Archive pour le 23 janvier, 2018

Vivement le mois de mars !

23 janvier, 2018

« Quel est le mois de l’année que vous préférez ? »

« Moi, c’est le mois de mars, à condition que Pâques tombe en avril. »

« C’est curieux comme choix. »

« Non, c’est le mois le plus tranquille. Il n’y a aucune fête, rien à célébrer. On se contente d’égrener paisiblement 31 jours, sans être obligé de se demander ce qu’on va faire pour honorer la saint-Truc ou la saint-Bidule. »

« Pourtant, vous avez le mois de mai qui est pas mal avec pleine de ponts ! »

« Non, justement ! On est obligé de se demander ce qu’on va faire pendant les ponts. En plus, il y a un vice fondamental dans le mois de mai, c’est que le 8 tombe 7 jours après le 1er, si bien que si le 1er mai est un dimanche, le 8 est aussi un dimanche et vous l’avez dans l’os ! »

« Et le mois d’août ! Ne me dites pas que vous n’aimez pas le mois d’août ! »

« Je hais le mois d’août. C’est encore un mois où il faut absolument « partir ». Résultat on se retrouve à plusieurs millions sur les autoroutes, suant comme des porcs, puis sur les plages pour prendre des ballons de volley dans la figure. Ou pire encore dans les aéroports pour dormir parterre parce que les pilotes sont en grève. »

« Moi, j’aime bien le mois de février. Le ski, les soirées au coin du feu, tout ça… »

« Vous trouvez ? Les routes sont enneigées, vous vous gelez les doigts parce que vous ne savez pas monter vos chaînes sur vos pneus et au final vous avez le plaisir de passer une nuit dans un centre d’hébergement en attendant que la route soit dégagée. »

« Vous ne voyez que le mauvais côté des choses. »

« Vous avez raison. Le mois de février a deux avantages. Le premier, c’est la Chandeleur, j’aime bien les crêpes. Le second, c’est qu’il est le mois le plus court, ce qui permet d’arriver rapidement au mois de mars. »

« Je ne vous parle pas du mois de décembre, évidemment ! »

« Il ne vaut mieux pas. Chercher des cadeaux qui vont finir au fond des placards. Bouffer comme quatre pour avoir mal à la tête le lendemain. Souhaiter la bonne année à des gens qui se fichent de celle que vous allez passer. Merci bien ! »

« Et le mois d’octobre, ce n’est pas mal, non ? Il n’y a rien. »

« Justement, comme il n’y avait rien, on est allé chercher Halloween chez les Américains. Le résultat, c’est comme je n’ai jamais de bonbons pour les enfants qui viennent sonner chez moi, je passe pour le vieux rapiat du quartier. »

« On n’a encore pas parlé de novembre. »

« C’est le pompon ! Aller sur les tombes sous lesquelles on finira bientôt. Merci ! C’est bon pour mon moral ! »

« Juillet et septembre, je suppose que ce n’est pas la peine d’en parler ? »

« Juillet, c’est le tour de France que les français ne gagnent plus depuis 40 ans ! Septembre, c’est le souvenir de ces jours maudits pendant lesquels j’ai eu mal au ventre à chaque rentrée des classes. »

« Il nous reste janvier. »

« Non plus, c’est le mois pendant lequel je passe mon temps à me dire qu’il va falloir se taper une dizaine d’autres mois complètement pourris. »