Archive pour le 8 septembre, 2013

Alors, ces vacances ?

8 septembre, 2013

« On avait une vue sur la mer, sur le balcon, en se haussant sur la pointe des pieds. »

« C’est pas si mal que ça, moi j’avais la ligne de chemin de fer sous mes fenêtres. »

« La plage la plus proche était à cinq cent mètres. Mais c’était des galets, ça faisait mal aux pieds. Enfin bref, on a pu prendre des coups de soleil tranquillement. »

« Moi j’étais « les pieds dans l’eau »… selon le propriétaire. Il fallait juste avoir de grands pieds. »

« A midi, on mangeait des pizzas et on buvait des Cocas sur la plage… Une vrai vie de patachon, quoi ! »

« Moi, à midi, il fallait que j’aille chercher les gamins au club Mickey, puis qu’on leur fasse des pâtes. Ils avaient l’air très content. »

« L’après-midi, Josiane avait envie de faire les boutiques du front de mer. On a rapporté de merveilleux coquillages. Ils sont dans ma bibliothèque.»

« Vous ne faisiez pas de sieste ? C’est un moment sacré, qu’est-ce que j’ai pu en écraser ! Je me suis bien reposé. Remarquez… j’en avais besoin. Et le soir, vous faisiez quoi ? »

« On allait manger une pizza en regardant le soleil se coucher derrière la gare. Grandiose, je vous dis. On n’a pas ça chez nous ! »

« De notre côté, il y avait souvent des concerts gratuits. Pour ce prix-là, il fallait rester debout, mais on a pu revisiter le répertoire de Claude François et de Sheila. Qu’est-ce qu’on s’est amusé ! »

« Vous n’avez pas fait quelque chose de culturel ? »

« On a visité l’église du village. C’était assez émouvant, ces vieilles pierres, ces vitraux, quelle audace architecturale ! »

« Mais vous avez la même dans votre quartier. »

« Ah bon ? Mais, elle n’est pas au bord de la mer. Et vous comment vous êtes-vous enrichi culturellement ? »

« On allait chaque semaine, au marché local… il y avait plein de marchands avec l’accent du midi… »

« Euh…. Si vous pouviez ne pas imiter l’accent du Midi… Merci. Et en quoi, était-ce un moment de culture ? »

« Bin… parce que leur faconde et leur ton bonimenteur, ça sentait bon le terroir, c’était la vraie vie, avec de vrais gens. Ce n’est pas comme au bureau. »

« Si je comprends bien, c’était un marché coloré comme on n’en voit plus beaucoup dans nos provinces. »

« Euh… bin…. Non, c’était au rayon poissonnerie de l’hypermarché du coin. »