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24 mars, 2015

amoi-bis

compteur
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A cor (et à cri)

23 juin, 2017

Cette pécore

Joue du cor

Et de son corps

Dans le Vercors,

Encore et encore.

Avec de beaux scores

Elle bat des records.

D’accord ?

Revenir

22 juin, 2017

« Moi, je reviens de Los Angeles. »

« Et moi, je reviens de Montélimar. »

« C’est nettement moins bien, il faut revenir des States pour avoir l’air de quelque chose. Montélimar, pff… ET pourquoi pas de Brive-la-Gaillarde ? »

« Justement, j’y ai fait un petit détour en revenant. »

« Aucun intérêt. Il faut revenir d’un séjour à L.A. pour avoir de la classe, à l’extrême rigueur un retour de New-York est admis. »

« Et qu’est-ce que vous avez fait à Los Angeles ? »

« Rien. J’y suis allé pour en revenir. »

« Voilà qui fait cher le snobisme. »

« Remarquez, j’ai rencontré des gens extraordinaires : le douanier à l’aéroport, le chauffeur de taxi très pittoresque, le mendiant qui m’a agressé dans la rue … »

« Bon, alors vous allez y retourner ? »

« Pour le moment j’ai d’autres projets encore plus snobs. »

« Le Lavandou en plein mois d’août ? Vous pourriez y rencontrer beaucoup de personnages très typiques. Il faut aimer le style franchouillard évidemment. »

« Vous galégez ! Je pense à un séjour traditionnel en yourte avec les cavaliers mongols. Quelle civilisation ! Ce qui m’embête un peu, c’est qu’ils n’ont pas le réseau là-bas. »

« C’est ennuyeux ! »

« J’avais songé aussi à la Colombie, mais avec les trafiquants, je ne suis pas sûr de revenir et surtout de pouvoir dire que j’en reviens. »

« Il y a aussi le Pôle Nord. Aller au Pôle Nord et en revenir avec un visage complètement cramé, ça vous classe, non ? »

« Non, j’ai la peau délicate. »

« Bon, il vous reste le Portugal ou l’Afrique du nord. »

« Euh… sûrement pas, ça c’est pour les touristes bourgeois qui veulent se donner l’air de voyager, mais s’en aller trop loin quand même. Moi, je suis un aventurier. D’ailleurs, vous n’avez pas eu l’air d’admirer le fait que je reviens de Los Angeles. »

« Si, si, j’admire… Evidemment vous parlez anglais ? »

« Quel rapport ? Non, les français sont tellement aimés à l’étranger qu’on passe sur leurs nullités en langues étrangères. »

« Bon, mais quand même… Vous avez vu qu’en France, il y a des douaniers, des chauffeurs de taxis et des SDF comme à Los Angeles ? »

Dodo !

21 juin, 2017

Ce badaud

Crado

Est un ado.

Ce n’est pas un cadeau.

Il vit sur un radeau

Avec Mado.

Ils chantent le fado,

Puis jouent au mikado.

Le temps qui passe

20 juin, 2017

« C’était mieux avant. »

« J’en étais sûr ! Encore un déclinologue ! »

« Pas du tout. Quand vous cassez une vitre chez vous, qu’est-ce que vous faites ?

« J’appelle un artisan. »

« Pour une vitre, il vous envoie balader, ce n’est pas rentable. Dans le temps, le vitrier passait dans la rue en criant, il suffisait de le héler. »

« C’est vrai qu’actuellement, je ne hèle plus personne dans la rue. »

« En plus, dans le temps, il y avait des bistrots où on pouvait parler et dire n’importe quoi avant d’aller bosser. Maintenant, ils disparaissent un par un. Où peut-on dire n’importe quoi, maintenant ? »

« Euh… c’est vrai aussi, il faut avoir l’air intelligent 24 heures sur 24. »

« Et puis en ville, il y avait de la place pour se garer. »

« Vous exagérez, hier j’ai tourné seulement une demi-heure pour aller chez mon beau-frère. Finalement j’ai trouvé une place à 800 mètres. »

« Avant le pompiste vous servait d’essence au garage. On pouvait échanger sur la pluie et le beau temps. Maintenant vous faites le boulot à sa place. Si vous vous trompez, vous vous mettez de l’essence plein le pantalon et en plus il faut payer plus cher. »

« J’en ai marre de mettre mes pantalons au rebut. »

« A la poste, on pouvait faire la queue. On avait le temps de bavarder, de dire du mal des uns et des autres, ça créait du lien social. Maintenant, il y a des gens qui viennent à votre rencontre pour vous aider, il n’y a plus moyen de perdre son temps. »

« Remarquez que je n’aime pas trop attendre. »

« Autrefois, l’épicier vous servait. Il vous demandait : alors, pour cette petite dame, qu’est-ce que ce sera ? L’ambiance était bon enfant. Dans l’hyper marché, il n’y a plus personne pour vous interpeller avec bonhommie. »

« Euh… c’était sympa. Mais j’aime bien aussi choisir mes salades sans avoir personne sur le dos. »

« Et la télé ? Hein, si on parlait de la télé ? Il y avait une chaîne, on n’avait pas le choix, ça évitait les bagarres. Maintenant, j’en ai 150, avec plein de séries américaines qui se ressemblent toutes. Résultat, je ne regarde plus rien. »

« Certes, mais enfin on a fait des progrès partout, même en matière de vêtements. »

« Peut-être, mais je m’en fous. Moi, je mets toujours mon vieux pyjama à rayures verticales qui pendouille lamentablement sur les genoux, ça au moins ça me rappelle le temps jadis. Maintenant, vos objets se renouvellent sans cesse, vous n’avez plus rien sous la main pour vous souvenir du passé et comprendre que le temps passe. »

La tête du client

19 juin, 2017

Bob

Est tombé sur la tête.

Il a reçu une calotte,

Car il a volé un melon

Au Panama.

Il va casquer,

Bibi !

Son chef ne le couvre pas.

Il ne veut pas porter le chapeau.

C’est fichu !

 

Un pleurnichard

18 juin, 2017

« Tu m’as traité de pleurnichard !»

« Oui, tu te plains de tout »

« C’est vrai, je n’arrête pas. Mais aussi rien ne va comme je veux : le boulot, le temps, les impôts, mes gamins… »

« Eh bien, au lieu de pleurnicher, il faut te retrousser les manches et attaquer les problèmes les uns après les autres. »

« Si les autres arrêtaient de me poser des problèmes, ce serait tout de même bien plus facile pour moi. »

« Tu te rends compte que les autres ont peut-être plus de raisons que toi de se plaindre. Et pourtant, ils se taisent et affrontent leurs difficultés. »

« Ils devraient pleurnicher aussi, ça fait du bien. »

« Ton attitude est d’autant plus idiote que tu pleurniches pour des problèmes qui sont incontournables. Par exemple le temps. »

« Si on ne peut plus pleurer sur le mauvais temps ou alors sur la canicule, la moitié de la relation sociale disparait. Et je suis sûr qu’il y a quelque part quelqu’un qui rigole de moi quand j’ai trop chaud ou trop froid. »

« Bon, prenons ta feuille d’impôts. Certes, il y a des fonctionnaires qui font tout pour la compliquer. Mais de toute façon, tu es obligé de la remplir, alors c’est inutile de t’énerver. »

« S’énerver contre le temps ou les fonctionnaires est une obligation citoyenne. »

« Bon, alors prenons tes gamins qui font des bêtises à l’école. Ce n’est pas forcément de la faute des profs qui sont incompétents, c’est peut-être de la tienne. »

« J’en étais sûr. C’est moi qui suis complètement nul en maths ? Ou alors qui vend de l’herbe en cours de récréation. »

« Non, mais tu pourrais inculquer des valeurs positives aux enfants au lieu de t’en ficher complètement. »

« Mais je leur fais la leçon, figure-toi. Selon moi, on n’accepte pas un zéro en maths sans avoir protesté. On n’hésite pas à dénoncer les copains sous n‘importe quel prétexte. Si on a été pris en possession de drogue … on insiste sur les vertus thérapeutiques du cannabis. Bref, on ne se laisse pas marcher sur les pieds. »

« Si je comprends bien, quand ça ne va pas, c’est de la faute des autres. »

« Bien entendu ! Tu ne crois tout de même pas que je vais reconnaître mes torts. Les autres s’en réjouiraient sûrement et chercheraient à en profiter. »

« Et si les autres se déchargent sur toi de tous leurs soucis ? »

« Alors là, ce serait beaucoup de mauvaise foi. Je me plaindrai amèrement de leur partialité. Voilà qui démontrerait une fois de plus que le monde entier s’acharne sur moi ! »

Mal m’en a pris !

17 juin, 2017

Ce mâle,

Malingre,

Malotru,

Et malpoli,

Vient de Malte

Avec sa malle

Et la malaria.

Malheur !

Des tics et des tiques

16 juin, 2017

Qui est ce loustic ?

Un ecclésiastique

Humoristique ?

Un domestique

Fantastique ?

Un mystique

Caustique ?

Vite, un diagnostic !

La liste de mes mensonges

15 juin, 2017

« J’essaie de faire la liste de mes mensonges. »

« Mais il n’y a rien sur votre liste ! Vous ne mentez pas ? »

« Si, sûrement ! Mais qu’est-ce qu’un mensonge ? Ce n’est pas simple à définir. »

« C’est quelque chose qui est contraire à la vérité. »

« Alors si je dis que la Terre est carrée, c’est un mensonge ? »

« Non, c’est une connerie. En fait, comme chacun a sa Vérité, on pourrait dire que chacun peut avoir ses mensonges. Je crois que le plus important dans cette définition, c’est la volonté de tromper son interlocuteur. »

« Donc si je dis à mon voisin de bureau Dugenou qu’il fait grand soleil dehors, alors qu’il pleut des hallebardes, est-ce un mensonge ? »

« Tout dépend. Si vous l’avez fait exprès pour qu’il se fasse arrosé et qu’il revienne trempé comme une soupe, cela s’apparente à un mensonge. Si vous l’avez dit sans intention précise, c’est une erreur de votre part. Ceci dit, Dugenou pourrait se renseigner par lui-même. Donner une fausse information que votre interlocuteur peut vérifier, ce n’est qu’une tentative de mensonge. »

« Est-on obligé de mentir ? »

« Parfois, c’est un acte professionnel, comme passer son badge sur la pointeuse en arrivant. Pour s’en convaincre, il suffit de penser au nombre de gens à qui vous dîtes : ‘ravi de vous voir’ dans la journée, alors que, pour quelques-uns, vous vous dispenseriez volontiers de les voir. »

« Euh… c’est de l’hypocrisie, ça. »

« Oui, c’est comme quand vous dites à la maîtresse de maison qui vous accueille que son diner était délicieux, alors qu’il était exécrable. C’est de l’hypocrisie sociale. »

« Est-il possible de mentir sans parler ? »

« Bien sûr, par exemple, si vous posez un livre sur votre meuble pour faire croire que vous lisez alors que vous êtes complètement inculte. Ceci étant, ce n’est pas la même chose que faire sortir Dugenou sous la pluie, car la plupart des gens se fichent complètement que vous soyez cultivé ou non. C’est ce que j’appellerai un retro-mensonge : vous vous trompez vous-même. »

« Et si je dis à ma femme que je suis fidèle, alors que je mignote assidûment ma secrétaire. »

« Alors là, nous sommes dans le mensonge de compétition : votre information est fausse, elle trompe, et elle n’est pas vérifiable si vous vous y prenez bien. »

« Oui, mais il y a un risque. Si elle découvre le pot-aux-roses, ça va dégénérer. »

« C’est vrai : les gens n’aiment pas tellement les mensonges des autres, ils préfèrent les leurs. Mentir, c’est comme respirer. On le fait tous, toute la journée. Le problème, c’est de se débrouiller pour que ni les autres, ni vous-mêmes, ne s’en aperçoivent. »

« Bon, dans ces conditions, je ne vais pas faire la liste de mes mensonges.»

Là, ça va mal !

14 juin, 2017

Sous la halle,

Se tient le bal.

Je râle,

J’ai la dalle,

Je suis sale,

J’ai peut-être la gale,

Je danse mal ?

Bref, je cale.

 

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