Archive pour le 17 octobre, 2010

Nos controverses philosophiques (4)

17 octobre, 2010

Comme à son habitude, Monsieur Leblanc s’arrête un instant devant le jardin de M.Lenoir. L’automne venant, celui-ci ratisse les feuilles jaunâtres qui jonchent sa pelouse. Monsieur Leblanc salue cérémonieusement son voisin. 

Il s’inquiète de l’absence de Monsieur Lerouge à la dernière assemblée générale du club bouliste qu’ils fréquentent tous les trois. Monsieur Lenoir avoue son ignorance : 

« Qu’est-ce qu’il devient ? … Je n’en sais rien, je ne le vois plus » 

Monsieur Leblanc s’interroge à haute voix : 

« Alors, c’est qu’il est devenu transparent. Non, voyons… Ce n’est pas possible. C’est qu’il est parti ! C’est fou, il faut toujours que les gens partent. Certes, au début des temps, les hommes se déplaçaient tout le temps à la recherche de leur pitance, mais avec le développement de la civilisation, nous sommes devenus sédentaires. Si tout le monde bouge, ça va être la pagaille ! Dans ce surcroît de mobilité géographique, ne peut-on pas voir une régression sociale ? Qu’en pensez-vous, Monsieur Lenoir ? » 

Pour une fois, Jean-Antonin Lenoir est de l’avis de Monsieur Leblanc. Il s’appuie sur son râteau et enchaine : 

« Vous avez raison, Alexis, les hommes croient toujours que c’est mieux ailleurs : plus de soleil, plus d’argent, plus de gens sympathiques… » 

(suite…)

Vingt précautions valent mieux qu’une

17 octobre, 2010

Henri hésite :  le temps est incertain.

On pourrait même dire mitigé.

Il formule plusieurs hypothèses sur le déroulement de ses congés.

Il examine l’éventualité de longues promenades.

Sans pour autant écarter la possibilité de visites de monuments historiques qui le mettraient à l’abri d’éventuelles intempéries.

Il faut qu’il en délibère avec Gontran avant de prendre une décision.

Peut-être même devrait-il partager sa perplexité avec Antoine qui est un homme avisé.

Sans oublier Jim, dont il apprécie les conseils.

Mais Henri est prudent : il ne faut pas aller trop vite en besogne pour ne pas se tromper.

On ne prend jamais assez de précautions !

Il va plutôt consulter Louisette qui connait, mieux que lui,  les personnes à interroger.

Et puis après, il établira son objectif et une première version de son programme de travail pour les vacances.

Pour plus de sureté, il le fera valider par grand-mère Ernestine qui pourra réunir le conseil de famille.

Il faut savoir tirer parti de l’expérience des anciens, que diable !