Archive pour le 18 août, 2009

Jeux de mots

18 août, 2009

Je priais pour que son pull en mailles  m’aille sans faille, aïe !

Le têtard fêtard vient en retard, très tard.

De Bali, Papi fit ses valises salies pour le Mali.

Le comble, c’est qu’il dut combler ce trou dans ses combles.

Oui, Louis ouit.

A Dinard, un veinard, un manar et un loubard buvaient du pinard comme des buvards.

Sens ! dit Sandy, ces cent dix parfums.

Hier, très fiers, ils pillèrent un stock de serpillières.

Pourquoi ce koala est là ?

Cet homme versatile aux yeux verts, se versait un verre et versifiait avec verve.

Le dromadaire buvait son madère hebdomadaire.

Sur
la Croisette, je croise Zézette

Une soirée familiale

18 août, 2009

Mon père vient de repousser la porte sur le froid de l’hiver.

-          C’est toi ?

Oui, c’est lui. D’ailleurs, je savais que ça ne pouvait pas être quelqu’un d’autre. Comme depuis 23 ans, c’est lui qui répond d’un grognement à cette interrogation immuable lancée du fond de la cuisine.

Il piétine un instant le paillasson qui crisse sous ses pieds. Le tintement de la vaisselle le rassure : ma mère s’active aux fourneaux. Une odeur entêtante de poireau lui parvient. Chez lui, ça sent toujours le poireau. Il ne comprend pas pourquoi. Même quand ma mère ne mets pas de poireaux dans la soupe, ça sent le poireau.

Dehors, il a eu froid. En reniflant bruyamment, il s’essuie le nez de son revers de manche puis se débarrasse de sa vaste canadienne et de ses rudes godillots avant d’entrer dans la pièce principale.

Ma plume sergent-major grince sur mon cahier d’écriture. Sous la lueur livide chichement filtrée par un abat-jour informe, je m’applique à ma rédaction. Ma tête penchée effleure la toile cirée. Il s’agit de raconter mon dernier rêve. Moi qui ne rêve jamais, j’invente n’importe quoi : mon héros vient de trucider son quatrième dragon. Il envisage de s’attaquer au monstre qui a emporté la belle au bois dormant dans la forêt avec des intentions malveillantes.

(suite…)