Notre critique littéraire

« Vous avez lu mon dernier bouquin ? » 

« Je suis en train. Je peine un peu. C’est dur de dépasser la page 10. Vous faites des phrases trop longues : arrivé à la fin, j’ai oublié le début. Et puis j’ai une dent contre les participes présents ! » 

« Qu’est-ce qu’ils ont mes participes présents ? » 

« Il y en a beaucoup trop ! Ils sont trop présents ! Et ces pronoms relatifs ! Quand on additionne participes présents et pronoms relatifs, ça en fait du matériel superflus !  Vous ne pourriez pas enlever les adverbes pendant qu’on y est ?  

Quant à l’histoire, il faut la simplifier. Le garçon de café par exemple, on se fiche complètement qu’il aime jouer aux petits chevaux ou que sa sœur soit bonne sœur ! D’ailleurs il n’est pas très sympathique. On dirait que c’est un truand. Qu’est-ce que c’est que ces manières de braquer des casinos la nuit et de servir des apéros le jour ? Quand dort-il cet homme ? On ne sait pas quand il dort, ce n’est pas très vraisemblable. Ce n’est pourtant pas très difficile de décrire un homme qui dort ! 

Et puis cette tante qui vient le voir depuis le Poitou ! Pourquoi fait-elle tout le temps du pâté aux olives, ce n’est pas bien expliqué. On aurait plutôt vu du pâté de campagne à l’Armagnac !  

A la page 150 on voit apparaitre le diable à cheval sur un balai pendant que le Commissaire en chemise de nuit se rend aux toilettes. Est-ce bien réaliste ? Une chemise nuit pour un cadre supérieur de la police !!! 

Quant à la fin, parlons-en de la fin ! La tante du Poitou qui part aux Bahamas avec le magot déterré dans le jardin du curé ! Ce n’est pas du tout original. On s’attendait plutôt à ce qu’elle tombe amoureuse du Commissaire de Police et qu’ils partent en voyage de noces à Melun tandis que la sœur du garçon de café aurait dévalisé la caisse du bistrot de son frère accompagnée d’une horde de bonnes sœurs en cornettes ! » 

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