Dieu est portugais

Au début, c’était un très vilain bébé contrairement aux autres.
Les nurses ne l’aimaient pas et se le refilaient s’en vergogne.

Sauf Maria qui s’en enticha. Ce bébé était moche mais il lui parlait en portugais.

A l’école les maîtresses le redoutaient, il était toujours aussi vilain.

Sauf  l’institutrice Julie qui s’intéressa à son cas car en dépit de sa laideur, car il élevait des nombres au carré sans faille.

Plus tard, aucune autre femme ne lui accorda d’attention.

Sauf Gilberte qui se maria avec lui car il cuisinait le poulet basquaise à merveille.

Aux impôts, personne ne voulait être dans son service : il faisait peur à tout le monde.

Sauf Henriette qui travailla assidûment avec lui, car il travaillait laid mais bien.

A la fin, Dieu fit la grimace.

Mais Dieu est grand et l’admit en son sein des saints.

C’est dans ces circonstances que Dieu apprit le portugais, l’extraction d’une racine carrée, le poulet basquaise et le remplissage d’une déclaration fiscale.

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