faire. Mais vu la corpulence de monsieur, si je peux me permettre, il faut prévoir des remplacements fréquents. »

« D’accord pour la chaise à porteurs. Et pour mes vacances au bord de la mer, qu’est-ce que vous me conseillez ? Ne me parlez pas de scooter des mers, c’est pour les jeunes et bien trop polluant. »

« Non, évidemment. Mais monsieur pourrait se faire aisément remarquer en navigant sur un matelas pneumatique entièrement gonflable avec la bouche. »

« Allons, allons, soyons sérieux. Je vous parle de vrais bateaux. »

« Une authentique galère ? Je fournis l’équipage, j’ai un contrat spécial avec les prisons ! »

« Je ne veux pas de garde chiourme, j’ai ce qu’il faut au bureau. »

« Alors, une pirogue peut-être. Monsieur pourrait se donner l’illusion de remonter une rivière extrêmement dangereuse en pleine Amazonie. »

« Sur la plage de Palavas-les-flots, ça va faire un peu curieux, non ? »

« Alors, j’ai un très beau drakkar. Les vikings en étaient friands. Monsieur pourrait se pavaner à la proue, se mettre un chapeau à cornes sur la tête et pousser des cris de sauvage. Ce serait d’un effet renversant. Ne craignez rien, je peux avertir la police maritime avant. »

Rigolade

3 octobre, 2018

Je ris de tes rimes.

Je me gausse de la loi de Gauss.

Je me marre, maréchal !

Je me tors avec Victor.

Je me gondole à Venise.

Je me moque de ta moquette.

Je ricane à Cannes .

Je me poile près du poêle.

 

Les martiens sont là !

2 octobre, 2018

« C’est marrant, vous avez une troisième oreille derrière la tête. C’est pratique pour entendre ce qui se passe derrière vous. »

« Oui, mais je préfèrerais avoir un œil sur chaque côté du front. Comme vous. »

« C’est vrai, je ne perds pas mon temps à tourner la tête, j’ai un champ de vision très large. Par contre j’aime bien votre teint vert olive. Vous tenez ça d’où ? »

« De mes parents qui aimaient bien la pistache. Mais vous, avec votre figure rouge cerise, vous ne devez pas passer inaperçu en soirée. »

« J’ai un certain succès surtout avec mes huit bras qui me permettent de serrer un paquet de mains en même temps. Je peux aussi danser avec plusieurs cavalières. Si j’ose dire, elles me tombent toutes dans les bras. »

« Moi, je n’ai que six bras, mais trouver des pulls à ma taille, ce n’est pas de la tarte. Je me rattrape avec mes 18 doigts. C’est un peu long pour couper les ongles, mais ça produit son petit effet. »

« Mais vous ne parlez pas de vos trois coudes sur chaque bras ?»

« Vous avez raison, c’est notre marque familiale, ça permet d’être très souple. Pour attraper des objets dans des coins difficiles par exemple. »

« Et vos jambes ? Comment faites-vous pour courir ? »

« C’est très simple, j’en pends deux à mon cou. Et hop ! Je cours très vite grâce à mon genou à ressort. »

« Il parait que les humains nous considèrent comme des horreurs !»

« S’ils venaient sur notre planète, on leur ferait l’aumône. Avec leurs deux seuls yeux, leurs deux seules oreilles, on se demande comment ils se débrouillent. »

« Et ils n’ont aussi que deux pieds ! Ils ont dû se casser les autres ! »

« Oui, chez eux, il y a beaucoup de casse-pieds. Et leurs dix doigts. Pour compter ce n’est guère pratique. Ne nous moquons pas d’eux ! »

« Il parait qu’ils sont très intelligents… »

« Euh… peut-être, mais ils ne peuvent pas compter sur trois cerveaux comme nous. Ils font ce qu’ils peuvent avec un seul sans pièce de rechange, mais ça ne va pas très loin. »

« C’est vrai qu’ils inventent surtout des machins pour se faire la guerre. Ou alors des programmes de télé débiles pour s’abêtir. »

« On dirait qu’ils s’en veulent réciproquement d’être aussi laids. C’est pathétique. »

« Bon… Je vous offre 15 verres. »

« Ha ! Ha ! C’est vrai que j’ai 15 bouches ! Il parait que j’en profite pour dire beaucoup de bêtises ! »

« Avec autant de bouches ! C’est normal ! »

« Mon dentiste ne chôme pas ! »

Malheur…

1 octobre, 2018

J’ai peur.

Mon cœur,

A cette heure,

Tu me leurres

Dans l’Eure,

Avec ma sœur.

Je compte pour du beurre,

Je me meurs.

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