Leçon de grammaire

Marcel est un écrivain sans succès.

Il a pour parent Thèse, un autre auteur très connu et pour amie Aline Héa une romancière qui défraie la chronique littéraire.

Il met un point d’honneur a dédicacé ses livres à sa famille.  Lorsqu’il les lit à haute voix, son accent grave donne de la vie à ses récits.

Parfois, il s’exerce dans des concours littéraires. Il participe. Passé le moment de l’envoi, il attend fiévreusement le résultat.

Sa dernière œuvre parle d’un prisonnier libéré conditionnel, présent à toutes les pages de son roman.

Ses personnages sont des êtres peu fréquentables. C’est nécessaire. Pour lui, on peut même dire que c’est impératif.

Les gens plus que parfaits, ça ne l’intéresse pas.

Mais les hommes qu’il décrit sont en accord avec eux-mêmes et ne cherchent pas à recomposer leur passé qui, de toute façon, ne sont pas simples.

Aujourd’hui, il attend le résultat du Grand Prix du Roman. La récompense est élevée. Pour son revenu, ce serait un complément, objet de toutes les convoitises. Un échec serait synonyme de faillite personnelle. Son compte en banque souffre de la conjonction de ses achats impulsifs et de ses goûts de luxe.

Récemment, il a rencontré Jules, un de ses anciens subordonnés qui lui a fait une proposition relative à sa situation personnelle.

Marcel pourrait faire l’article pour ses produits. Il a du talent pour apostropher le chaland. Il a le verbe haut. Il est démonstratif. Son discours est direct. Bref, il a toutes les qualités d’un bon vendeur.

Dans le futur, il pourrait être déterminant dans l’entreprise de Jules. Pour attribut, il pourrait avoir le titre de directeur commercial. C’est synonyme d’une bonne paie. A titre indicatif, Jules parle de trois mille euros par mois.

Marcel est resté interrogatif. C’est un travail singulier qui lui est demandé là. Peut-être ne devrait-il pas laissé passer cette chance ? D’habitude c’est un sujet qu’il préfère éviter. Il ne devrait pas décliner cette invitation.

Laisser un commentaire