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24 mars, 2015

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Départ pour Mars

16 décembre, 2018

« Tu as vu le monde dans lequel on vit ? C’est repoussant ! Violence, vol, tuerie, pollution, futilités diverses. On n’en sortira pas. »

« Oui, c’est répugnant. Que faire ? »

« A part s’inscrire pour le prochain voyage sur Mars, je ne vois pas bien. »

« Si tout le monde va sur Mars, tout va recommencer à l’identique. Nous serons tous aussi bêtes que sur Terre. Il n’y a pas de raison. »

« C’est vrai, il faudrait que nous ne soyons pas trop nombreux. Si vous pouviez éviter de vous inscrire pour le voyage ça m’arrangerait. »

« Bon, si vous voulez. De toute façon, voyager avec vous ne m’est pas agréable. En attendant la colonisation de Mars, qu’est-ce qu’on fait de ce Monde répugnant et idiot ? »

« Moi, je sortirais bien en me bouchant le nez, mais je crois que ça ne sera pas très bien considéré, j’ai assez de soucis comme ça avec mon patron. »

« Si on veut vivre, on est bien obligé de se salir les mains ! »

« On pourrait commencer par éviter de regarder les médias. Ils font exprès de diffuser des nouvelles décourageantes pour nous égarer. Je n’en peux plus des soucis de Meghan Markle ou de Kate Middleton. Restons sur les choses essentielles. »

« Euh, vous avez raison, ces choses frivoles cachent le désastre dans lequel nous nous débattons comme des insectes pris au piège. »

« J’ai une idée : nous pourrions faire comme si tout allait bien sur Terre. Nous ne sommes peut-être que des diablotins qui ont été mis sur la planète pour y flanquer la pagaille. Après tout, nous avons réussi. »

« Vous pensez donc qu’il y a un gigantesque complot divin, destiné à nous faire constater notre misérable condition. Après tout, c’est un bon principe d’éducation : on laisse les gamins faire leurs bêtises jusqu’au bout pour qu’ils en supportent les conséquences et ne recommencent plus. »

« Oui, sauf que là, à part de s’installer sur Mars, on n’aura plus l’occasion de recommencer. »

« Voilà qui ne nous avance pas beaucoup. Moi, je vais peut-être assumer ma destinée de diablotin. Vous avez vu le match hier soir ? »

« Oui, Mbappe et Griezmann sont peut-être des diablotins, mais des excellents dribbleurs. »

« Le mieux serait peut-être de continuer à mettre la pagaille sur Terre, comme ça plus vite ce sera fini, mieux ce sera. Je vais me documenter sur les dernières frasques de la famille royale anglaise. Heureusement qu’on les a pour nous abreuver de nouvelles complètement nulles. »

« Vous avez raison. Moi, je pourrais peut-être arrêter de trier mes déchets. Ou alors acheter une voiture très polluante. »

« D’accord, mais moi, je réserve sur Mars tout de suite. »

Que d’eau, que d’eau !

15 décembre, 2018

Il ne fait pas de vague.

Il ne boit que de la flotte

Et se nourrit de baies.

Ce n’est donc pas une épave.

Dans son pull marine,

Il s’est bien marré

En jouant au golf

Avec sa mère

Qui n’est jamais en rade.

La gravité

13 décembre, 2018

-          La gravité, c’est la force qui attire tout vers le centre de la Terre. Comme s’il y avait un diable maléfique qui s’agitait au milieu du globe, en espérant attirer et s’approprier tout ce qui traîne sur la planète.

-          Il faut y aller voir pour lui dire que c’est interdit.

-          Remarquez, il nous rend plutôt service, le diable. Que se passerait-il si la gravité n’existait pas ?

-          Moi, je pense que nous nous déplacerions en trois dimensions dans les airs. Nous tournerions tous autour du globe. Même ceux qui vous racontent qu’ils ont les pieds sur Terre.

-          Vous avez raison, ça nous permettrait de prendre de la hauteur sur les affaires du monde.

-          Nous nous rendrions tous au boulot en nageant dans l’atmosphère comme des poissons.  Au bureau, on pourra tenir des réunions au sommet, au plafond.

-          Dans la rue qui n’existera plus en tant que rue, ça compliquera la circulation. Il faudra inventer un nouveau code de la route des airs. Je n’ai aucune envie de me faire écraser par un Airbus 320.

-          Il y aurait un avantage. Par temps de pluie, nous pourrions circuler au-dessus des nuages.

-          Ce sont les oiseaux qui seraient surpris. Croiser la trajectoire d’un aigle royal qui cherche sa proie pourrait le mettre de mauvaise humeur.

-          Si nous circulons dans les airs, les volatiles n’auraient plus qu’à déambuler sur Terre. Il n’y aurait qu’un simple échange de domaines.

-          Finalement, ça réglerait le problème de la pollution. Les bagnoles seraient toutes absorbées par la stratosphère.

-          Nous règlerions aussi le problème des difficultés scolaires, puisque les cancres ne seraient plus les seuls à avoir la tête en l’air.

-          Tout le monde accèdera au bonheur, car chaque citoyen pourra s’envoyer en l’air tous les matins.

-          Euh… et pour l’agriculture, on fait comment ? Je ne vois pas comment faire pousser un champ de blé sur les nuages.

-          Aujourd’hui, on imagine des fusées pour aller dans les airs, demain on fabriquera des machines pour aller par Terre. Chaque agriculteur aura sa charrue-fusée pour atterrir dans son champ.

-          Et pour jouer au foot. Que devient la ligue 1 ?

-          Pas de problème. On inventera un nouveau jeu qui ressemblera au water-polo dans l’espace. Ce sera marrant.

-          Je vois aussi un avantage. Il n’y aura plus de frontières. Essayez donc de construire un mur de nuages ! Plus de guerres entre les pays. Fini les problèmes d’immigration, puisque tout le monde tournera autour de la Terre.

-          Et pour les vacances, on fait quoi ? Il n’y aura plus moyen de prendre l’avion pour des destinations exotiques puisqu’on sera tous des avions.

-          Là, on a une difficulté. Josiane va encore râler. Je ne vois pas comment nous pourrions buller sur la plage au mois d’août

-          Sauf si on installe la Méditerranée entre deux nuages.

Une histoire glauque

12 décembre, 2018

Il est tard

Au bar

De la gare.

Un gros lard

Se marre.

Il pique un fard,

Puis prend le car

Pour la Sarre

Ou le Var.

Un dominateur

11 décembre, 2018

-          Je vous concède que vous avez raison.

-          Comment ? Vous me donnez raison ? Vous ne vous opposez pas à moi ? Voilà qui ne m’arrange pas tellement !

-          Et pourquoi ? Puisque je vous donne raison !

-          Si vous êtes d’accord avec moi, je ne vais pas pouvoir donner la pleine mesure de mon tempérament de contradicteur ! C’est très gênant !

-          Vous tenez absolument à briller ? Vous êtes complexé ou quoi ?

-          Pas du tout. J’aime bien avoir raison et dominer mes interlocuteurs par la puissance de mes arguments.

-          Désolé, mais je suis d’accord avec vous.

-          Vous n’êtes pas très intéressant.

-          Et si je m’élevais vivement contre votre caractère prétentieux, ça pourrait le faire ? Vous pourriez vous distinguer par l’élégance de vos réparties.

-          C’est trop dangereux. Il se pourrait que vous ayez raison. Je ne vais tout de même pas m’incliner devant votre discours.

-          Alors de quoi on parle ?

-          D’abord, je ne sais pas si j’ai envie de parler avec vous ?

-          Vous savez bien que vous avez découragé tout le monde.

-          Bon, alors parlez-moi de vous. Je pourrais peut-être vous contrarier. Comme vous n’êtes pas passionnant, on va peut-être s’entendre.

-          Vous allez blesser mon amour-propre.

-          Parce que vous avez de l’amour-propre ? C’est bien. Je vais pouvoir le piétiner par la pertinence de mes arguments.

-          Et si on ne parlait pas ?

-          Si vous voulez, mais je vous préviens : je vais être encore meilleur. J’ai des silences extrêmement éloquents.

-          Oui, mais moi, je peux me taire de manière très ironique.

-          Alors, je vais vous lancez des regards. J’ai une série de regards fulgurants qui vont vous figer sur place.

-          Vous tenez à ce que je vous réponde par un visage glacial. Je vous préviens que vous avez intérêt à vous couvrir par ce que je peux être très froid.

-          Vous n’y mettez pas beaucoup du vôtre. Il faut absolument que j’arrive à vous dominer dans le débat. Si mes arguments sont insuffisants et si je ne peux pas prendre un avantage physique, je vais être très malheureux.

-          Je suis navré. Qu’est-ce que je pourrais faire pour vous ?  Peut-être pourriez-vous hausser les épaules d’un air désabusé quand je parle ?

-          Vous êtes sûr ? Ça ne vous dérange pas ? Je ne voudrais pas être importun. Ce n’est pas mon genre.

-          Je vous en prie, si ça vous permet d’avoir l’impression de prendre l’avantage sur moi, ne vous gênez pas.

-          Vous êtes très compréhensif.

-          C’est normal. Dans le débat, il faut que chacun se sente valorisé. Vous pouvez même me dire que je dis n’importe quoi, ce qui ne m’empêchera pas de le dire.

-          C’est trop ! Je vous remercie.

Double jeu

10 décembre, 2018

Le proviseur improvise

Une idylle avec son idole

Alors que l’ivrogne est en rogne

Et que le prodige est prodigue.

De son côté, le rôdeur rode son auto

Avec son dogue rogue.

Il a eu un accident bénin au Bénin

Où son pépé vit avec sa pépée.

Concours de circonstances

9 décembre, 2018

-          Dans quelles circonstances avez-vous rencontrer Josiane, votre épouse ?

-          Ce jour-là, les circonstances, comme vous dites ne m’étaient guère favorables. D’ailleurs dès le matin, je l’avais senti.

-          Vous avez pourtant gagné le gros lot.

-          Certes Josiane a un peu forci, mais son tour de taille reste dans la norme. Le problème n’est pas là.

-          La loterie de la vie vous aurait-elle desservi ?

-          Non, je peux dire que j’ai gagné le concours !

-          Quel concours ?

-          Le concours de circonstances. J’avais le choix entre deux autostoppeuses et j’ai pris Josiane sur un coup de tête.

-          Mais vous n’étiez pas obligé de faire votre vie avec Josiane.

-          Peut-être, mais il y a eu une circonstance aggravante. Quand je vous dis qu’il y a eu un concours de circonstances qui ont toutes convergé pour me piéger !!

-          Que s’est-il dont passé ?

-          Elle m’a dit qu’elle adorait mon style de conduite…

-          C’est plutôt agréable pour un homme viril… Qu’est-ce qui vous a dérangé ?

-          La circonstance aggravante, c’est que je l’ai crue.

-          C’est plutôt normal.

-          Quand on circule en deux chevaux de 1959 qui ne dépasse pas le 50 kilomètre-heure, vous trouvez ça normal ?

-          C’est un peu particulier, mais je suis sûr qu’il y a eu aussi des circonstances atténuantes à l’issue du voyage, espèce de grand coquin.

-          C’est-à-dire qu’à l’arrivée, elle m’a demandé mon numéro.

-          Ah ! Qu’est-ce que je disais !

-          Elle a dit qu’elle tenait absolument à ce que ses copines voient ça. Surtout le moment où j’ai poussé ma voiture sur l’autoroute pour atteindre la station-service.

-          Voilà une anecdote désopilante qui a du sûrement renforcer votre prestige auprès de vos rencontres féminines.

-          Euh… pas tellement, par temps de pluie, il n’est pas agréable de pousser une voiture d’autant plus que la capote de ma 2 cv était un peu percée.

-          Mais alors, comment avez-vous séduit Josiane ?

-          Je l’ai invité au mariage de ma sœur en espérant créer des circonstances favorables à un rapprochement des points de vue qui dépasse son expertise automobile.

-          Et alors là, très inspirée par la destinée de votre sœur, c’est elle qui vous a demandé en mariage.

-          Pas du tout, elle a trouvé ça complètement nunuche. Après l’épisode de la 2 cv, elle en a conclu que je n’étais pas très moderne.

-          N’a-t-elle pas trouvé une circonstance atténuante à son jugement ?

-          Pas tout de suite. Elle a trouvé une autre circonstance aggravante quand elle s’est aperçue que je portais des Marcel.

-          Ce qui est un vêtement très commode, moi-même…

-          Non, elle elle dit que c’est ringard de chez ringard.

-          Alors ?

-          Alors, j’ai gagné 5 millions d’euros au loto.

A la nage

8 décembre, 2018

A Sassenage

Ce personnage

Fait des ménages

Puis du gardiennage

Pour le voisinage.

Selon des témoignages

Il fait du parrainage

Dans des clubs de libertinage.

Cocorico !

7 décembre, 2018

Jacot,

Mon coco,

Toxico,

Ta déco

Rococo

Est un fiasco.

Retourne à Monaco

En hélico,

Illico.

Le tendre

6 décembre, 2018

« Je suis trop tendre. Je n’aime pas les films qui finissent mal. J’ai de la peine pour les protagonistes. »

« Il faut vous endurcir, mon vieux. La vie, ce n’est pas un jeu d’école maternelle. »

« Dès l’école maternelle, je faisais cadeau de mes jouets à mes camarades qui n’en avaient pas. Mon père et ma mère n’étaient pas tellement d’accord. »

« Et après, ça s’est amélioré ?»

« Pas tellement. Au lycée, je me faisais facilement casser la figure. Ou alors les autres me volaient mon béret, mon compas, mon rapporteur… »

« C’est un comportement animal. Quand un faible est repéré dans un groupe, il devient facilement une tête de turc. Ça s’appelle aussi du harcèlement. »

« Après j’ai courtisé Claudine. Ça n’a pas durer très longtemps. Elle m’a fait savoir que je ne devais rien attendre d’elle. Elle n’aimait que les durs de durs. »

« Alors ? »

« Alors, j’ai beaucoup pleuré. Pourquoi les femmes n’aiment pas les tendres ? C’est plein d’humanité les tendres. »

« Peut-être, mais il y a toujours un moment ou l’humanité se fiche de l’humanité.

« Mais vous qui êtes un dur, qu’est-ce que vous faites quand vous êtes contrarié ? »

« Je ne pleure pas. Je me bats, de préférence contre un plus tendre que moi. »

« Et si les tendres se révoltaient ? Et s’il n’y avait plus de tendres, les durs comme vous seraient bien embêtés, n’est-ce pas ? »

« Oui, sauf que pour se révolter, il faut être dur. Vous allez encore pleurer. »

« Je vais essayer de me contenir. Il n’empêche qu’au bureau, tout le monde me refile les dossiers emmerdants. C’est moi qui me tape toutes réunions casse-pieds. »

« Vous avez quelle fonction ? »

« Je suis tendre. »

« Qu’est-ce à dire ? »

« Je suis celui qui accepte tout. C’est très rare et donc très bien payé. Quand il n’y a que des durs, tout le monde se tape dessus et ça devient intenable. Avec moi, il n’y a jamais de conflit. »

« On doit vous donner beaucoup de boulot ! »

« Oui, c’est la raison pour laquelle, on a recruté un tendre-adjoint. Quand j’ai trop de dossiers, je lui en délègue quelques-uns. Vous pensez bien qu’il n’ose pas refuser. »

« C’est vrai qu’on est toujours le tendre de quelqu’un. »

« Effectivement, le tendre-adjoint commence à être débordé. Nous envisageons de recruter un adjoint au tendre adjoint. »

« N’avez-vous pas l’impression de devenir un vrai dur ? »

« Vous dites ça pour me faire plaisir ? »

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