Restons optimistes

« Toutes les machines s’usent. On entretient, on remplace les pièces défaillantes, mais il y a forcément un moment où il vaut mieux acheter que réparer. C’est moins coûteux. »

« Et le corps humain, c’est pareil. On a des rhumatismes. Mal aux os, mal aux articulations, tendinites à répétition…. Alors, on va chez le médecin pour qu’il nous répare tout ça, mais il y a un moment où ce n’est plus la peine… »

« D’où la nécessité de faire des enfants, ce sont en quelque sorte des machines de remplacement. » 

« Oui, mais il y a un petit problème… On peut remplacer un squelette par un squelette neuf, mais on ne peut pas remplacer l’intelligence humaine. »

« C’est vrai que c’est un truc qui ne s’use pas. Au contraire, c’est un truc qui se bonifie, moi j’ai l’impression d’être plus intelligent qu’il y a dix ans. »

« Quand vous décèderez, il faudrait vous remplacer par un enfant ayant une intelligence égale à la vôtre, ce qui sera difficile. Ce serait plus facile si vous deveniez de plus en plus bête, ça ne vous tente pas ? »

« Non, pas vraiment. Encore que la civilisation avec la consommation à outrance, la télé-réalité, les vacances en troupeau sur la plage, les hystéries collectives dans les stades de foot…. elle fait tout pour nous abêtir. On peut même se demander s’il n’y a pas un gigantesque complot pour qu’on ne devienne pas trop intelligents, ce qui pourrait entrainer des révoltes et des tas d’histoires gênantes pour nos gouvernants. »

« Le mieux, ce serait de nous transformer en robots. Comme ça, nous ne serions pas plus intelligents que le permettrait le cerveau central qui nous commanderait. »

« Ainsi la machine humaine pourrait être remplacée par une neuve à qualité égale. Ce serait maîtrisé et très économique. »

« Bon… arrêtons les scénarios catastrophes. Nous dirigeants sont assez sages pour ne pas nous entrainer sur cette pente dangereuse. »

« En effet, nous avons de la chance. Désormais nos achats, nos paiements d’impôts, nos réservations, tout est permis par Internet. De cette sorte, nous, les êtres humains nous pouvons nous concentrer sur l’essentiel : la réflexion, la lecture, l’art… »

« Et le travail… Enfin, jusqu’à ce que tous les travaux soient robotisés, auquel cas nous pourrons tous nous concentrer sur le chômage. »

« N’êtes-vous pas en train de mettre en évidence une contradiction : travaillons plus, dans un monde où il y de moins en moins de travail. Si c’était le cas, nos dirigeants s’en seraient aperçus. J’ai toute confiance. »

« En fait le travail ne disparait pas, il s’émiette. Moi, j’ai un peu de mal à me passionner pour une table pleine de miettes de pain. »

« Allons, allons, ne vous abandonnez pas aux sirènes du déclinisme. »

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