Chantons!…. Enfin essayons!

Vladimir sort avec Natacha. La place Rouge est blanche, il faut dire qu’il a beaucoup neigé la nuit dernière et que les chasse-neige d’un modèle ancien ne supportent pas les grands froids.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle. Enfin, Paulo essaie de les ramasser à la pelle, mais beaucoup s’échappent poussées par le vent fripon. Ce serait beaucoup plus pratique avec un aspirateur adapté comme il en existe dans le commerce, mais la municipalité n’a plus de crédits. Seuls les manches de pelle très usagés on été remplacés.

Maurice arrive à Pôle Emploi comme tous les matins depuis quarante ans. Il parait que c’est comme ça qu’il faut dire maintenant. Qu’ont-ils fait de l’ANPE ? Maurice était le poinçonneur des Lilas. Il n’y a plus de place correspondant à sa qualification. Le conseiller ne le conseille plus : Maurice ne sait faire que des petits trous. Il faudrait lui trouver quelque chose à percer, il pourrait démontrer son savoir-faire.

Les portes du pénitencier vont bientôt se refermer. Enfin… ce n’est pas sur. Comme tout est commandé électroniquement maintenant, ça marche quand ça veut !

J’entends siffler le train. C’est d’ailleurs assez curieux parce qu’on ne peut plus dire aujourd’hui que le TGV émet un sifflement. Peut-être pourrait-on parler d’un feulement métallique, à la rigueur ! Ce doit être l’Autre. Je lui avais pourtant bien dit d’aller siffler sur la colline en cueillant un bouquet d’églantine.

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