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24 mars, 2015

amoi-bis

compteur
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Derrière !

20 février, 2019

Dans l’arrière-pays,

C’est l’arrière-saison.

En arrière-plan,

Il y a une carrière.

Le garde-barrière

Ne garde plus que son arrière-train

Et son arrière-grand-mère,

Sans arrière-pensée.

Les objets

19 février, 2019

« Quand j’étais à l’école, j’étais une vraie passoire. Dans la vie aussi d’ailleurs. »

« Vous ne reteniez donc pas ce que vous appreniez ? »

« Non, le principe de la passoire n’est pas celui qu’on croit. La passoire laisse passer ce qui n’est pas intéressant et retient ce qui vaut la peine d’être retenu. »

« C’est vrai, la passoire n’est pas un objet à mépriser. »

« Absolument, il faut savoir laisser tomber ce qui ne présente aucune utilité pour vous. Si vous me racontez votre journée, je vais m’empresser de l’oublier. »

« C’est sympa, votre truc. »

« Oui, si vous voulez que je vous prenne en considération, il faut que vous réfléchissiez à ce que j’ai envie de retenir. »

« Et si vous laissiez passer des choses importantes ? »

« Tant pis. Si vous retenez tout ce qu’on vous dit, vous vous mettez en situation de surconsommation d’informations et vous ne pouvez plus trier ce qui est important ou non. »

« Je ne regarderai plus ma passoire du même œil. »

« Oui, parfois les objets ont plus de sagesse que nous. Par exemple, les couteaux nous permettent de ménager nos dents et nos estomacs. »

« Vous avez raison. Certains de ces objets seront éternels, tandis que nous, les humains, auront une vie limitée. »

« J’aimerais bien voir la passoire de l’an 3000, je suis sûr qu’elle ne serait pas très différente de celle de nos ancêtres. »

« Et le taille-crayon, vous croyez qu’il va nous survivre ? »

« Autant que le crayon. Je ne vois pas comment les enfants du troisième millénaire pourraient vivre sans dessiner. »

« Peut-être avec un crayon électronique ? »

« Peut-être mais votre crayon électronique s’usera par contact, il faudra l’aiguiser avec un truc qui ne s’appellera peut-être pas taille-crayon, mais qui fera le même effet. »

« Je vois… Il faut beaucoup plus de respect pour nos objets usuels qui resteront longtemps après nous ! »

C’est bientôt l’été en Corrèze !

18 février, 2019

A Tulles,

C’est la canicule.

Jules

A passé ses mules

Et un pull.

Il se dore la pilule,

Mais il brule.

C’est nul.

Ce bidule.

Tous bornés.

17 février, 2019

« Vous êtes un peu borné, vous ! »

« Je suis comme tout le monde. Vous aussi vous êtes plutôt limité. »

« C’est vrai, nous ne sommes ni très cultivés, ni très intelligents. »

« C’est bizarre que nous en soyons conscients. D’ordinaire, les gens limités ne sont pas conscients de leurs limites, c’est d’ailleurs pour ça qu’ils sont limités. »

« Ce n’est pas évident de connaître ses limites et encore moins de les reconnaître. Moi, par exemple, je me suis aperçu que je suis incapable de parler de littérature. »

« Et moi alors, je ne sais même pas faire cuire des spaghettis. »

« Pour se connaître mutuellement, le mieux c’est de se dire ce dont on n’est pas capable. »

« Oui, on pourrait imaginer que chacun se balade avec une pancarte autour du cou sur laquelle seraient listées ses limites. »

« Ce serait pratique. J’aurais tout de suite su que Georgette n’aimait pas faire le ménage ni tondre le gazon. Cela m’aurait évité une surprise. »

« Et moi, j’aurais été au courant que mon patron n’aime pas être contrarié par un avis différent du sien. »

« Bon, vous avez raison. Je propose qu’on réfléchisse à nos limites et qu’on se les échange par mail. »

« Parfait. Comme ça, si nos domaines d’action ne se recouvrent pas, nous éviterons de nous parler. »

« Attention, il y a toujours des bonnes âmes qui vous racontent qu’il faut savoir dépasser ses limites pour s’ouvrir aux autres. Il faut s’enrichir les uns les autres et patati et patata… »

« Moi, si je suis trop différent de mon voisin, je ne vois pas la nécessité de lui rendre visite dans son domaine. Dépasser mes limites, c’est déjà très pénible, alors vous pensez bien que je ne vais pas me fatiguer à connaître les vôtres. »

« Finalement, moi j’aime bien qu’on me dise que je suis limité, ça me rassure. »

« Moi aussi, j’aime bien être borné. Comme ça, je sais qui je suis et je ne suis pas un vagabond ! »

« On peut être cons, mais on est chez nous et on y est bien  ! »

On ne manque pas d’air !

16 février, 2019

La populaire

Claire

Erre

Sur l’aire

Circulaire.

Elle porte une polaire.

Elle est en colère

Car elle galère.

La, la, lère !

L’histoire du millepatte qui aimait les pâtes

15 février, 2019

Le millepatte

Se carapate

A pattes.

Pourtant, il aime les pâtes.

Qui l’appâtent

Mais qui l’empâtent

Ça t’épate ?

Ce n’est pas un croche-pattes.

Tout flatteur vit aux dépens…

14 février, 2019

« Si vous pouviez arrêter de me flatter. C’est extrêmement gênant. Je ne suis qu’un être humain, après tout. »

« Qu’y puis-je , monsieur le directeur? J’admire votre talent et votre intelligence. En plus, vous êtes d’une grande modestie. »

« Vous pourriez peut-être m’admirer en silence. »

« Qu’est-ce que je vais dire de vous quand on en parle ? Je ne peux tout de même pas dire que vous êtes un gros nullard. »

« Non, mais vous pourriez faire allusion à mes compétences de manière fine et discrète. Dites par exemple que je suis un homme de qualité. »

« Euh, je veux bien, mais ça ne veut rien dire. »

« C’est vrai, mais en langage codé, ça veut dire que j’ai beaucoup de qualités mais que, par dignité, on ne s’attarde pas trop sur tous mes talents. »

« Bon d’accord, mais je suis frustré. Comment pourrais-je faire savoir tout le bien que je pense de vous ?»

« Je vous autorise aussi à dire que je suis un homme de bon conseil en allumant une petite lueur admirative dans le coin de votre œil droit. Ça ira comme ça ? »

« Je préfère vous flatter, c’est quand même plus facile. Si on ne peut même plus parler des personnalités fascinantes quand on en rencontre une, le monde va devenir bien triste. »

« Ah bon ? Vous me trouvez fascinant ! Je n’avais pas vu ça comme ça, mais enfin pourquoi pas ? »

« Je peux même vous trouver charismatique, si ça vous arrange. »

« C’est peut-être un peu beaucoup. Dans le domaine de la flatterie, il y a des niveaux à respecter. Vous êtes déjà au niveau 7 sur 10. Sachez rester à votre place. A part le renard de la fable, personne n’a 10 sur 10. »

« Je vous signale quand même que Dugenou est passé au niveau 8 sur 10 sans votre autorisation. Il dit partout qu’un directeur de votre stature a un grand destin national. »

« Ah bon ? Dugenou dit ça ? »

« Oui, il se figure qu’il attire sur lui votre attention en vue d’une promotion. Mais je suis sûr qu’avec un homme intègre comme vous, ça ne marchera pas ! »

Mots comptent double

13 février, 2019

Ils sont trois à l’étroit.

Dans leur étable, une seule table.

Avec effroi, ils constatent qu’il fait froid.

Ce n’est pas un temps pour aller à l’étang.

Mais ils sont forts dans l’effort.

Au jour de l’an, ils prennent leur élan.

Ils font taire leur ego et se disent go.

Ils partent avec leur étalon sur leurs talons.

Texte surréaliste (très dur à comprendre)

12 février, 2019

Constance a participé à un concours de circonstances. C’étaient des circonstances exceptionnelles. Compte tenu des résultats, on peut dire que les circonstances ont été aussi tragiques.

La copine de Constance était aussi dans le coup. Mais pour Rose, la conjoncture était morose. Pour rentrer chez elle, Rose s’est retourné, la conjoncture aussi. Rose ne sera jamais internationale, contrairement à la conjoncture.

Quant à Tex, n’en parlons pas. Il est resté chez lui. Tex, il ne faut surtout pas le sortir de son contexte. Lorsqu’il sort, il faut vite le replacer dans son contexte culturel.

Constance examine sa situation. La situation présente une drôle de forme. Je suis trop tendue, dit la situation. C’est vrai, tout le monde trouve la situation préoccupante.

Quant à Rose, elle prend position. Mais celle-ci est mal assise. On peut même dire que la situation est inconfortable.

Tex, lui n’a plus d’argent. Son contexte aussi. Tex aimerait donc avoir un contexte économique.

Ça ne peut plus durer ainsi. Constance, les circonstances elle va les élucider avec l’aide de Lucie.

Rose a posé ses conditions sur son bureau avec son matériel. On peut dire que les conditions sont devenues matérielles. C’est bien triste pour la condition humaine, se dit Rose.

Revenons à Tex qui se trouvait donc devant un état de fait. Il en conclut que, compte-tenu de son état, il pouvait faire la fête.

Les circonstances de Constance n’étaient pas nettes. Nous pourrions dire que Constance se débattait dans des circonstances troubles.

La situation de Rose se déclencha jusqu’à réveiller tout le voisinage. En effet, la situation de Rose était alarmante.

Revenons à Tex, il a repris ses activités dans contexte qui lui-même suivait l’actualité. Texte était dans un contexte de l’époque.

On a du mal à tenir la situation de Constance, Rose et Tex. On peut dire que leur situation est intenable.

Dans ce climat froid, il vaut mieux rentrer chez soi pour profiter du réchauffement climatique.

Parlons un peu du H

11 février, 2019

Avec humeur,

Hauteur

Et sans humour,

Il sort de sa hutte

Humide,

Avec sa hache,

Sous les huées

Sans humanité,

Pour hurler.

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