Leçon de maths

« Bonjour. Ce matin, j’ai commencé ma journée en rencontrant une inconnue qui voulait me vendre un produit. »

« Je parie qu’elle n’a pas apprécié vos blagues au second degré. »

« En effet, elle a pris la tangente. »

« Ensuite, je suis allé à mon Cercle pour discuter avec Louis. Son fils est champion de barres parallèles grâce à sa puissance. »

« Il était content ? »

« Oui, mais il a dû partir chez le docteur : il souffrait d’une sinusite. »

« Alors, il vous a laissé seul à votre table. »

« Non, car Marco est arrivé. Vous savez, celui qui vit grassement de ses dividendes. Il a tenu a payé mon addition. »

« Voilà qui est sympa. Il va bien, lui ? »

« Non, il souffre de calculs. Mais ça ne l’empêchera pas d’aller au théâtre. Ce soir, on joue du Racine ! »

« C’est quelqu’un de carré ! Et après vous avez fait quoi ? »

« Je suis allé à l’église, pour voir le père Chinard. Il a été ordonné prêtre, il y a quelques mois. »

« Qui c’est le père Chinard ? »

« Mais si ! Vous savez bien ! C’est celui qui parle tout le temps par paraboles ! »

« C’est vrai ! C’est une constante chez lui ! Vous vous êtes senti mieux après ? »

« Oui, c’est radical ! J’ai pu aller à la foire pour parler avec des exposants. »

« Les affaires marchent ? Sont-elles en croissance ? »

« Oui, ils étaient en nombre ! J’ai rapporté quelques échantillons de marchandises. »

« Par hasard, vous n’avez pas croisé le facteur ? »

« Non, je crois qu’il a démissionné. Désormais, il vit à l’hôtel dans une suite. »

« Il a bien remonté la pente ! Selon toute probabilité, je suppose qu’il a une relation riche ? »

« Oui, il n’a plus de limites. »

« Vous n’auriez pas les coordonnées de sa sœur par hasard ? »

« Non, mais je sais qu’elle vit à l’intersection de la nationale et de la rue Victor Hugo. Vous savez, la rue en pente !»

« Elle fera le maximum pour retrouver votre courrier. »

« Oui, c’est une femme qui a le sens de la mesure. »

« Si ça marche, faites-moi signe ! »

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