Nos géants

« Si l’on admet qu’une fourmi fait 5 millimètres de haut. Nous les humains, sommes 300 à 400 fois plus grands. »

« Donc, c’est comme si nous rencontrions des géants de 450 à 600 mètres de haut, disons 500 mètres en moyenne, c’est-à-dire la hauteur d’une tour d’appartements. »

« Le plus fort, c’est que lorsque vous êtes sur le point de mettre le pied sur une fourmi, elle ne dévie pas de son chemin. »

« En fait, elle n’a aucune raison de penser qu’on veut l’écraser. Elle vit dans un monde où tout idée d’agression d’un être vivant sur un autre est exclue. »

« Alors que nous les humains, nous ferions a priori l’hypothèse d’une agression en rencontrant nos géants de 500 mètres de haut. »

« Remarque, je suis sûr que nos hommes politiques entameraient des négociations pour nous protéger en attirant les bonnes grâces des géants. »

« Même si les géants étaient gentils avec nous, ils pourraient nous écraser par mégarde. Si un géant vous marche dessus, ça m’étonnerait qu’il vous fasse des excuses, il ne s’en apercevra même pas. »

« Il faut reconnaitre que les fourmis se laissent écraser sans en faire une histoire, ça nous évite un tas de procès. »

« En fait, elles ont un boulot à faire et il n’y a que ça qui compte. Elle trace leur chemin quoiqu’il arrive. Ce n’est pas le genre à se dérouter pour emprunter un passage clouté. »

« Encore une différence. Moi, je ne poursuis pas mon boulot quoiqu’il arrive. Je peux même inventer toutes sortes d’excuses pour ne pas le faire. Surtout si je croise la route d’un géant de 500 mètres de haut. »

« Ceci dit, on s’en fout parce qu’un géant de 500 mètres, ça n’existe pas. »

« Oui et puis, un tel être aurait des pieds de 70 mètres de long au moins, ce qui lui poserait des problèmes de chaussures. Nous, on a une taille raisonnable et des souliers normaux pour marcher sur les fourmis. »

« En fait, je crois que les fourmis sont tellement absorbées par leur job qu’elles n’ont même pas remarqué notre présence. Comment voulez-vous qu’une fourmi chemine avec la tête en l’air ? »

« Nous, nous serions bien obligés de constater la présence de géants de 500 mètres nu-pieds. Encore la preuve que nous sommes plus prudents qu’une fourmi. »

« Je remarque au passage que nos géants seraient obligés de construire des tours de 250 kilomètres de haut pour se loger. Vous vous rendez compte, celui qui habite au dernier étage et qui prend l’ascenseur rentrer tranquillement chez lui, il en a pour deux jours de voyage. »

« Et lorsqu’il rentre à la maison, il doit mettre un masque à oxygène.»

« Voilà une preuve supplémentaire que les géants n’existent pas et ne peuvent exister. Nous sommes des fourmis qui peuvent dormir tranquilles. »

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