A grandes eaux

Auguste n’a pas inventé l’eau chaude.

Il sort sous la pluie sans parapluie : il rentre trempé comme une soupe.

Il regarde Fanny, sa femme, avec les yeux mouillés.

Mais Fanny est très soupe au lait.

Il sait qu’il y a de l’eau dans le gaz.

Et que son couple s’en va en eau de boudin.

Il ne faut plus qu’il se rince l’œil en regardant les filles.

Il ne faut plus qu’il dépense tout son liquide au poker.

Il doit s’arrêter avant que la goutte ne fasse déborder le vase.

Aussi Auguste supplie-t-il  Fanny de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

Il voudrait simplement couler des jours heureux avec elle.

Une Réponse à “A grandes eaux”

  1. CILOU dit :

    Bonjour TIntin,
    Attention à ne pas se retrouver le bec dans l’eau sinon il devra couler beaucoup d’eau sous les ponts avant qu’elle ne lui pardonne… si Fanny pardonne?
    J’ai aimé ce texte comme toujours, j’espère que tu vas bien, Cilou

    Dernière publication sur Plius : Le vent a tourné

Laisser un commentaire