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24 mars, 2015

amoi-bis

compteur
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Ba, be, bi, bo, bu…

22 avril, 2017

Elle a un but !

D’un bond

Elle s’assied sur le banc

En bois,

Pour manger un bout

Et des baies,

A côté du beau

Blond et bi

Qui boite bas.

Echec et surtout mat !

21 avril, 2017

Mâtez-moi

Ce maton

Mature

Et matois.

Il a le teint mat.

Il est fort en maths.

Il se rend aux mâtines,

Avec son matou.

Un pessimiste

20 avril, 2017

« Je suis toujours très pessimiste sur mes projets. »

« Allons bon ! Qu’est-ce à dire ? »

« J’imagine toujours que je vais échouer, de telle sorte que je ne peux connaitre que des bonnes surprises. Si vous êtes toujours optimiste, vous vous exposez à toutes sortes de déceptions. »

« D’une certaine façon, vous êtes quand même optimiste puisque vous pensez qu’il existe encore des bonnes surprises possibles. »

« Je ne pourrais jamais être optimisme comme vous. Si vous réussissez tout ce que vous entreprenez, comment voulez-vous connaître la joie que vous procure un succès positif imprévu. Vous n’êtes pas frustré ? »

« Non, je suis assez content de croire à la réussite de ce que j’entreprends. Quand ça ne marche pas, je suis aussi content, d’une part ça montre que je suis humain et d’autre part, parce que grâce à mon échec, je vais pouvoir m’améliorer. Tandis que vous, vos échecs ne vous apprendront rien puisque vous les avez anticipés. »

« C’est vrai. Mais mes réussites, même si elles sont rares, peuvent m’apprendre quelque chose. »

« Bin… non, parce que vous penserez qu’elles sont dues au hasard ou à la chance et qu’il n’y a aucune raison pour qu’elles se reproduisent. »

« Bon, n’y aurait-il pas moyen de ne pas être pessimiste sans verser dans un optimisme béat ? »

« Je ne crois pas, parce qu’on a beau construire un projet de manière très rationnelle, on a forcément un petit pressentiment sur son issue. C’est humain. »

« Moi, mon pressentiment est toujours négatif. »

« C’est parce que vous n’avez pas confiance en vous. Il faut faire les choses avec enthousiasme, c’est un avantage supplémentaire que vous vous donnez. »

« Pfff… Si je mets de l’enthousiasme dans mes projets et que je me casse la figure, je serais doublement puni. D’abord par mon échec et ensuite parce que j’aurais fait mon malin devant les autres en disant que je vais réussir. Comme je connais Dugenou, mon voisin de bureau, il va bien rigoler. Tandis que si je dis que je vais me casser la figure et que je me casse effectivement la figure, il ne pourra pas se moquer. »

« Finalement, le mieux serait de faire ce que vous avez à faire sans faire de pronostic public sur votre échec ou votre réussite. Dans le premier cas, Dugenou ne pourra rien dire puisqu’il ignorait votre projet. Dans le second cas, il sera obligé de pousser des sifflements d’admiration. »

« J’ai déjà fait comme ça, mais Dugenou m’a reproché de ne pas communiquer sur mes projets, alors qu’il pourrait habilement me conseiller. »

Gare !

19 avril, 2017

Dans son hangar

Du Gard,

Près de la gare

Vit un bulgare,

Edgar,

Au regard

Hagard,

Prêt à la bagarre

Sans égards.

Séduction

18 avril, 2017

« Pourquoi vous chantez sous mes fenêtres ? »

« Vous n’aimez pas entendre mon aubade ? »

« Pas tellement, d’autant plus qu’à onze heures du soir, c’est plutôt une sérénade. L’aubade, c’est lorsque vous chantez au lever du soleil, c’est-à-dire à l’aube. »

« Mince, je me suis trompé. Je ne chante pas mal, pourtant. Qu’est-ce que je peux faire pour vous séduire ? »

« Vous me trouvez donc attirante ? »

« Non, pas tellement. »

« Alors pourquoi voulez-vous me séduire ? »

« Moi, j’aime bien qu’on me trouve séduisant, ça me réconforte. Vous comprenez… je ne suis pas très sûr de moi-même. Il faudrait que vous me regardiez avec une petite lueur d’intéressement dans les yeux. »

« Comme ça ? »

« Non ! Là, on dirait que vous avez envie de me taper dessus, je vais être obligé de continuer mes sérénades. Vos voisins vont encore vous en vouloir. »

« De toute façon, on ne fait plus comme ça pour attirer l’attention d’une femme ? La sérénade, c’était au Moyen-Âge. »

« C’était quand même très romantique.  Ne me dites pas qu’il faut que je vous invite à la pizzeria du coin de la rue. »

« Non plus. A la pizzeria, je ne serai sûrement pas séduite. Plutôt dans un resto cinq étoiles, autour d’une nappe blanche, dans une ambiance feutrée, avec une petite bougie qui jetterait une lueur dansante sur nos visages enfiévrés par la passion naissante… Evidemment, menu raffinée, champagne… Bref, il faut prévoir au moins 80 euros par tête. »

« Ah bon ! Et une petite balade dans le parc municipal, la main dans la main, ça ne pourrait pas faire l’affaire ? »

« Pas tellement. On en fait le tour en deux minutes et il y a plein de papier gras parterre. Vous devriez m’emmener au bord du lac pour observer le coucher du soleil. »

« Dans ma 4 L ? »

« Non, il faudrait une voiture de luxe. A la rigueur, j’accepterais une Audi A8, moteur V6, transmission intégrale, 233 chevaux ! »

« Si je comprends bien, c’est toujours la bagnole qui fait l’homme ? Je suis bien déçu ! Remarquez comme vous ne me plaisez pas du tout … Je n’ai pas vraiment besoin de vous séduire……. Je m’en tire bien… Prenons ma 4 L et allons prendre une limonade au bistrot, je vous expliquerai pourquoi vous ne me plaisez pas. »

« Oui, comme ça, c’est d’accord. »

Bien de chez nous !

17 avril, 2017

J’ai fait une séance de fitness

Avec mon coach

Qui est très cool,

Une vraie star

Qui fait du business.

Puis, j’ai été au fastfood

Avec un trader.

Enfin, j’ai pris un charter

Pour aller au meeting

Avec le steward.

Noblesse oblige

16 avril, 2017

« Vous avez un nom qui se dévisse. Vous êtes noble ? »

« Oui. Mes premiers ancêtres connus se sont distingués lors de la croisade du roi Saint-Louis qui leur a donné des terres et un titre en revenant au pays. »

« Donc, ils faisaient la guerre, vos aïeux… »

« Oui, ils ont tous fait la première croisade, les suivantes, la guerre de 100 ans, de 30ans, Austerlitz, Waterloo et tout le toutim… »

« Vous descendez d’une belle lignée de tueurs. »

« Oui, mais enfin, c’était pour la patrie. Plus ou moins. »

« Et il n’y a eu que des héros. »

« Oui, enfin… presque. Si j’excepte Gaston qui n’avait pas son pareil pour torturer les gens qui ne payaient pas l’impôt seigneurial ou alors Marguerite qui ne rechignait pas à la bagatelle. Et puis Domitien, le troubadour qui préférait faire des poèmes plutôt que de massacrer quelques ennemis comme tout le monde. »

«… Et vous qui avez préféré être vendeur au rayon outillage plutôt que de buller dans votre château moyenâgeux. »

« Oui, la Comtesse, ma mère, n’était pas très contente. L’honneur du titre et de la famille commandait que je croupisse dans la misère. »

« Et vos gamins ? »

« Euh… ils ne foutent rien à l’école pour ne pas déroger. Ils disent que des nobles n’ont pas à travailler. Le peuple est formé pour ça. Leur grand-mère est ravie : si tout va bien ils devraient grandir dans la mendicité. »

« Et votre chef de rayon, ça ne vous dérange pas qu’il vous appelle : monsieur le comte ? »

« Non, pas de problème. J’ai anobli tout le personnel. Le chef, c’est l’archiduc. Moi je l’appelle : son Excellence. »

« Et vos clients ? »

« Les affaires marchent bien. Le peuple se rend nombreux en procession dans mon secteur. J’ai mes tarifs : pour un marteau acheté, l’intéressé est élevé à la dignité de vicomte. Pour une panoplie complète de bricolage, je crée un duché, le client repart avec le titre de Duc, moyennant un petit supplément, on peut aller jusqu’à Grand-Duc. »

« Ça doit leur faire bizarre quand ils rentrent chez eux. »

« Oui, quand madame dit : son Excellence a-t-elle pensé à passer au boulanger pour rapporter la baguette ? On doit se demander à qui elle parle. »

« C’est bon pour les affaires votre truc ! »

« A propos qu’est-ce que je vous sers ? Une boite de vis de 12 ? Il me reste un titre d’écuyer-adjoint, ça vous dit ? »

« Euh… je préfère roturier-en-chef ! »

Du simple au double

15 avril, 2017

Omar s’est mis au homard.

Ce repas faste lui est néfaste.

Mais cet escroc a les crocs.

Ce lourdingue est lourd, dingue.

Ce n’est pas un galant, c’est un gars lent.

Il n’a pas de salaire, ça a l’air.

Dans sa salopette, c’est une lopette.

Quand il va aux funérailles, il raille.

Il faut clore ce fol folklore.

Qu’en dira-t-on, tonton ?

14 avril, 2017

Les marionnettes ainsi font-font

Elles distribuent des bonbons

Et des concombres

C’est con-con.

Hon ! Hon !

Puis Non ! Non !

Dit mon tonton,

En faisant de bons bonds,

Tandis que mon chat Pompon

Fait des ronrons.

.

Trop bon !

13 avril, 2017

« Je vous complimente. »

« Ah bon, pourquoi ? »

« Je n’en sais rien, mais vous avez surement des qualités qui suscitent l’admiration, comme tout le monde. »

« Vous flagornez. Qu’est-ce que vous attendez de moi, en échange de vos flatteries. Ne seriez-vos pas en train de me rejouer la scène du corbeau et du renard ? »

« Je n’attends rien. Promis. C’est étonnant comme les gens n’aiment pas qu’on dise du bien d’eux. Voilà qui montre bien que nous sommes dans une société où la règle, c’est l’agression entre les individus. »

« Peut-être, mais là vous me mettez dans la situation où je vais être obligé de vous trouver des qualités et de les énoncer alors que je n’en ai pas tellement envie. »

« Vous allez me gêner. »

« Alors qu’est-ce que je fais de vos compliments ? Je dis qu’ils sont bien trop élogieux et que je ne les ai pas mérités. »

« Non, si vous faites ça, je vais être obligé d’en rajouter une couche en disant qu’en plus vous êtes d’une très grande modestie qui vous honore. »

« Vous avez raison, ça ferait beaucoup. Je vais dire qu’en effet je suis doté de toutes les qualités que vous me reconnaissez. »

« C’est mieux. Il faut savoir s’assumer, même quand on est un être merveilleux. »

« Vous êtes sûr que je ne peux pas vous complimenter aussi ? »

« Non. D’autant plus qu’à côté de vos mérites, les miens sont peu de choses. »

« Vous voyez… Déjà, on peut dire que vous êtes modeste ! »

« Ah oui ! Mince ! Je n’ai pas fait exprès. Le mieux serait que vous me détestiez. »

« … Ce qui ne va pas tarder ! On ne déballe aux gens leurs qualités comme vous le faites ! C’est très malséant. »

« Je suis désolé, je n’ai pas été très bien élevé par mes parents. C’est vrai, ils auraient pu m’apprendre la méchanceté gratuit en dénigrant tout le monde ! »

« Vous avez l’air d’avoir eu une enfance difficile. »

«Oui. Dès l’âge de 3 ans, j’ai dû apprendre à respecter mes camarades de bac à sable. A 6 ans, je protégerais les plus faibles dans la cour de récréation. A 10 ans, j’organisais une caisse de secours pour les enfants sans Noël. »

« Je comprends mieux votre obsession d’être bon pour les autres. »

« Le corps médical ne m’a pas laissé beaucoup d’espoir d’en sortir. »

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