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24 mars, 2015

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On fait comme je dis !

18 août, 2018

« Moi, je dis les choses comme je les pense. Je suis donc vachement courageux. Par exemple, j’ai dit à Dugenou qu’il parlait trop fort dans le bureau ce qui m’empêchait de me concentrer, j’aime autant vous dire que je n’ai pas hésité. »

« Donc, maintenant, il parle moins fort. »

« Non. Mais je lui ai dis ce que j’en pensais. »

« Vous auriez pu vous amener avec des écouteurs sur les oreilles pour insinuer que vous aimeriez mieux entendre autre chose que sa grosse voix. »

« Je vois ce que c’est : c’est moi qui doit faire des efforts. »

« Ben non… mais comme lui n’en a fait aucun, on est toujours au même point. Même si vous êtes très courageux. »

« Tout ça, c’est du baratin. Moi, je suis plus simple. Quand j’entends que Ginette passe trois heures au téléphone, je lui dis : Ginette, tu passes trop de temps au téléphone. »

« Et, elle vous a dit qu’elle allait réduire sa consommation téléphonique. »

« Non, elle m’a répondu : je fais ce que je veux ! »

« Vous auriez pu lui glisser sous les yeux votre facture téléphonique. »

« J’vous jure. Si les gens n’étaient pas aussi susceptibles, la vie en collectivité se passeraient beaucoup mieux. »

« Et oui ! Le problème c’est qu’un être humain ne se limite pas à son enveloppe corporelle, il a un truc qui s’appelle l’amour-propre qui lui interdit de se laisser dévaloriser par quiconque. Chaque fois que vous ne tenez pas compte de ce truc, vous risquez d’obtenir un effet contraire à celui que vous espérez. »

« C’est bien trop compliqué ces salamalecs. Quand je dis quelque chose, on doit faire comme je dis. C’est comme ça que ça doit être et puis c’est tout. »

« Si on vous dit qu’avec vos manières péremptoires, vous cassez les pieds à tout le monde ? Moi aussi, j’ai le courage de vous le dire.»

« Ah ! Ah ! Je vois ce que c’est, monsieur prend la défense de tous les pétochards. »

« Vous vous rendez compte que tous les apprentis dictateurs ont très mal fini ? »

« Je ne suis pas un dictateur, je veux qu’on fasse ce que je dis. »

« Bon, alors, je vais prendre les choses autrement : je suis le leader de la Révolution Populaire et je vais vous enfermer dans le placard à balais ! »

« Je m’insurge contre l’emploi de la violence ! Je compte sur les forces de l’ordre pour rétablir le calme démocratique. »

« Vous refusez la négociation. »

« Non, on peut discuter, mais au final, on doit faire comme je dis. »

Récré

17 août, 2018

Cré nom de nom !

Ces crétins

De créanciers

Crétois,

Aux cheveux crépus,

Riches comme Crésus

Me parlent de leur créance,

Au crépuscule,

A ma crémaillère.

Encouragements et félicitations

16 août, 2018

« Recevez mes félicitations ! »

« Oh, je n’ai pas fait grand-chose, vous savez ! »

« Je sais, je sais ! Mais je félicite tout le monde pour le cas où vous auriez fait quelque chose de bien qui m’aurait échappé. »

« C’est-à-dire que je n’ai pas fait grand-chose de bien récemment. »

« Cherchez bien. Parfois, on fait des choses correctes sans s’en apercevoir. Vous n’auriez pas manger 5 fruits et légumes par jour, par exemple ? »

« Non, c’est bien trop astreignant. »

« Bon, alors … quand je ne vous félicite pas, je vous encourage… »

« Vous m’encouragez à quoi ? »

« A faire quelque chose de bien. »

« Pourquoi faites-vous tout ça ? »

« Il y a tellement de gens qui s’autorisent à critiquer leurs voisins, voire même à mépriser leurs modes de vie. Moi, j’ai décidé de délivrer des messages positifs. »

« C’est sympa. Vous ne critiquez même pas les barbecues des Dugenou qui enfument tout le quartier ? »

« Non, je ne critique pas, sinon ils ne m’inviteront plus. Je les encourage au contraire à suivre des cours de barbecues. »

« Et pour mon mariage, vous ne m’avez pas félicité. Pourtant ça se fait ! »

« Oui, mais là, j’ai un problème … Je préférerai délivrer des encouragements. Je vous féliciterai quand vous aurez tenu le coup au moins 10 ans. C’est comme le coureur au pied du Galibier, on l’encourage d’abord et on le félicite au sommet. »

« Vous pourriez aussi me couvrir de louanges pour ma récente promotion professionnelle. »

« Non, là, ce serait un peu exagéré. Vous avez bassement intrigué pour l’obtenir, il n’y a pas de quoi vous féliciter, à la limite je peux vous congratuler pour le caractère sournois et la bassesse de vos manœuvres. »

« Vous croyez que ça me fait plaisir d’être sournois ? C’est là que j’aurais besoin d’un message positif. »

« Bon d’accord ! Je vous félicite vivement, j’ai rarement vu une promotion aussi peu méritée, arrachée grâce à de magnifiques flatteries de la direction ! Félicitations ! »

« Je vous remercie, arrêtez ! Je suis très ému ! »

« Ce n’est rien mon ami, je vous encourage à être encore plus obséquieux. Une belle carrière vous attend ! »

Le vendeur de gants de Gand

15 août, 2018

A Gand

Sur un banc,

Je vends

Tant

De gants !

Mais … pan !

Je fiche le camp :

J’ai du sang

Sur les dents.

Encouragements et félicitations

14 août, 2018

« Recevez mes félicitations ! »

« Oh, je n’ai pas fait grand-chose, vous savez ! »

« Je sais, je sais ! Mais je félicite tout le monde pour le cas où vous auriez fait quelque chose de bien qui m’aurait échappé. »

« C’est-à-dire que je n’ai pas fait grand-chose de bien récemment. »

« Cherchez bien. Parfois, on fait des choses correctes sans s’en apercevoir. Vous n’auriez pas manger 5 fruits et légumes par jour, par exemple ? »

« Non, c’est bien trop astreignant. »

« Bon, alors … quand je ne vous félicite pas, je vous encourage… »

« Vous m’encouragez à quoi ? »

« A faire quelque chose de bien. »

« Pourquoi faites-vous tout ça ? »

« Il y a tellement de gens qui s’autorisent à critiquer leurs voisins, voire même à mépriser leurs modes de vie. Moi, j’ai décidé de délivrer des messages positifs. »

« C’est sympa. Vous ne critiquez même pas les barbecues des Dugenou qui enfument tout le quartier ? »

« Non, je ne critique pas, sinon ils ne m’inviteront plus. Je les encourage au contraire à suivre des cours de barbecues. »

« Et pour mon mariage, vous ne m’avez pas félicité. Pourtant ça se fait ! »

« Oui, mais là, j’ai un problème … Je préférerai délivrer des encouragements. Je vous féliciterai quand vous aurez tenu le coup au moins 10 ans. C’est comme le coureur au pied du Galibier, on l’encourage d’abord et on le félicite au sommet. »

« Vous pourriez aussi me couvrir de louanges pour ma récente promotion professionnelle. »

« Non, là, ce serait un peu exagéré. Vous avez bassement intrigué pour l’obtenir, il n’y a pas de quoi vous féliciter, à la limite je peux vous congratuler pour le caractère sournois et la bassesse de vos manœuvres. »

« Vous croyez que ça me fait plaisir d’être sournois ? C’est là que j’aurais besoin d’un message positif. »

« Bon d’accord ! Je vous félicite vivement, j’ai rarement vu une promotion aussi peu méritée, arrachée grâce à de magnifiques flatteries de la direction ! Félicitations ! »

« Je vous remercie, arrêtez ! Je suis très ému ! »

« Ce n’est rien mon ami, je vous encourage à être encore plus obséquieux. Une belle carrière vous attend ! »

Un, deux, trois…

13 août, 2018

A Autun,

Emile,

Ce gonze

Hideux,

Cette grande saucisse

A perdu ses chaussettes,

Dans un ravin

Etroit.

Il est indécent.

En retard

12 août, 2018

« Quoi ? Que me dites-vous là ? Il est 10 heures 30 ? »

« Et même 35 ! »

« C’est fou ! Le matin, je ne vois pas le temps passé ! »

« Remarquez avec vous, Dugenou, on a l’habitude : c’est toujours plus tard. Comme le rapport que j’attends depuis huit jours ! »

« Alors là, vous n’allez pas être déçu, patron ! J’épingle très sévèrement tous ces clients qui nous paient en retard ! »

« Oui, vous avez raison. J’aime bien qu’on soit à l’heure. Par exemple, vous, je ne vous aime pas beaucoup : vous avez une interprétation très personnelle des horaires de travail. »

« Il faudrait mettre en marche le régime des horaires variables, patron. Ça installerait nos rapports sur une base beaucoup plus saine. On apprendrait à mieux se connaître. »

« Oui, je vous signale que les horaires variables fonctionnent depuis six mois dans l’entreprise au cas où ça vous aurait échappé. »

« Ah oui ? Mince ! J’ai dû perdre mon badge. Maintenant avec toutes ces cartes pour ouvrir la porte de ceci ou de cela, on ne s’y retrouve plus. »

« Si je comprends bien vous pratiquez bien l’horaire variable, mais le vôtre ! »

« Oui, avouez quand même que c’est plus sympa de suivre son propre rythme plutôt que celui des autres ! »

« Et pour vos congés, vous êtes rentré aussi plus tard que prévu ! »

« Tout à fait ! Nous étions à la découverte de la Toscane, mais entre les massages de Georgette, les devoirs de vacances du petit, mon stage d’œnologie, je n’avais pas assez de jours pour faire tout ce que j’avais prévu, j’ai été obligé d’en rajouter. Vous comprenez ? »

« Tout à fait, Dugenou ! J’adore vos capacités d’initiative !  Il est 11 heures 30, j’espère que je ne vous retiens pas trop tard. Je sais que c’est à cette heure que commence votre passage quotidien à la cantine. »

« Ne vous inquiétez pas, patron. Je décalerai mon heure de reprise à 15 heures 30. Aujourd’hui, j’ai rendez-vous avec Mollard à la cafeteria pour discuter de la saison du PSG. Vous avez un avis ?»

« Pas vraiment, non. Et pour mon rapport ? »

« Celui prévu la semaine dernière ? »

« Lui-même. »

« Là, j’ai besoin d’un petit délai supplémentaire. C’est très technique. Il me faut réfléchir pour vous proposer une stratégie adéquate. Je vous le promets pour après les vacances de Noël ! Comme dit le dicton : mieux vaut tard que jamais ! Hein, patron ! »

Hou ! Hou !

11 août, 2018

Le roux

N’est pas fou

Ni mou.

Son cou

Est doux

Comme la joue

D’un loup,

Sans pou,

Sans toux.

De vous

A nous.

Il faut mettre sa ceinture en voiture

10 août, 2018

Je suis immature.

Dans ma voiture,

Je mange de la confiture

Et de la nourriture,

Sans ceinture.

J’ai pris une bonne biture.

Quelle aventure,

Arthur !

Une matinée à la plage

9 août, 2018

A la mer, on se baigne dans l’eau avec des centaines de gens inconnus. Après on se demande si elle est bonne. Il y a toujours quelqu’un pour dire qu’elle est un peu froide, mais qu’une fois qu’on est dedans, ça va beaucoup mieux.

Ensuite en sortant du bain, on a froid, on grelotte, on se dépêche de retrouver sa serviette de bain parmi des dizaines d’autres en faisant l’hypothèse qu’elle n’a pas été volée.

Puis on s’allonge au soleil dans le but d’attraper un coup de soleil. Quelqu’un dit qu’il faudrait se mettre de la crème. Alors, on sort le tube de l’an dernier. Il est tout cabossé, l’embout est un peu sec, mais on finit par en extraire un truc graisseux qu’on se met de partout. Si on n’est pas fâché avec son voisin ou sa voisine, il ou elle vous en passe dans le dos. Si bien qu’en s’allongeant de nouveau, on graisse la serviette de toilette.

Voici que passe le vendeur de chouchous qui crie : chouchou ! On achète très cher un paquet de cacahuètes qui donnent soif, ce qui nous entraine en direction du marchand de glaces vers lequel on accourt en se brulant les pieds sur le sable parce que le soleil cogne. Le marchand n’a pas le parfum qu’on veut, alors on est légèrement contrarié et on prend fraise-chocolat. On s’en met plein les doigts et ça ne désaltère pas du tout.

De retour sur sa serviette, on cherche le livre qu’on a apporté parce qu’il est bon de profiter des vacances pour se cultiver un peu, vu qu’en ville on travaille et qu’on n’a pas le temps. Une légère brise marine se lève et finit par tourner les pages avant qu’on ait fini de les lire ce qui nous énerve. En plus, tenir le livre à bout de bras, ça fatigue, alors on se tourne sur le ventre et on se met sur les coudes, ce qui finit par fatiguer aussi les épaules.

Très logiquement, avant midi, on prend un ballon de volley-ball dans la figure. Un joueur accourt pour récupérer son bien et s’excuser. On dit que ce n’est rien parce que c’est les vacances et que si on se fâche pendant les vacances, ce n’est plus les vacances.

C’est bientôt midi. Si on est un homme, on a le temps de détailler ses voisines de plage et de les mater un peu, car elles sont très déshabillées. Ça peut également marcher en sens inverse.

C’est midi. Il est temps de se mettre à l’abri, parce que le soleil, on a lu qu’il ne faut pas trop en abuser. On a plein de sable entre les doigts de pieds et ailleurs. Dans les familles, il y aura des bagarres pour prendre la douche en premier.

Puis on va au restaurant parce qu’on est en vacances. Pas trop cher le restaurant, parce qu’on a un budget à surveiller. Comme ce n’est pas trop cher, la terrasse est bourrée de monde. On s’installe dans un trou minuscule qui vient de se libérer et qui est plein de miettes des occupants précédents.

Comme on est à la mer, on commande un plateau de mer à plusieurs, même si on n’aime pas les crustacés. On prend aussi un bon petit rosé du coin. Le serveur est surbooké et on attend trois-quarts d’heure en ayant faim. Puis on dit que c’est bon. En fin de repas, on ne sait pas quoi prendre, alors on reprend une glace à la fraise.

Puis on rentre chez soi, légèrement aviné pour faire la sieste. On se dit qu’il faudrait quand même faire quelque chose. Alors quelqu’un dit qu’on pourrait aller voir l’église du village, même si on ne connait pas celle de son quartier. Ensuite, on enverra une carte postale, mais on ne sait pas encore à qui.

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