Ennui

Ce matin, dans le métro, la scène magique n’a pas lieu. Imaginez un peu : le wagon aurait été bourré : hommes d’affaires en costard, grappes de lycéens chahuteurs, jeunes rappeurs en survêtements, vieilles dames fatiguées. Malgré la foule, la chaleur poisseuse, les mines fatiguées, mon regard aurait rencontré le sien. Assise contre la fenêtre, elle aurait soudain tourné le visage vers moi et ses yeux bleus se seraient illuminés. Elle n’aurait pas souri, mais elle aurait été comme stupéfaite de me croiser dans ces circonstances. Nous aurions échangé timidement quelques mots. Elle prendrait la même rame tous les matins. Nous nous serions dits « A demain ! », et je l’aurais suivi d’un regard mouillé alors qu’elle se serait frayée un chemin dans la foule.

Eh bien ! Non ! Rien. Les hommes d’affaires, les rappeurs, les vieilles dames fatigués sont bien à leurs postes. Mais, elle non. J’essaye de dévisager attentivement un profil finement délié et deux grands yeux noirs éclairés d’une lueur maligne. Mais l’homme qui siége à coté de l’objet de mon attention, lui prend la main d’un geste empressé. Leurs yeux se trouvent amoureusement. Je suis encore refait pour aujourd’hui. En descendant de la rame, j’ai l’impression fugace qu’une jeune fille me sourit. Trop tard, elle est montée, le train part, je reste à quai.

En arrivant au bureau, je fouille en vain ma messagerie : quelques mails d’Outre-atlantique me conseille l’usage du Viagra. J’écoute longuement mon téléphone qui m’assure que personne n’a envisagé de me parler depuis hier soir et regarde avec amertume mon fax muet, les yeux dans les yeux, ou plutôt dans les clignotants. Rien non plus. L’appel de la direction, tôt le matin, celui qui vous fait croire que vous êtes indispensable, qu’il aurait été préférable que vous passiez la nuit au bureau, que vous êtes l’homme de toutes les situations et que vos patrons ont bien de la chance de pouvoir compter sur vous ….. Eh bien, cet appel-là ne mettra pas mon énergie à l’épreuve aujourd’hui. Pire : j’ai tout le temps, comme chaque jour, d’aller prendre un jus à la cafétéria.

La cafétéria sent le café, ce qui peut paraître indispensable, mais aussi l’eau de javel et la poussière, odeurs piquantes dont je me dispenserais volontiers. Les habitués de neuf heures du matin ont déjà pris position dans ce cœur de l’entreprise. Josiane, la standardiste et ses pantalons moulants. Mercadier, de la compta, qui proclame chaque matin qu’il préfère le thé au café. Poulain du service informatique qui vient là pour draguer Josiane, sans succès d’ailleurs. Carlier qui se flatte toujours d’avoir les dernières nouvelles de la direction. Petrescu qui ne parle que de foot. Martine, une jeune commerciale, aux tenues flambantes et aux décolletés ravageurs.

Je jette un « salut à tous » en arrivant et puis commence à titiller la machine à café en espérant qu’elle délivrera le breuvage voulu. Je m’installe en face de Martine qui parcourt les prospectus de vacances du Comité d’Entreprise, les jambes hautes croisées. Je m’aperçois que je n’ai rien à lui dire. Elle non plus. D’ailleurs, elle ne cherche même pas.

J’espère vaguement recueillir une information croustillante dont nous pourrions longuement disséqué les effets avant de regagner nos bureaux. Je ne sais pas moi ! Par exemple, le départ de Fergusson, le directeur général qui serait appelé à de plus hautes fonctions et, par le fait même, nous ficherait la paix avec ses tableaux de bord ou ses indicateurs de performance. Je regarde Carlier : il a l’air éteint ce matin. Apparemment, il soigne un rhume. Ce n’est pas son jour.

-« Bon, eh ! bien, moi, si ça ne dérange personne, je vais plutôt prendre un thé !… »

Comme chaque jour ouvrable que Dieu fait, Mercadier tient à faire remarquer sa présence. Non, son thé ne dérange personne. La seule chose qui me dérange, c’est que rien ne me dérange aujourd’hui. Je partage mon ennui avec celui des autres. Josiane est allé chez sa mère ce week-end et elle a ramassé des champignons dans les bois tandis que son frère repeignait les volets en rose. C’est le seul renseignement stratégique que je glane. Et encore, on n’est pas sûr de l’issue de l’affaire ! De source bien informée, Josiane croit savoir qu’il faudra passer une deuxième couche de peinture sur les volets de sa maman.

Retour au bureau. Je rumine un peu. La journée s’annonce mal, c’est-à-dire exactement conforme à la précédente, voire même comme celle d’avant. Je devrais peut-être bouleverser l’agencement de ma pièce de travail : ça pourrait être un sujet de conversation dans les jours qui viennent ! Mais les prises du réseau ne sont pas amovibles, le déplacement de mon ordinateur va soulever des montagnes de problèmes avec le service informatique qui me découragent d’avance.

Chargé d’affaires au département du Contentieux dans cette société d’assurance : c’est mon titre. Enfin, plutôt le nom de la case que j’essaie d’occuper. A trente ans, je commence à me demander si tout ça correspond bien à mes ambitions de jeune homme. A la fac, il me semble me souvenir que je voulais mettre mon savoir à la disposition d’organisations humanitaires quelque part dans le Sahara ou alors dans la forêt amazonienne ou alors que j’envisageais de poursuivre en justice, sans relâche, les industriels pollueurs ou les armateurs qui souillent nos océans et nos plages. Et puis j’ai dévié vers le droit des assurances, secteur qu’on m’affirmait plus lucratif. On ne s’assure pas beaucoup en plein milieu du désert ou de la jungle. Plutôt que de les assigner devant les tribunaux, j’en suis à défendre les grands holdings industriels contre le risque que leurs activités malsaines leur font courir d’être traînés devant les juges par petits  maires pointilleux de communes atlantiques soucieux de la propreté de leurs plages municipales.

Solange, la secrétaire m’interrompt en m’apportant le courrier. Elle est sympa, Solange, derrière ses lunettes à fortes montures. Bien roulée, mais pas pin-up, plutôt sympa, avec du recul sur la vie. J’envie parfois sa placidité : elle se contente de son job, de son conjoint et de ses deux gamins. Pas compliquée, quoi ! Il me démange de lui demander si elle ne s’ennuie pas dans l’existence, mais je ne vois pas bien l’intérêt de ma question. Et puis au cas l’idée ne lui aurait jamais traversé l’esprit, il ne serait pas très correct de ma part de lui souffler que l’on puisse trouver l’existence morne et inintéressante.

Dans le tas d’enveloppes, je rêve parfois qu’il pourrait se nicher l’affaire du siècle. L’escroquerie aux assurances gigantesque, insoupçonnée, que je flairerai rapidement, qui exigerait un enquête difficile, approfondie, au cours de laquelle mes compétences de juriste – à un niveau de bac plus huit, je le rappelle au passage- brilleraient de toute leur intensité. Ce magnifique exploit serait mesuré à sa juste valeur en haut lieu et me prédestinerait évidemment à prendre la tête du Département Contentieux avec un salaire ajusté en conséquence et les félicitations de la direction générale. Je serais alors appelé en consultations par les principaux groupes internationaux jusqu’à New York, Montréal ou Tokyo. Mes talents de négociateurs m’ouvriraient les portes des palais présidentiels en Afrique ou en Amérique du Sud. Je deviendrais un conseiller écouté des grands de ce monde, introduit dans les milieux les plus discrets de la haute finance internationale.

Le courrier s’épuise rapidement. Des chèques, des mémorandums, des pubs…. Rien qui puisse me permettre d’envisager de déloger le vieux Durin qui va gouverner mon service encore quelques années si ça continue comme ça. Il faudra que je soudoie Carlier pour qu’il s’informe sur l’échéance de son départ en retraite.

A onze heures, Durin m’appelle dans son bureau. Tiens ! Ça lui arrive rarement. Il assume une soixantaine bien tassée, Durin. Ventripotent, le visage couperosé, les yeux d’un bleu très pâle, quelques mèches blanches décoiffées s’emmêlent au sommet de son crâne lisse. Je prends l’air intéressé, attentionné, un peu hypocrite :

-« Vous m’avez fait appelé, Monsieur ? »

Avec Durin, on fait les choses à l’ancienne, on ne se tutoie pas.

Oui, il m’a fait appelé, mais c’était juste pour mettre au point les congés de Noël. Compte tenu des desiderata des uns et des autres, il faudrait que je travaille le 26 décembre. Au cas où j’aurais cru ma présence importante, Durin précise qu’il ne se passera sûrement rien ce jour là. C’est juste pour la forme : il faut un permanent. J’accepte donc d’être présent le 26.

A midi trente, déjeuner au bistrot de la mère Victorine. Les mêmes que le matin se rencontrent et se  tiennent compagnie : Poulain, Petrescu, Carlier, Mercadier, Josiane, etc…. Petrescu analyse la situation catastrophique du Paris-Saint-Germain. Il est abattu : on n’a jamais vu ça. Je compatis : à mon avis,  il faudrait virer l’entraîneur. Le problème, c’est qu’on les a déjà tous virés. Non, Pétrescu songe plutôt à un recrutement judicieux. La semaine dernière, il voulait acheter Thuram. Aujourd’hui, il a mieux : il va faire revenir Ronaldinho.

Au bistrot, nous avons notre table habituelle. Poulain s’est une nouvelle fois assis à coté de Josiane. Il se penche vers elle. Il se penche même beaucoup. Elle rie de toutes ses dents blanches et éclatantes. Mais, au vu la peine que se donne Poulain, on sent bien qu’il n’a pas encore obtenu ce qu’il cherche. Martine, la commerciale est là aussi, mais son décolleté n’intéresse personne. Elle en est vaguement contrariée et ironise sournoisement sur l’empressement de Poulain à l’égard de Josiane :

-« Poulain, si je ne te dérange pas… tu peux me faire passer la carafe d’eau ? »

Poulain tend la carafe sans quitter Josiane des yeux. Il éclabousse largement Martine qui s’indigne :

-« Merci, Poulain ! Merci, bien ! »

On rit. On ne sait pas pourquoi mais la tablée s’esclaffe.

Comme chaque jour, Durin arrive. Il ne nous regarde pas et va directement à la table qui lui est réservée près d’une fenêtre. Durin ne se mélange pas. Je ne pense pas qu’il fasse preuve de snobisme. J’ai simplement l’impression qu’il se fiche de nos histoires. Il y a des jours où je lui donne raison. Il déplie laborieusement le Figaro et se plonge dans sa lecture en attendant de passer commande. Bernadette, la serveuse circule. Je me demande en la regardant si elle envisage un autre avenir professionnel, Bernadette. Et même un avenir tout court. Je pense à une chanson de Piaf dont j’ai oublié le titre.

C’est mercredi, le jour de la blanquette. Je ne déteste pas la blanquette, la blanquette de la mère Victorine honore la cuisine française. Mais c’est sans surprise : la religion a inventé le poisson du vendredi, la mère Victorine a découvert la blanquette du mercredi. Il n’y aura pas d’exception. Tout ce qui pouvait être dit sur la blanquette de la Mère Victorine a déjà fait l’objet de tous les commentaires. Elle est donc dégustée dans l’indifférence générale. Poulain prend un malin plaisir à picorer dans l’assiette de sa voisine qui feint de s’indigner en gloussant désagréablement. Pétrescu envisage de recruter Zidane. Malgré son âge, il pense qu’il pourrait encore distribuer de bons ballons au milieu du terrain.

L’après-midi s’annonce encore plus languissant que la matinée. Je reçois les directeurs d’une société de fabrication alimentaire qui ne paient pas leurs primes régulièrement. J’applique la méthode Durin : on ne perd pas son temps avec les petits artisans qu’on traîne tout de suite devant les tribunaux, par contre, avec les gros clients, on négocie, on trouve un compromis. Je mets donc un arrangement au point avec ces producteurs de yaourts qui m’affirment être dans la purée en raison de la montée des cours des matières premières. Durin sera ravi.

A trois heures, Solange passe la tête : le Comité des Fêtes cherche quelqu’un pour faire le père Noël pour amuser les enfants du personnel le 25 décembre. Elle me demande à tout hasard si…. Et puis elle referme la porte en riant du caractère incongru sa question. Je me rêve un instant en manteau rouge et barbe blanche.

Un peu plus tard, j’abandonne un dossier international pour une nouvelle virée à la cafèt’. Carlier occupe encore les lieux, seul. Il s’époumone bruyamment dans un kleenex. J’en profite pour le brancher un peu, on ne sait jamais :

-« Alors quoi de neuf à la Direction, Carlier… ?? »

Carlier arbore une mine renfrognée, préoccupée :

-« Rien, mais alors ce qui s’appelle rien…. Ca sent mauvais, on a l’impression qu’ils préparent un mauvais coup… »

C’est comme ça : quand Carlier n’a rien à raconter, c’est que quelque chose d’anormal se mijote. Si la direction ne communique pas, c’est qu’« ils » trament une opération douteuse dans l’ombre. Je n’en saurai pas plus. Carlier non plus d’ailleurs. Il part en disant qu’il va se renseigner. Personne ne saura sur quel sujet, mais enfin il part à la pêche aux informations tout de même.

En fin d’après-midi, visite traditionnelle de Lambert. Lambert présente une apparence un peu fruste : il est massif, des épaules et des poings de géant, mais c’est un affectif perdu dans un monde de brutes. Personne ne sait trop que faire de Lambert : beau-frère du Directeur Général, la question de son licenciement pour incompétence notoire ne se pose pas, évidemment. Durin a du accepter sa présence dans ses effectifs, mais ne peut l’employer efficacement, ni même de manière inefficace. Les compétences de Lambert en droit des assurances valent les miennes dans le domaine du folklore hongrois. Résultat : Lambert traîne la savate de bureau en bureau en se répandant longuement sur sa misère et celle du monde. Lambert fait partie de cette caste redoutable dans toutes les entreprises : celles des gens qui sont malheureux et qui en déduisent qu’il est indispensable que les autres le soient aussi. Si on ne pleurniche pas avec eux, on passe pour des machines à travailler sans cœur.

Je me débarrasse de Lambert en décrochant mon manteau et en prétextant un rendez-vous urgent. En fait, je rentre chez moi, c’est un peu plus tôt que d’habitude, mais je serai tout aussi productif à la maison qu’en écoutant Lambert se lamenter jusqu’à la nuit tombée.

Le retour en métro est morne. Pas la moindre bousculade qui aurait permis de se plaindre des conditions de transport. Je n’aperçois pas non plus l’ombre d’une grève qui nous réunirait entre usagers pour maugréer et affirmer que « nous sommes toujours pris en otage » devant les micros tendus par des journalistes avides de mouvements de foule. J’habite un immeuble confortable, mais en banlieue. Pour les classes moyennes, se loger à Paris est devenu inaccessible. Tout le monde le sait, sauf la mairie et le gouvernement.

Pas de courrier, même pas une facture. Je regarde les boîtes aux lettres voisines de la mienne : certaines regorgent de documents publicitaires. Je n’intéresse même pas les services de marketing. C’est très désagréable ! On dirait que personne n’envisage ma participation à la société de consommation !

Que pourrais-je faire pour changer ma vie ? Faire du sport ? De la musculation peut-être ?  C’est astreignant. Et puis qui impressionnerai-je ? Je pourrais acheter un chat, il s’occuperait sûrement de moi lorsque je rentrerais du boulot. Oui, mais il faudrait changer la caisse, prévoir le problème des vacances, se débarrasser des poils qu’il laisserait partout, le faire vacciner…. Ou alors, je pourrais me marier. J’y ai déjà pensé, mais les contraintes sont encore plus nombreuses : à tout prendre, je préférerais encore acquérir un félin domestique. Partir en voyage ? Pas trop loin alors, sinon il faudra que je me préoccupe de mon passeport, que je retrouve mon carnet de vaccinations. C’est assommant ! Et puis, je pourrais peut-être en parler à la cafétéria pendant trois jours mais ça n’irait pas très loin !

Heureusement, j’ai prévu une sortie ce soir avec deux potes de fac : Jérémy et Mathieu. Mathieu, cinéphile averti, a dégoté un petit chef-d’oeuvre dans une salle d’Arts et d’Essais. Jérémy et moi-même, nous le retrouvons sur le trottoir, devant le cinéma, pas très convaincus du bien-fondé de notre soirée, mais on ne résiste pas à Mathieu. Pour ce qui me concerne, c’est Mathieu ou deux heures débile devant la télé.

Le film s’étire dans une langueur et une longueur insupportables, les acteurs passent leur temps à se regarder intensément sans rien dire. Parfois l’un d’eux soupire longuement en tirant sur un mégot et puis le jette d’un mouvement las dans le caniveau. Je n’y comprends pas grand-chose. A la sortie, Mathieu est ravi :

-« Génial, non ? »

Jérémy fait grise mine. Je le soupçonne de s’être endormi pendant la projection. Il n’est pas en mesure de proférer le moindre commentaire.

 Je me risque :

-« Ça manquait peut-être un petit peu de rythme, non ? »

Mathieu passe la main dans sa tignasse blonde, il enfonce ses deux poings dans son blouson de cuir et déclare que tout était dans le non-dit, dans l’ellipse, le symbole. Le problème de la non-communication était, pour une fois, abordé en profondeur dans une expression cinématographique originale qui dépasse de loin tout ce qui a été fait sur le sujet. Je ne contrarie pas Mathieu, d’ailleurs personne ne le contrarie Mathieu. Il a l’air tellement sûr de lui.

Fin de soirée dans un pub. L’ambiance me donne immédiatement envie de rebrousser chemin : la musique assourdissante, les lumières plus que tamisées, entrecoupées parfois d’éclats multicolores, des silhouettes informes qui s’agitent dans la pénombre. Parfois, j’ai l’impression de percevoir une fille peu vêtue portant, à bout de bras, un plateau de verres et de bouteilles vides. Dans des recoins, je distingue des couples enlacés. Jérémy et Mathieu me parlent, je n’entends rien mais je crois comprendre, dans un espace d’accalmie sonore, qu’il s’agit là d’une boîte « super branchée » et qu’il faut y être vu. Par qui ? C’est la seule question qui me vient à l’esprit. C’est aussi l’unique question qu’il ne faut pas poser.

Vingt trois heures quarante cinq, je ferme le cahier où je consigne le déroulé de toutes mes journées. Je collectionne plus particulièrement les jours pendant lesquels il ne se passe rien. Mais alors vraiment rien. Et puis je les note. Je veux dire que je leur attribue une note. Les dernières vingt quatre heures valent 17 sur 20. Sur le plan de la vacuité intellectuelle, c’était pas mal, mais j’ai connu encore pire. Il faut que j’aille me coucher pour affronter la suivante. Il est vrai que demain, c’est le jour du coq au vin chez la mère Victorine.

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