Archive pour le 11 septembre, 2012

Queleques expressions de chez nous

11 septembre, 2012

« Je n’aime pas qu’on me raconte des salades ».

« Ça doit être dur d’écrire une histoire sur des salades. Il faudrait imaginer une pauvre laitue qui serait tombée dans les griffes d’ignobles poivrons, opérant comme des pirates dans la mer des Caraïbes. Le persil épouserait la belle laitue qu’il aurait délivrée de ce bandit de concombre  qui l’avait rachetée au poivron comme un esclave romaine ».

« C’est complètement idiot comme histoire ! ».

« C’est pour ça qu’il ne faut pas me la raconter ».

« C’est une simple façon de parler ! Si j dis qu’il ne faut pas raconter d’histoire à dormir debout, vous n’allez pas me faire le récit de vos tentatives pour vous endormir sans vous coucher ».

« Bin…si, justement ! Un jour, j’ai réussi à m’endormir dans le métro. Le problème, c’est que ma voisine a fait la même chose. Elle n’était pas très contente quand je lui ai fait remarquer d’un ton enjoué que nous avons dormi ensemble. C’était pour rire ».

« Si je comprends bien, vous prenez tout au premier degré ».

« Oui. C’est une vraie maladie reconnue par la science. Au lycée, le prof avait dit qu’il fallait savoir ses leçons sur le bout des doigts. J’avais donc écrit toutes mes formules de maths sur mes phalanges, c’était très pratique pour m’en souvenir. Le prof a dit que je ne comprenais pas grand-chose à son enseignement ».

« Il avait peut-être raison ».

« Depuis, je fais tout de même attention à ce que je fais. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Mon fils vit toujours avec moi. Je ne suis pas idiot ».

« Moi non plus ».

« Je préfère ça. Finalement les beaux esprits se rencontrent ».

« Comment pouvez-vous comparer la beauté de votre esprit à la mienne ? ».

« C’était une expression, je ne me permets pas de comparer votre esprit au mien ».

« Bon, là je suis au bout du rouleau ».

« Il faut en acheter un autre ! Ce n’est pas très cher ! ».

« Ce n’est pas ce que je voulais dire. Si vous prenez tout au pied de la lettre, on ne va pas s’en sortir ».

« Je ne prends rien. Je regarde tous les jours les pieds du facteur, mais je n’y trouve rien dont je pourrais me saisir. ».

« Hé bin ! On est dans de beaux draps ! »

« Vous me faites penser qu’il faut que je change les miens, je ne dors pas bien dans du nylon ».

« Il y a des promos en ce moment. Ne ratez pas le coche ! »

« Il faut prendre le coche pour aller à Carrefour ? Je croyais qu’on pouvait s’y rendre en bus ou en voiture ! »

« Pff !… »