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24 mars, 2015

amoi-bis

compteur
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Lapin crétin

23 juillet, 2017

« Mon psychologue m’a dit que je devais m’affirmer. Qu’est-ce que ça veut dire, à votre avis ? Hein ? »

« Cela veut dire que vous devez vous battre pour donner votre avis et ne pas hésiter à faire preuve de détermination en imposant votre présence. »

« Donc, si vous n’êtes pas du même avis que moi, je peux vous casser la figure ? »

« Non, ce n’est pas ça. Vous devez donner votre opinion en paraissant si certain d’avoir raison que j’en serai impressionné et garderai mon avis pour moi. »

« C’est-à-dire que votre opinion m’intéresse. Ne la gardez pas. Et puis à un problème donné, je ne suis pas certain qu’il n’y ait qu’une solution. »

« La question, ce n’est pas qu’il y ait plusieurs solutions, c’est de donner l’impression par votre comportement autoritaire que la vôtre est la meilleure. »

« Pourtant, la philosophie enseigne qu’il n’y a rarement qu’une vérité. »

« Vous croyez sérieusement qu’on a le temps de faire de la philosophie aujourd’hui. De toute façon, les philosophes ont dit tout et le contraire, personne n’y comprend rien. Et puis, aujourd’hui, tout le monde est dans l’action. La réflexion est supposée ne servir à rien. »

« C’est de l’activisme ! Une vraie maladie ! »

« Oui, mais c’est comme ça que la dictature des comportements exige de se comporter. Déterminé et dynamique. »

« Je n’ai jamais compris ce que veut dire dynamique, mais enfin… »

« Moi non plus, mais ce n’est pas important puisqu’on est dans une civilisation du paraitre. Il faut que votre attitude donne une impression de vitesse et de volontarisme. Ah… pendant que j’y pense : il faut que vous parliez toujours de choses « concrètes » !  Développer des discours abstraits, c’est aujourd’hui un péché. »

« Pourtant la théorie a toujours précédé la pratique. La loi de la gravité est à l’origine de nombreuses applications concrètes… »

« Et voilà, vous recommencez à ratiociner. On s’en fout de la théorie. C’est un mot à ne pas prononcer. Comment voulez-vous vous affirmer si vous discutaillez à la moindre occasion ? Il faut dire quelque chose en ayant l’air sûr de ce que vous avancez, c’est tout ce qu’on vous demande. »

« Et si quelqu’un dit le contraire de moi ? »

« Vous lui jetez un coup d’œil méprisant. Si c’est bien fait, votre interlocuteur en restera coi. Au pire, vous faites comme s’il n’avait pas parler, c’est encore plus agressif. Et puis en cas de difficultés, sortez une phrase ou deux sur lesquelles on ne peut être que d’accord. Personne ne vous contrariera, et vous passerez pour un cador. »

« J’ai pigé. Il s’agit d’être un peu plus crétin que les autres. »

« Euh… ce n’est pas tout à fait ce que j’ai dit. »

C’est clair !

22 juillet, 2017

Dans son fourbi

Trucmuche

A trouvé un truc

Qui fait marcher le bidule

De son machin

Qui fait zinzin.

Il a bien schtroumpfé

Son engin.

 

Bis repetita

21 juillet, 2017

Cette poule à des ampoules.

L’homme amène dit amen dans la Maine.

Il est sous l’empire du pire.

Hommage de l’homme au mage.

Le grivois est gris ! Vois !

Sans mot dire, il maudit.

Confus ! Ce con fut confus !

Il mit du sel sur le missel.

Une vraie dame

20 juillet, 2017

« Je vous préviens, je suis très sophistiquée. »

« Qu’est-ce à dire ? »

« Je ne suis pas du genre à trainasser en robe de chambre toute la journée. »

« Ah ! C’est embêtant ! Moi, j’aime bien, ça me donne l’impression d’être libre. »

« Pas question ! J’investis la salle de bains dès 9 heures. Vous avez intérêt à vous lever tôt si vous voulez être propre, parce que je n’en sort pas avant 11 heures. »

« Et après ? »

« Après, c’est l’heure où arrive mon coiffeur ! Allons, allons ! »

« Voilà qui doit coûter un bras ! »

« Vous n’avez qu’à vous débrouiller pour payer Sergio correctement. A midi, il me faut un déjeuner très diététique en vous conformant à mes goûts, évidemment. »

« Des frites, ça irait ? »

« J’ai dit : sophistiquée. Pendant que j’y suis, je m’exprime de manière très châtiée. Il faut me répondre de la même manière. Je ne suis pas d’un milieu populaire. »

« Bon et l’après-midi, alors ? »

« On va aux courses. »

« A l’hypermarché ? »

« Vous plaisantez ! Il n’est pas question que je pousse un caddy. Je parle des courses de chevaux sur l’hippodrome. A condition que j’ai une nouvelle tenue à montrer, évidemment. Et un chapeau à fleurs qui ravira mes amies ! »

« Vous avez une écurie ? »

« Non, mais on fera comme si j’en avais une. Vous vous exclamerez vivement pour encourager les chevaux que je vous indiquerai et je vous gourmanderai en vous disant de ne pas hurler comme un jeune godelureau ! »

« Bon ! Et quand j’aurais fini de me faire engueuler aux courses. »

« Nous irons prendre le thé avec Marie-Victoire. Il faudra que nous daubions sur le dos des gens que nous connaissons. Je compte sur vous pour récolter des racontars infames qui nous permettront de nous esbaudir. »

« D’accord, puis on rentrera en 308. »

« Dans votre voiture ? Quelle horreur ? Non, vous vous débrouillerez pour trouver une calèche, il faut que le peuple puisse m’observer. »

« Et pour le soir, un peu de télé ? »

« Vous voulez rire. Il faudra m’attendre pendant que je me change. Puis, direction l’Opéra, dans la loge que vous aurez retenue. Et après souper aux chandelles, chez mon ami Jean-Georges. Il y a toujours des gens très sophistiqués aussi. Il faudra que vous glissiez quelques mots d’esprit dans la conversation de manière que je puisse glousser de plaisir. »

Bébé ?

19 juillet, 2017

Sur le banc

Bas

En bois,

Il n’est pas bien

Beau

Avec son pied bot

Dans la boue.

En plus, il a bu

Et il fume de la beuh.

Une grande bourgeoise

18 juillet, 2017

« Je vous préviens, je suis très sophistiquée. »

« Qu’est-ce à dire ? »

« Je ne suis pas du genre à trainasser en robe de chambre toute la journée. »

« Ah ! C’est embêtant ! Moi, j’aime bien, ça me donne l’impression d’être libre. »

« Pas question ! J’investis la salle de bains dès 9 heures. Vous avez intérêt à vous lever tôt si vous voulez être propre, parce que je n’en sort pas avant 11 heures. »

« Et après ? »

« Après, c’est l’heure où arrive mon coiffeur ! Allons, allons ! »

« Voilà qui doit coûter un bras ! »

« Vous n’avez qu’à vous débrouiller pour payer Sergio correctement. A midi, il me faut un déjeuner très diététique en vous conformant à mes goûts, évidemment. »

« Des frites, ça irait ? »

« J’ai dit : sophistiquée. Pendant que j’y suis, je m’exprime de manière très châtiée. Il faut me répondre de la même manière. Je ne suis pas d’un milieu populaire. »

« Bon et l’après-midi, alors ? »

« On va aux courses. »

« A l’hypermarché ? »

« Vous plaisantez ! Il n’est pas question que je pousse un caddy. Je parle des courses de chevaux sur l’hippodrome. A condition que j’ai une nouvelle tenue à montrer, évidemment. Et un chapeau à fleurs qui ravira mes amies ! »

« Vous avez une écurie ? »

« Non, mais on fera comme si j’en avais une. Vous vous exclamerez vivement pour encourager les chevaux que je vous indiquerai et je vous gourmanderai en vous disant de ne pas hurler comme un jeune godelureau ! »

« Bon ! Et quand j’aurais fini de me faire engueuler aux courses. »

« Nous irons prendre le thé avec Marie-Victoire. Il faudra que nous daubions sur le dos des gens que nous connaissons. Je compte sur vous pour récolter des racontars infames qui nous permettront de nous esbaudir. »

« D’accord, puis on rentrera en 308. »

« Dans votre voiture ? Quelle horreur ? Non, vous vous débrouillerez pour trouver une calèche, il faut que le peuple puisse m’observer. »

« Et pour le soir, un peu de télé ? »

« Vous voulez rire. Il faudra m’attendre pendant que je me change. Puis, direction l’Opéra, dans la loge que vous aurez retenue. Et après souper aux chandelles, chez mon ami Jean-Georges. Il y a toujours des gens très sophistiqués aussi. Il faudra que vous glissiez quelques mots d’esprit dans la conversation de manière que je puisse glousser de plaisir. »

Cha alors !

17 juillet, 2017

Natacha

Cacha

Sacha,

Le pacha

Qui faisait des prêchi-prêcha

Dans sa datcha

Avec le chat

Qui dansait le cha-cha-cha.

Un fantôme

16 juillet, 2017

« Quand j’étais jeune, je croyais qu’il suffisait que je me pointe quelque part, pour impressionner les gens. »

« Et ce n’est pas vrai ? »

« C’est complètement faux. Lorsque j’arrive les gens ont l’air de s’en ficher. »

« C’est à ce point ? »

« Vous ne pouvez pas savoir. Même chez les commerçants, personne ne s’aperçoit de ma présence. Le vendeur pourrait au moins me demander : et pour monsieur qu’est-ce que ce sera ? »

« Il est vrai que vous n’avez pas beaucoup de présence physique. »

« Pourtant, j’ai une tête, deux bras, deux jambes. Ce n’est pas de la présence physique, ça ? »

« Non, la présence physique, c’est une certaine manière d’occuper l’espace. Une façon d’irradier tout ce qui est autour de vous. Regarder les vedettes au festival de Cannes. »

« Il est vrai que je ne mets pas une heure à monter dix marches d’escalier en vérifiant qu’il y a bien un photographe pour prendre mon bon profil. »

« Bon, alors essayez d’avoir quelque chose d’intéressant à raconter. »

« Pfff… Je ne sais pas faire grand-chose. »

« Vous pourriez insister sur votre nullité. Le type qui ne fait pas grand-chose, ce serait un sujet de curiosité. »

« Encore faudrait-il que les autres prennent en considération mon enveloppe physique. Mais j’ai l’air transparent. Je me demande si je ne suis pas invisible. Quand les gens me parlent, je me retourne pour m’assurer qu’ils ne s’adressent pas à quelqu’un qui serait dans mon dos. »

« Effectivement, c’est ennuyeux. Vous pourriez passer pour un imbécile. »

« Si je pouvais passer pour quelque chose, ce ne serait déjà pas si mal que ça. »

« Votre cas est sévère. »

« Oui. D’ailleurs moi-même, je me demande si je suis bien là où je suis. »

« Vous ne seriez pas un peu dépressif ? »

« Non, pas du tout, je suis très content de vivre, mais j’aimerais bien exister. Je partage un bureau avec Dumoulin, mais lorsqu’il s’absente et qu’un collègue pénètre dans le bureau où je travaille, il dit à tous les coups : tiens ! Il n’y a personne ! »

« C’est très vexant. »

« Ce n’est rien. Je commence à prendre l’habitude. D’ailleurs, il y a des avantages. Les gens parlent de moi, même quand je suis là. Comme ça, je suis très au courant de ce qu’il pensent de moi, c’est-à-dire pas grand-chose. »

Hein ?

15 juillet, 2017

Sur le Rhin

Un daim

Prend un bain,

Puis il a faim.

Il mange du pain

Dans la main

D’un nain

Aux cheveux teints.

En vain,

Je cherche une fin.

Au bar

14 juillet, 2017

Un barbu

Barbon

Barbote dans la piscine

Avec Barbara,

Barbouillée

Tandis qu’un barbouze

Un peu Barbare

Prépare le barbecue.

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