L’attaque du château

« Comment ça : vos caisses sont vides ? Vous n’avez pas de Trésor Royal ? »

« Non, désolé, nous n’avons que des dettes ! »

« Vous ne croyez tout de même pas que mon armée a attaqué votre royauté dans le but d’éponger vos dettes ? »

« Ce n’est pas le tout d’avoir une armée bien équipée, il faut aussi avoir un service de renseignements efficace. »

« Mais enfin… on est au 11 è siècle, il serait temps d’avoir une gestion moderne. Vous vous ne vivez qu’à crédit ! »

« C’est plus pratique, je rembourse un prêt avec l’autre, vous comprenez ? »

« Pas trop, non ! Si tout le monde vit à crédit, il n’y a plus moyen d’attaquer qui que ce soit, pour s’emparer des butins qui dorment dans les sous-sols des châteaux royaux. J’ai l’air de quoi, maintenant ? J’ai fait des frais pour monter cette expédition militaire… »

« J’ai bien une vieille catapulte pour vous rembourser. C’est une occasion de seconde main, mais vous pouvez en tirer un bon prix. »

« Et si je réduisais votre population en esclavage ? »

« Non »

« Et pourquoi ça, non ? »

« Ce n’est pas le tout d’avoir des esclaves, il faut les faire travailler. Et si vous faites travailler des esclaves, ils vont prendre le travail de vos gens, le chômage va se développer, les chômeurs vont se révolter. Vous voyez les problèmes … »

« Ou alors, je vous capture et j’exige une rançon… »

« Personne n’a le moindre sou pour la payer. Le dernier ministre des finances que j’ai nommé a préféré rentrer chez lui, puisqu’il n’y avait pas de finances à gérer. »

« Pfff… Vous n’avez même pas d’hommes politiques capables de faire semblant de gérer quelque chose. »

« Non, tout le monde s’en fout ! »

« Bon, je vais peut-être retirer mon armée, mais il faudrait me faire signe quand vous serez devenu riches. Je n’ai pas vocation à attaquer des pauvres. »

« Ne partez pas comme ça, je vous sens offusqué. J’invite vos soldats à boire un coup dans nos auberges. Et on se met d’accord pour dire qu’ils ont pillé la ville, tout en s’enivrant comme des brutes ! »

« Mais il n’y a rien à piller ! »

« On fait semblant ! On a de très beaux magasins de souvenirs ! On offrira un cadeau à chacun : une carte postale, un foulard, un pendentif… Ce sera sympa ! »

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