Archive pour le 26 février, 2013

L’homme et l’animal, et vice-versa

26 février, 2013

« A bon chat, bon rat. »

« C’est bien vrai, ça. Quand le prédateur est bon, la proie doit être meilleure si elle tient à la vie. A force de se faire découper en morceaux par les bêtes féroces, l’homme est devenu plus malin. Il reste à espérer que les animaux ne sont pas en train d’essayer de reprendre le pouvoir en accroissant leur intelligence. Si c’est le cas, on est mal. »

« Il faut dire que certains individus le cherchent. Il ne faut pas être très subtil pour aller faire du surf dans un océan bourré de requins mangeurs d’hommes. Ne donnons pas trop d’idées à nos amis les bêtes. Essayons plutôt de coexister pacifiquement. »

« C’est très écolo ce que vous dites. »

« Oui. Je pense que notre présence sur Terre n’est pas une évidence. Le Monde est un grand désordre : des jungles ici, des déserts là, du pétrole dans un coin et rien dans l’autre, des endroits trop arrosés et d’autres trop secs. Et subitement apparait un être à deux pattes qui ne pense qu’à mettre de l’ordre en se disant que c’est beaucoup mieux comme ça. Le pire c’est que cet entité se reproduit et élève ses enfants dans la même croyance. »

« C’est vrai que l’homme est de plus en plus intelligent et qu’il est même sur le point de créer de l’intelligence. Mais justement, ça lui permet de garder de l’avance sur la bête féroce. Il est là pour longtemps. »

« Oui, mais s’il se conduit en dictateur, ça va mal se finir. La nature va se révolter. D’ailleurs, elle n’est pas très contente la nature : voyez les ouragans, le réchauffement climatique, les tremblements de terre. Soyons modestes, c’est ça l’intelligence… »

« On ne va peut-être pas retourner au temps des cavernes. Moi, j’aime bien mon confort. J’aurais du mal à me priver de mon grille-pain dans ma grotte préhistorique. Je voudrais aussi conserver ma voiture et mon radar de recul, si ça ne vous dérange pas. »

« Vous avez raison. Il faut garder notre capacité à progresser mais faire attention aux dégâts collatéraux. Moi, je pense que ça passe par la sauvegarde du désordre. N’essayons pas d’irriguer le Sahara ou de bitumer la forêt amazonienne. Laissons les hommes se disputer entre eux pour des bêtises. Tant qu’ils se chipotent mutuellement, ils ne pensent pas à inventer des trucs qui vont les dépasser.  Par exemple, le débat sur la semaine de 4 jours ou de 5 jours à l’école ne sert à rien, d’autant plus que ça fait des années que ça dure. C’est donc très bien… »

« Ah, vous trouvez ?… »

« Oui, je préfère ça plutôt qu’on se demande comment on pourrait arriver 100 % d’élèves très brillants qui finiront pas se déchirer comme des chiens pour avoir les premières place dans la vie. Vous voyez, le retour du règne animal nous menace… »

« C’est vrai. Même sans çà, c’est déjà compliqué de se faire une place au soleil sans se faire cannibaliser par son voisin de bureau… »